Fiche d'information
La Mission d’Observation au Burundi a été déployée le 19 novembre 1993 par l’Organisation de l’Union Africaine dans le cadre son nouveau Mécanisme pour la Prévention, la Gestion et le Réglement des conflits à la suite de la répression de l’agitation populaire occasionnée par l’assassinat du président démocratiquement élu par une population majoritairement hutue en juin 1993, Melchior Ndadaye, au cours du coup d’état du 21 octobre 1993 perpétré par les forces armées contrôlées par les Tutsis. La Mission d’Observation au Burundi a pour mandat de : « contribuer au rétablissement de la confiance, oeuvrer à la promotion du dialogue entre le Gouvernement, les composantes sociales, politiques, civiles et militaires, en vue de contribuer à la restauration d’un climat de confiance et à la création de conditions de paix, de sécurité, de stabilité et d’entente dans le pays ; et, d’une manière générale, de faciliter le processus de réconciliation nationale. » Déployée dans un contexte difficile, avec des moyens insuffisants, initialement prévue comme une opération temporaire en attendant une éventuelle opération onusienne, la MIOB n’a pu empêcher l’aggravation de la situation, nourrie par et participant à la dégradation de la situation dans la région des Grands Lacs africains. Elle a été retirée le 25 juillet 1996, à la chute du président Ntibantunganya et du gouvernement de transition dirigé par le Premier Ministre Nduwayo, fuyant devant les rumeurs de coup d’état. Dans le vide constitutionnel qui s’ensuiti, le tutsi Pierre Buyoya reprend le pouvoir. Effectifs : 67 observateurs militaires. Coût : USD 7.2 millions.