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La prise en compte de l’environnement dans les opérations de paix est relativement récente quoique de plus en plus observée. En effet, dans la vague des opérations de seconde génération, il est de plus en plus fréquent de voir l’ONU déployer des opérations de reconstruction incluant des volets environnementaux. Cet intérêt grandissant est du notamment au fait que la protection environnementale est maintenant fréquemment considérée comme un pilier essentiel à la stabilité et au maintien de la paix, surtout dans les pays où la dégradation du territoire a été un important constat post-conflit (1). Dans la majorité des cas, la reconstruction environnementale peut s’avérer un projet fort ambitieux, compte tenu de la faiblesse des structures politiques suite à un conflit, du manque de ressources financières des États en reconstruction et des priorités divergentes des différents acteurs de reconstruction (2).
Une question en droit se pose à savoir si la nouvelle génération d’opération de paix dite « multidimensionnelle », prévoit l’application de principes de droit international de l’environnement. Si tel est le cas, de quels principes s’agit-il et comment sont-ils mis en œuvre. Le cas de la MINUL, opération de paix multidimensionnelle au Libéria, est à cet effet très intéressant à analyser.
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