Projet de renforcement des capacités civiles

 

L’action du ROP en faveur des capacités civiles lors des activités de maintien de la paix est un processus amorcé depuis 2009. Étant donné les mandats multidimensionnels des opérations de paix contemporaines et le rôle croissant des civils dans des tâches traditionnellement rattachées à la consolidation de la paix, ce thème c’est imposé comme un élément essentiel afin de renforcer les capacités globales en termes de contributions aux opérations de paix. Ce dossier est à l’avant plan des préoccupations internationales pour les questions de prévention et de gestion des conflits, non seulement à travers la démarche onusienne Civcap visant à renforcer les capacités civiles globale (voir plus bas la plateforme CAPMATCH), mais aussi dans celle, étroitement liée, des efforts d’identification des besoins civils pour le développement de la Force africaine en attente.

 

Profitant des contacts du ROP dans le monde africain francophone et considérant la montée en puissance de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, l’appui du ROP aux capacités civiles, souvent mené dans le cadre de sa collaboration avec le Centre Pearson, s’est majoritairement concentré sur la mise en place de la dimension civile de la Force africaine en attente, tant en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi qu’avec l’appui financier du gouvernement du Canada, le ROP a participé à plusieurs ateliers consultatifs sur la question, a appuyé la CEEAC dans les deux premières activités publiques de la composante civile de la FOMAC et a organisé un séminaire d’information et de sensibilisation en Afrique de l’Ouest tout en publiant deux études sur la mise en place de la composante civile de la FAA.

 

Le ROP s’est également impliqué dans la réflexion globale visant à améliorer l’offre d’expertise civile dans les contextes de sortie de crise, notamment pour les opérations de paix. En appui aux initiatives de l’ONU initiées par le rapport du Groupe consultatif de haut niveau sur les capacités civiles remis en février 2011 (A/65/747-S/2011/85), plusieurs actions ont été entreprises afin de sensibiliser les acteurs africains aux opportunités qu’offre un plus grand déploiement de civils à l’étranger, qu’ils soient issus de l’administration publique, du secteur privé ou de la société civile. Dans le même ordre d’idées, ces actions visent également à améliorer les capacités du système onusien à rejoindre ces acteurs afin de faciliter l’envoi de civils, que ce soit pour des opérations de paix ou dans le cadre de programmes de coopération internationale ou de développement.

 

C’est ainsi que le ROP a été impliqué dans l’élaboration d’une étude globale portant sur la contribution civile de sept pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Russie et Turquie) visant à renforcer la collaboration entre l’ONU et ces partenaires clés pour la démarche Civcap. Afin de mettre en exergue l’expérience des pays contributeurs émergents issus d’Afrique francophone, une étude de cas du ROP (disponible ici) s’intéresse à l’expertise civile que peut faire valoir le Burkina Faso.

La plateforme CAPMATCH

 

La mise en place par l’ONU de la plateforme en ligne CAPMATCH en septembre 2012 est l’une des différentes initiatives visant à faciliter l’identification et la mise en valeur des expertises nationales. En ce sens, elle mérite l'appui et la participation des pays et des organisations francophones.

 

CAPMATCH est consacrée à cinq domaines d’actions où les lacunes sont généralisées :

1/ Domaine de la sécurité

2/ Justice

3/ Processus politiques inclusifs

4/ Fonctions essentielles à l’État

5/ Revitalisation économique

 

Reprenant certains des constats du rapport du Groupe consultatif de haut niveau sur les capacités civiles remis en février 2011 (A/65/747-S/2011/85), elle vise à donner une meilleure visibilité aux besoins civils et aux ressources disponibles, notamment du Sud, tout en facilitant les partenariats internationaux destinés à la coopération technique. Les États et les ONG sont invités à s’y enregistrer afin de faire valoir leurs besoins et leur expertise en matière civile. Chaque participant doit désigner un point focal puis sélectionner les différentes domaines dans lesquels il requiert ou dispose d'une expertise, en fournissant de courts paragraphes descriptifs pour chacun d'entre eux. Il pourra par la suite être mis en contact avec d'autres organismes selon les besoins ou les capacités exprimés. Chaque entité peut également s'enregistrer à plusieurs reprises, au gré des besoins. C'est ainsi que certains gouvernements présenteront leur offre et leurs besoins globaux de manière centralisée - souvent à travers leur ministère des Affaires étrangères - tandis que d'autres, à travers des enregistrements multiples, feront appel à leurs ministères spécialisés - notamment ceux de la justice - et aux entités gouvernementales, telles que des commissions électorales.

 

Les détails techniques entourant la participation à la plateforme sont disponibles à l’adresse suivante : https://capmatch.dfs.un.org/CapMatch/Home/FAQ.

 

Fait à noter, CAPMATCH n’est pas une plateforme de recrutement et ne peut être utilisée par des individus souhaitant intégrer les différentes organisations y participant. Il s’agit d’un outil qui, par souci de flexibilité et de facilité d’utilisation, ne vise qu’à mettre en contact différentes organisations. Il revient donc à chacune d’entre elles de définir les modalités d’une collaboration après avoir vérifié si celle-ci correspond effectivement aux besoins exprimés.

Les activités liées au renforcement des capacités civiles



 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour des informations supplémentaires sur ce projet :

Contactez Etienne Tremblay-Champagne, chercheur et chargé de projet au ROP.