Dossiers du ROP

Les dossiers du ROP présentent différents enjeux d’actualité liés aux opérations de paix. Depuis 2005, des experts affiliés au ROP publient des articles qui permettent aux lecteurs d’en savoir davantage sur certaines problématiques. Les dossiers du ROP proposent également des textes écrits par des organismes partenaires comme le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) et les sites Grotius.fr et diploweb.com. Les dossiers sont classés en ordre chronologique descendant afin d’en faciliter la lecture.

 


Les méthodes de travail du Conseil de Sécurité

Romain Esmenjaud

18 juin 2010

Les méthodes de travail du Conseil de Sécurité

Le 22 avril 2010, à l’initiative du Japon, le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) tenait la troisième réunion de son histoire sur ses méthodes de travail (les deux premières se sont tenues en décembre 1994 et août 2008) [1]. Ces discussions font partie intégrante du débat plus large sur la réforme du Conseil. Pas aussi médiatique que la question de son élargissement, la question des méthodes de travail du CSNU constitue pourtant un élément essentiel de sa légitimité et de son autorité en tant que responsable principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

 

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Stratégie de transition et de retrait : Le cas de la Banque Centrale du Kosovo sous administration de la MINUK

Agim Tonuzi

19 avr. 2010

Stratégie de transition et de retrait : Le cas de la Banque Centrale du Kosovo sous administration de la MINUK

Le 12 février 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies débattait des aspects relatifs aux stratégies de transition et de retrait des opérations de maintien de la paix. Ce débat concernant l’évolution d’une mission de paix est fondamental à plus d’un égard. En effet, des enseignements peuvent être tirés sous plusieurs angles mais il s’agit entre autre, de savoir comment pérenniser et faire fructifier un ensemble de normes administratives et d’acquis liés à la bonne gouvernance qui font qu’un Gouvernement continuera à fonctionner de manière démocratique et efficace pour chaque citoyen quelque soit son appartenance ethnique. Car en toile de fond et même après son départ, c’est de la crédibilité de la communauté internationale dont il est question.

 

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Action humanitaire

Catherine-Lune Grayson, Conseil Danois pour les réfugiés

12 avr. 2010

Action humanitaire

L’action humanitaire se définit comme toute action qui a pour but d’alléger les souffrances des victimes, de prévenir les souffrances ou de faciliter le retour à une existence normale. Celle-ci englobe la protection des civils et des personnes qui ne prennent plus part aux hostilités ainsi que la fourniture de nourriture, d’eau, d’abris, de soins de santé et autres secours. (Perrin) Contrairement à l’aide au développement qui s’inscrit dans la durée et devrait être orientée vers la mise en œuvre de projets qui ont pour objectif de contribuer au développement durable d’un pays, l’aide humanitaire constitue une réponse rapide à une situation de crise. En théorie, elle prend fin aussitôt l’urgence résorbée et sera remplacée par des programmes de développement.

 

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Des Casques rouges à l’ONU : une urgence humanitaire

Appel de Jean Ping et Nicole Guedj

5 avr. 2010

Des Casques rouges à l’ONU : une urgence humanitaire

Jean Ping et Nicole Guedj publiaient le 5 avril 2010 un appel en faveur d’une force internationale humanitaire de réaction rapide paru dans Le Figaro, La Tribune et sur les sites de Grotius.fr et du ROP. Prenant pour exemple les désastres naturels survenus en début d’année, le Président de la Commission de l’Union africaine et l’ancienne ministre française estimaient que la création de Casques Rouges sous l’égide de l’ONU devenait essentielle. Ce texte a suscité de nombreuses réactions dans le milieu non-gouvernemental. Parmi elles figure un texte de Jérôme Larché, membre du conseil d’administration de Médecins du Monde, qui est publié un peu plus loin dans la section grâce au partenariat Grotius.fr - ROP.

 

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La nouvelle stratégie américaine en Afghanistan

Marc-André Anzueto et Etienne Tremblay-Champagne, M.Sc.

1er avr. 2010

La nouvelle stratégie américaine en Afghanistan

L’engagement militaire du Canada en Afghanistan a débuté suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001. L’ancien ministre de la Défense, Art Eggelton, a d’abord autorisé l’envoi d’une centaine de militaires pour lutter contre le régime taliban aux côtés des Américains. De son côté, l’ancien premier ministre, Jean Chrétien, a permis le déploiement des forces aériennes, terrestres et maritimes pour combattre les talibans le 8 octobre 2001. Dans ces circonstances, le Conseil de sécurité de l’ONU a mis sur pied la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), une vaste coalition de 41 pays incluant le Canada qui vise à reconstruire l’Afghanistan. La FIAS a été créée à l’issue de la Conférence de Bonn en décembre 2001, mais est passée sous le commandement de l’OTAN en août 2003. À partir de juillet 2005, le Canada participe avec les Américains à l’opération Enduring Freedom dans le cadre de l’opération Archer, parallèlement la contribution canadienne à la FIAS porte le nom d’opération Athéna. En juillet 2011, la mission de combat canadienne se retire et cède le commandement des zones surveillées par le Canada aux troupes américaines. La mission canadienne entamée en 2002 comptait environ 3 000 soldats sur le terrain. Le Canada restera cependant sur le terrain jusqu’en 2014 par l’entremise d’une nouvelle mission de formation dans le cadre de l’opération ATTENTION et de divers projets de développement. Le Groupe de travail sur la transition s’attèle présentement à rapatrier le matériel de la mission de combat canadienne et devrait terminer sa tâche d’ici la fin 2011.

 

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La prolifération des armes légères en RDC

GRIP/BICC/PNUD-RDC/CNC

1er avr. 2010

La prolifération des armes légères en RDC

Dans la plus vaste enquête jamais réalisée sur les armes et la violence dans l’Est de la R.D. Congo, des chercheurs belges, allemands et congolais estiment qu’au moins 300.000 armes à feu se retrouvent aux mains des civils au Kivu, en Ituri, au Maniema et au Tanganyika. Cette enquête a été réalisée par le Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP) et le Bonn International Center for Conversion (BICC) à la demande du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD-RDC) et de la Commission nationale de Contrôle des Armes (CNC).

Pour lire le rapport, veuillez cliquer ici (pdf)

 

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Armes légères: gestion des frontières terrestres et trafic illicite

Jihan Seniora et Cédric Poitevin

1er mars 2010

Armes légères: gestion des frontières  terrestres  et trafic illicite

Si elle suscite peu d'attention, la gestion des frontières terrestres est néanmoins une dimension incontournable des efforts internationaux de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) et de leurs munitions. En effet, en dépit des évolutions technologiques et de la mondialisation des échanges, les frontières demeurent la marque la plus visible de la souveraineté d'un État et leur gestion, de son implication dans la protection de sa population. Le trafic illicite des ALPC à travers les frontières terrestres se caractérise par des dynamiques particulières à prendre en compte dans les réponses que l'on peut lui apporter : le lien entre le trafic illicite des armes et la criminalité transnationale organisée ; le rôle des communautés transfrontalières ; les zones frontalières comme refuges pour les trafiquants d’armes et enfin, le « trafic de fourmi ». Ces aspects influençant la demande en armes, l’intensité et le sens des trafics entre pays limitrophes méritent une attention particulière dans les efforts de renforcement de la surveillance des frontières et des contrôles aux postes frontaliers.

 

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La nouvelle politique de défense française en Afrique : rupture dans la continuité ?

Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE, chercheur associé au CEREM

10 févr. 2010

La nouvelle politique de défense française en Afrique : rupture dans la continuité ?

Phénomène d’inquiétude partagée par les 54 États du continent, l’Union africaine (UA) et les organisations régionales, qui sont théoriquement chargés d’en garantir l’existence, il ne saurait y avoir de paix et de stabilité sans sécurité. D’un côté, l’insécurité maritime, liée à l’explosion de la piraterie ou encore la criminalisation des migrations, deux réalités auxquelles ont à faire face plusieurs régions du continent, notamment au large des côtés somaliennes, du Nigeria ou encore sur les rivages du Maghreb, ont singulièrement mis en lumière le besoin pour de multiples forces navales africaines de se doter des moyens légitimes afin de faire face à ses défis posés à la stabilité régionale et internationale.

 

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