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Dossiers
Darfour, Tchad, Centrafrique

- Photo : Reuters
Depuis 2003, l’aggravation du conflit opposant les groupes rebelles du Darfour à l’armée soudanaise et aux milices Janjawid soutenues par Khartoum a fait plus de 200.000 victimes civiles, directes et indirectes, et deux millions de déplacés et réfugiés au Tchad et en République centrafricaine. Le Darfour, territoire grand comme la France et situé à l’Ouest du Soudan compte près de 6 millions d’habitants composés de trois tribus principales : les Four (qui ont donné leur nom au Darfour), les Masalit et les Zaghawa. Les principaux mouvements rebelles qui se sont soulevés contre le gouvernement central en 2003 sont l’Armée de libération du Soudan (ALS) dirigée par Abdel Wahid Mohamed Ahmed Nur, Khamis Abdallah Abakar et Minni Arkoi Minawi et le Mouvement pour la justice et l’équité (MJE) dirigé par Khalil Ibrahim Mohamed. Ils revendiquent une meilleure répartition des ressources et des richesses du pays.
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La MINUK, mission de maintien de la paix novatrice sous bien des aspects, marquée par une forte impopularité

- Les négociateurs ont échoué à trouver un compromis sur le statut du Kosovo (photo : AFP)
La Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) est en place depuis plus de huit ans maintenant et joue un rôle central dans les négociations actuelles sur le statut de ce territoire. Novatrice sous bien des aspects, jamais une mission de l’ONU n’avait été investie de pouvoirs aussi vastes concernant l’administration d’un territoire et d’une population.
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Un puissant outil confronté à une situation extraordinairement complexe et volatile

- Un soldat indonésien observe le respect du cessez-le-feu au sud-Liban (photo : Reuters)
Le Liban reste plus que jamais sur l’agenda international comme en témoigne la mobilisation de la troïka « européenne » Koucher-D’Alema-Moratinos pour tenter de trouver une solution à l’impasse politique et institutionnelle qui divise profondément le pays. Les tensions générées par l’élection présidentielle libanaise s’incrivent en outre dans le cadre plus large d’une crise régionale profonde, dominée aujourd’hui par la question nucléaire iranienne et la menace d’un nouveau conflit majeur au Moyen-Orient.
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L’Accord de Ouagadougou relance le processus de paix
 Le 4 mars 2007, Laurent Gbagbo, président ivoirien, et Guillaume Soro, Secrétaire Général des Forces Nouvelles signent l’accord de Ouagadougou en présence du président burkinabé, Blaise Compaoré. L’accord conclu entre les acteurs principaux auto-proclamés du conflit constitue, espère-t-on, une étape importante vers la fin d’un conflit qui a coupé en deux la Côte d’Ivoire, poumon économique de l’Afrique de l’Ouest, depuis la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002.
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À la suite de l’Accord politique de Ouagadougou entre les différentes parties ivoiriennes, les opinions divergent sur l’avenir du processus de paix

- La "Flamme de la Paix", geste symbolique pour la Côte d’Ivoire, qui célèbre la réconciliation nationale (Photo : AP)
Huit mois après la signature, le 4 mars 2007, de l’Accord politique de Ouagadougou entre les parties ivoiriennes, les opinions divergent sur les avancées réelles du processus de paix. Quelle est la situation sur le terrain, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest secoué par une crise militaire et politique depuis la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002 ?
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 Un an après l’accession de René Préval à la présidence de la République, Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, demeure sous perfusion. L’État, la justice, le secteur de la sécurité, les infrastructures, l’économie, les services de base à la population, tout reste à reconstruire. Pour cela, le pays bénéficie pour l’instant du soutien de la communauté internationale comme en témoigne le vote du renouvellement du mandat de la MINUSTAH par le Conseil de Sécurité (résolution 1743). La reconstruction est un test aussi bien pour les autorités nationales et locales que de la capacité de la communauté internationale à soutenir un engagement à long terme appuyé par une stratégie adéquate.
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Le Sommet de Riga aboutit à des résultats décevants

- Le secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer s’adresse aux participants, à sa gauche la présidente de la Lettonie, nation hôte du sommet
Malgré l’urgence de la situation en Afghanistan, les dirigeants des pays membres de l’OTAN réunis à Riga, en Lettonie, ont été incapables de s’entendre sur un effort collectif renouvelé. Les représentants des 26 pays membres déclarent officiellement reconnaître l’établissement de la paix et de la sécurité en Afghanistan une priorité critique pour l’Alliance. Dans les faits pourtant, les participants n’ont pu s’entendre que sur des changements cosmétiques.
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L’OTAN joue sa crédibilité en matière de gestion de crise

- photo : BBC
Le 31 juillet 2006, la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) a pris officiellement le contrôle de la région sud de l’Afghanistan. Un contingent canadien d’approximativement 2200 militaires a complété son déploiement à Kandahar en février.
D’autres contingents suivront pour concrétiser cette étape. Parmi les plus significatifs, plus de 5000 militaires britanniques sont installés dans la région voisine du Helmand. Aussi, après de houleux débats, le parlement néerlandais a approuvé l’envoi cet automne de 1400 soldats qui seront affectés essentiellement à la région d’Uruzgan.
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- Des casques bleus constatent l’étendue des dégâts au sud-Liban (photo : Turkey Post)
Une Conférence internationale d’aide pour le Liban s’est tenue à Paris les 25 et 26 janvier afin de soutenir le gouvernement Siniora, très fragilisé, cinq mois après le violent conflit de 34 jours qui a opposé Israël au Hezbollah durant l’été 2006. Cette actualité nous incite à analyser la situation qui prévaut au Liban-Sud où un calme précaire s’est installé depuis la cessation des hostilités le 14 août dernier. On se souvient que, après bien des atermoiements, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait fini par adopter la Résolution 1701 qui autorisait notamment le renforcement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) jusqu’à hauteur de 15000 hommes. Cette décision suivait l’annonce historique des autorités libanaises de déployer dans le Sud 15000 soldats de l’armée nationale, en lieu et place des miliciens du Hezbollah.
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La réconciliation, otage de l’insécurité

- Des miliciens montent la garde à Mogadiscio (photo : Economist)
La victoire des forces éthiopiennes et pro-gouvernementales sur les milices de l’Union des Tribunaux Islamiques, tout en ouvrant la voie à l’extension de l’influence du gouvernement transitoire au-delà de la ville de Baïdoa, inaugure une période d’incertitude en matière de sécurité. Les forces gouvernementales sont peu équipées pour faire face aux attaques répétées des milices islamiques et claniques alors que l’interventionnisme de l’ennemi historique éthiopien reçoit un accueil pour le moins mitigé au moment où le gouvernement transitoire en quête de légitimité s’emploie à réconcilier les Somaliens. Le déploiement prévu depuis 2005 de la mission de l’IGAD en Somalie n’étant plus à l’ordre du jour, l’Union Africaine s’apprête à tester sa capacité à gérer simultanément un conflit majeur et un chaos, à condition de dépasser le scepticisme de certains bailleurs de fonds.
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Un assaut majeur contre la MUAS ébranle les espoirs de paix
 Le 30 septembre 2007, la force de l’Union africaine au Soudan (la MUAS) basée dans la ville d’Haskanita, au Sud Darfour, a subi l’attaque de plusieurs centaines d’hommes lourdement armés, provoquant la mort d’au moins dix soldats africains et de nombreux blessés. De nombreux autres soldats sont toujours portés disparus. C’est là la plus grave offensive dont a fait l’objet la MUAS depuis son déploiement en juin 2004. La dernière attaque sanglante contre elle datait de mars 2007, au cours de laquelle cinq soldats sénégalais avaient été tués.
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Une nouvelle opération de paix pourrait être déployée dans la région
 Le Tchad est à nouveau sur le pied de guerre, après une période de relative accalmie. Mettant à profit la saison des pluies pour se réarmer, les forces gouvernementales, aidées notamment par la Libye, et les rebelles, appuyés par le Soudan, s’apprêtent à se livrer une nouvelle bataille autour de la capitale tchadienne, N’Djamena. La rapide avancée des forces rebelles depuis fin octobre 2006 se produit dans un contexte régional électrique. L’ONU et l’Union Africaine pourraient déployer une force de paix dans la région des Trois frontières.
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Déploiement de l’opération ASTUTE

- photo : AFP
La République du Timor-Leste est plongée dans une grave crise politique et sociale qui a forcé plusieurs pays à intervenir militairement. Mercredi le 24 mai, répondant à l’appel du gouvernement timorais, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Portugal ont accepté d’envoyer en urgence des forces de sécurité afin de « restaurer l’ordre public, le respect de la loi, la normalité et la stabilité ».
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Le ballet diplomatique accélère le tempo

- Des miliciens pro-gouvernementaux manifestent avec enthousiasme (photo : AP)
Quatre mois après la signature, le 5 mai dernier, de l’accord de paix pour le Darfour à Abuja (Nigeria) entre le gouvernement soudanais et la faction du principal mouvement rebelle, l’Armée de libération du Soudan (ALS), dirigée par Minni Arcua Minawi, le Darfour a de nouveau sombré dans la violence, d’une gravité équivalente à ce qui fut observé en 2003-2004, qui provoqua la fuite de plus d’un million cinq cent mille personnes. Cette nouvelle explosion de violence a généré cent mille personnes déplacées supplémentaires, selon les Nations Unies.
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Un processus sous haute surveillance

- Photo : MONUC
La campagne en vue des premières élections pluralistes depuis l’indépendance vient de débuter en République Démocratique du Congo, sous haute surveillance internationale. Le 30 juillet prochain, trois ans après la fin officielle d’un conflit qui a fait plus de 2 millions de victimes, 25,6 millions d’électeurs répartis sur un territoire de 2.34 million de kilomètres carrés devront choisir entre 33 candidats à la présidentielle et 9 632 candidats à la législative.
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La RAMSI remise en cause par des émeutes dans la capitale

- photo : BBC
Des violentes manifestations ont plongé l’archipel des îles Salomon dans une crise politique aiguë. Suite à l’élection d’un nouveau premier ministre par le parlement, mardi le 18 avril, des centaines de partisans du leader de l’opposition ont provoqué des émeutes et se sont livrés au pillage à Honiara, capitale de ce pays du Pacifique. Les émeutiers ont particulièrement visé les intérêts chinois. Faisant face à une motion de défiance, le nouveau Premier ministre, Snyder Rini, démissionne le 26 avril. La rue triomphe finalement le 4 mai avec l’élection par le parlement de Manasseh Sogavare, leader de l’opposition, comme nouveau Premier ministre. Cette situation relance le débat sur la pertinence de la Mission régionale d’assistance aux Îles Salomon (RAMSI) déployée en 2003 et soutenue par l’Australie et plusieurs pays du Pacifique.
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