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La Commission de consolidation de la paix est organe consultatif intergouvernemental de l’ONU qui appuie les efforts de paix dans les pays qui ont traversé un conflit violent. Elle est le fruit d’une recommandation du Panel de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement qui, dans son rapport paru en décembre 2004, envisageait la mise sur pied d’un « organe intergouvernemental unique qui s’occupe exclusivement de la consolidation de la paix, qui (ait les moyens) d’amener les donateurs, organismes, programmes et institutions financières à agir de concert, et de mobiliser des ressources financières en vue d’une paix durable. » Cette recommandation sera endossée par le Sommet de l’ONU en septembre 2005 et adoptée conjointement par l’Assemblée générale (résolutions 60/180) et le Conseil de sécurité le 20 décembre 2005 (résolution 1645).
Il existe ainsi un consensus au sein des Nations unies – et non seulement chez les quinze membres du Conseil de sécurité – entourant les lacunes de l’architecture internationale qui rendent nécessaire la mise en place d’un mécanisme institutionnel spécial pour répondre aux besoins particuliers de la consolidation de la paix. Celle-ci synthétise en effet de façon inédite un ensemble de problèmes de nature politique, économique et sociale qui n’étaient pas jusqu’à présent traités de façon conjointe. Elle réunit ainsi un ensemble d’acteurs divers dont les perspectives doivent être réconciliées afin qu’elles puissent se renforcer mutuellement. À la base du concept de consolidation de la paix se trouve l’idée selon laquelle l’établissement à long terme de la stabilité et de la paix exige des réformes structurelles ; liant ainsi des enjeux de sécurité et de développement, qui sont gérés séparément par les structures onusiennes, respectivement par le Conseil de sécurité (CS) et par le Conseil économique et social (CÉS). La Commission cherche donc à pallier les défis institutionnels particuliers soulevés par la consolidation de la paix, en l’occurrence le problème de coordination des acteurs du développement, de l’économie et de la gouvernance - à l’intérieur du cadre onusien ainsi qu’à l’extérieur - et l’absence de ponts entre les organes responsables de la sécurité et du développement économique et social. La Commission a aussi été créée afin d’engager à plus long terme la communauté internationale dans ces États, au-delà des quelques années de stabilisation d’après-conflit, pour ainsi permettre le développement de stratégies étendues dans le temps succédant aux missions massives à très court terme. L’Assemblée générale et le Conseil de sécurité ont ainsi attribué trois fonctions générales à la Commission : celles de réunir tous les acteurs concernés, dont les donateurs internationaux, les institutions financières internationales, les gouvernements et les pays qui fournissent des contingents ; de mobiliser des ressources ; et de fournir des avis et proposer des stratégies intégrées aux fins de la consolidation de la paix et du redressement après les conflits.
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