Chronologie
28 juin 2008
L’Administration en charge des Affaires Réfugiés et Rapatriés (ARRA) en Éthiopie a annoncé hier que « 31 500 Érythréens sont présentement accueillis dans des camps, dont 10 500 sont des soldats érythréens », dont des hauts-responsables militaires. Selon ARRA, trois camps supplémentaires sont maintenant opérationnels et l’Éthiopie a accueilli 25% plus de réfugiés érythréens en 2008 comparé à l’année 2007. L’Érythrée est l’une des nations les plus militarisées d’Afrique.
24 juin 2008
Le Conseil de sécurité de l’ONU a examiné hier un projet de résolution belge visant à dissoudre la MINUEE afin de la remplacer par une plus petite mission d’observation, mais n’a pas encore pris de décision à ce sujet. La MINUEE a dû se retirer de la frontière erythro-ethiopienne en février. L’Éthiopie accuse l’Érythrée d’envoyer illégalement des troupes à la frontière tandis que celle-ci lui reproche de ne pas reconnaitre le jugement de la Commission des frontières remis en 2007.
17 juin 2008
Dans un rapport, l’International Crisis Group (ICG) considère que le départ de la Commission des frontières et des Casques bleus de l’ONU ont rendu le conflit frontalier entre l’Éthiopie et l’Érythrée plus dangereux. Selon ICG, bien qu’aucun régime ne souhaite la guerre, « un incident frontalier minime ou un mauvais calcul » pourrait faire reprendre les hostilités. L’organisme demande à la communauté internationale de réactualiser le processus de paix amorcé en 2000.
26 mai 2008
Le président érythréen, Issaias Afeworki, a qualifié la MINUEE « d’enjeu non-pertinent et mort » lors d’un discours tenu samedi lors des célébrations d’indépendance. M. Afeworki demande au Conseil de sécurité de l’ONU de faire respecter la décision de la Commission des frontières, qui avait accordé la ville de Badme à l’Érythrée. Selon lui, « il ne reste plus aucun enjeu sauf le retrait des forces d’invasion éthiopiennes des territoires érythréen souverains ».
|