Les Casques bleus de la MINUAD sont libérés - Le ministre jordanien de l’Information, Ali Ayed, annonce que les deux policiers jordaniens de la MINUAD enlevés il y a quelques jours près de Nyala sont maintenant libres. Il indique que Nabil al-Kilani et Ahmad al-Qaïssi « se trouvent actuellement à la mission jordanienne là-bas (au Darfour) et sont en bonne santé ». Cet évènement survient une journée après la réouverture partielle de l’accès au camp de déplacés de Kalma pour les humanitaires. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dénoncé hier « la poursuite des attaques contre les Casques bleus de la MINUAD ainsi que les enlèvements et mauvais traitements des travailleurs humanitaires et du personnel de l’ONU », tandis que le MINUAD a commencé à creuser une tranchée afin d’assurer la sécurité de son personnel en régulant les entrées et les sorties de Nyala.
Demande de rançon pour libérer les deux Jordaniens - Le quotidien jordanien Addastour indique que les ravisseurs des deux Casques bleus kidnappés samedi ont demandé une rançon à la MINUAD. Selon un responsable jordanien, « le ministère des Affaires étrangères suit de très près la situation en coopération avec la MINUAD ». Les Jordaniens Ahmed Abdel-Jabbar Al-Qaisi et Nabil Saeed Al-Kilani ont été enlevés samedi alors qu’ils marchaient près de leur résidence à Nyala. Cependant, les demandes des ravisseurs ne sont pas encore connues des médias.
Les deux soldats de la MINUAD enlevés sont Jordaniens - Le ministère jordanien de l’Information annonce que les deux soldats de la MINUAD enlevés hier à Nyala, la capitale du Sud-Darfour, sont de nationalité jordanienne. Selon le ministre jordanien de l’Information, Ali Ayed, « deux officiers de la sécurité générale jordanienne qui participaient à la mission de l’ONU au Darfour, ont été enlevés samedi matin par un groupe armé ». La MINUAD a en outre indiqué hier qu’une enquête était en cours. Cet événement survient alors que l’accès des travailleurs humanitaires au camp de Kalma, à proximité de Nyala, est toujours bloqué en raison des tensions qui persistent dans le camp.
Message interne de Le Roy et Malcorra au personnel onusien diffusé ce matin alors que le bilan s’alourdit. Traduction française réalisée par le ROP
Chers amis et collègues,
C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous communiquons les plus récentes informations que nous avons suite au séisme qui a frappé Haïti et le quartier-général de la MINUSTAH à Port-au-Prince. Pour l’instant, il y a au moins 150 membres du personnel onusien qui étaient à l’intérieur de ce bâtiment qui sont portés disparus. D’autres installations onusiennes, dont la base logistique de la MINUSTAH, ont subi de sérieux dommages. Pour l’instant, nous confirmons la mort de 16 membres du personnel onusien, dont 12 Brésiliens, trois Jordaniens et un Haïtien. De plus, sept personnes ont été évacuées d’urgence et il y a 56 blessés parmi le personnel. Les chiffres sont susceptibles d’augmenter, mais à ce stade, nous ne pouvons donner d’estimation sur le nombre total de victimes, ni fournir de noms.
Le séisme a gravement affecté les services d’eau et d’électricité et les réseaux de communications au sein du pays ont été perturbés. La MINUSTAH a déjà commencé à nettoyer et dégager les routes. Les drapeaux seront en berne pour deux jours.
L’ONU aimerait rassurer les familles et les proches du personnel (...) nous travaillons fort afin de canaliser toute l’information et nous tenterons d’informer les proches sur les plus récents développements.
Pour toute question au sujet de la famille immédiate du personnel travaillant au sein de la mission de l’ONU en Haïti, veuillez communiquer au +1 212.963.4139 ou +1.917.367.0269.
Pour les questions en provenance des médias, ces dernières doivent être dirigées à la section des Affaires publiques du DOMP au +1.212.367.5044 ou au bureau du porte-parole au +1. 212.963.7160/7161/7162.
Nous vous remercions pour votre coopération et nous vous demandons de garder vos collègues, vos familles, vos amis et le peuple haïtien dans vous pensées et vos prières.
Alain Le Roy et Susana Malcorra