L'année des échéances: Perspectives de paix à l'approche des référendums au Soudan

L'année des échéances: Perspectives de paix à l'approche des référendums au Soudan

16 sept. 2010 - 29 sept. 2010

Débat-midi à l'Université de Montréal sur les perspectives de paix au Soudan

 

 

Le ROP a organisé le 12 septembre 2010 un débat-midi sur les perspectives de paix au Soudan à l'occasion de la Journée de la Paix et de l’Année 2010 de la paix et de la sécurité en Afrique. Le panel de l'évènement réunissait Marie-Joëlle Zahar, Directrice scientifique du ROP et professeure agrégée du département de Science politique de l'Université de Montréal, de retour du Soudan, Guillaume Lavallée, Chef de bureau et correspondant de l'AFP à Khartoum, et Kyle Matthews, Chercheur principal du Montreal Institute for Genocide and Human Rights Studies de l'Université Concordia.

Au Soudan, l'année 2011 marque la fin de la période de transition qui avait débuté le 9 janvier 2005 avec l'entrée en vigueur de l'Accord de paix global. C'est également l'année de toutes les échéances. Entre janvier et juillet 2011, deux référendums et deux exercices de consultations populaires sont sensés avoir lieu au pays.

Photo : Enough/Maggie FickLe plus important de tous ces exercices démocratiques est, sans nul doute le référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan. Mais dans les zones de démarcation entre le Nord et le Sud, notamment dans les trois régions dites des protocoles, la région d'Abyei et les deux États du Nil Bleu et du Kordofan méridional (ou Sud Kordofan), l'année 2011 pourrait également être porteuse de grands changements. Abyei devrait pouvoir tenir son propre référendum pour décider de se joindre au Nord ou au Sud. Le Nil Bleu et le Kordofan méridional doivent mener des consultations populaires qui pourrait leur permettre de faire le point sur leur situation et de renégocier la nature de leurs relations avec Khartoum. Or, ces régions demeurent instables et, de part leur position géographique, elles sont particulièrement vulnérables aux contrecoups du référendum, quelle qu'en soit l'issue.

Il y a lieu de s'inquiéter quant à une éventuelle reprise de la violence si ces échéances n'étaient pas respectées ou si le processus menant aux décisions était tronqué. Toutefois, l'échéancier de 2011 pourrait également ouvrir la voie au renforcement des institutions et de la stabilité politique au Soudan.

 

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