
Depuis l’imposition de sanctions ciblées sur le Libéria, en 2001, l’ONU a régulièrement créé un groupe d’experts pour vérifier le respect de ces sanctions. En effet, aujourd’hui des groupes d’experts travaillent en Côte d’Ivoire, au Libéria, en République démocratique du Congo (RDC), en Somalie, au Soudan, et sur les sanctions imposées à Al Qaida et aux Talibans. Seules les sanctions imposées à l’Iran, la Corée du Nord, l’Éthiopie et l’Érythrée, et le Liban, n’ont pas été accompagnées de la création d’un tel groupe. Mais que sont ces groupes ? Que font-ils ? Sont-ils efficaces ? Comment travaillent-ils avec les opérations de maintien de paix qui souvent sont déployées à leurs côtés ?
Historique des groupes d’experts
C’est en 1995 que l’ONU utilise pour la première fois un groupe d’experts du type si fréquemment crée aujourd’hui. En effet, après l’imposition d’une interdiction de vendre des armes au Rwanda, le Conseil de sécurité se rend rapidement compte que l’interdiction n’est absolument pas respectée. Il demande alors à quatre experts de se rendre au Rwanda et dans la région pour y étudier les raisons. Les rapports de la Commission d’enquête internationale des Nations Unies sur le Rwanda sont tellement explosifs qu’ils ne sont publiés qu’après avoir été divulgués à la presse. Et pour cause : ils accusent certains pays voisins de ne pas respecter les sanctions de l’ONU et donc de contribuer au conflit dans la région.
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