La radicalisation et sa prévention dans le contexte des opérations de paix

La radicalisation et sa prévention dans le contexte des opérations de paix

17 nov. 2016

Séminaire tenu à New York en collaboration avec le Luxembourg et l'OIF

 

 

Les opérations de paix évoluent dans des contextes de plus en plus marqués par l’émergence et la prolifération de groupes extrémistes violents. L’action de ces groupes a un profond impact sur les efforts visant le rétablissement de la paix, le développement durable, et le respect des droits humains. Plusieurs États et organisations régionales et internationales font le constat que les réponses sécuritaires, inspirées de la lutte contre le terrorisme, ne permettent pas à elles seules d’endiguer l’extrémisme violent. A cet égard, le plan d’action du Secrétaire général des Nations Unies promeut une approche préventive axée sur l’inclusion et sur le renforcement du contrat social entre États et citoyens ainsi que sur la résilience des États et communautés.

 

Comme le souligne un récent rapport de l’Institut international pour la paix (IPI), des 11 pays les plus affectés par le terrorisme, 7 sont également les hôtes d’opérations de paix. La complexité des environnements sécuritaires contemporains pose des défis aux Nations Unies dont les opérations de paix doivent adapter leurs approches pour faire face à ces nouveaux environnements tout en s’efforçant de ne pas compromettre la doctrine onusienne. Mais pour adapter ces approches, encore faut-il comprendre le phénomène de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Pourquoi les jeunes se radicalisent-ils? Comment les missions onusiennes peuvent-elles appuyer les gouvernements nationaux et les communautés locales dans la prévention de l’extrémisme violent? Certaines missions, telles que la MINUSMA au Mali, sont en première ligne face à ces nouvelles réalités. Quelles leçons tirer de leurs expériences?

 

PROGRAMME

 

12h30-13h00 Déjeuner-buffet

 

13h00 – 13h10 | Mots introductifs

 

Mme Patricia Herdt, Chargée d’affaires a.i.,Représentation permanente de l’OIF auprès des Nations Unies

 

Son Excellence M. Christian Braun, Représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies

 

Prof. Marie-Joëlle Zahar, Directrice, Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP), Université de Montréal

 

13h10-13h55 | Présentations

 

L’OIF et la prévention de la radicalisation

 

M. Moustapha Diedhiou, Assistant de coopération - Maintien et consolidation de la paix, Organisation internationale de la Francophonie.

 

Repenser la « radicalisation » au Mali

 

Dre Lori-Anne Théroux-Benoni, Directrice, Institut d’Etudes de Sécurité - Bureau de Dakar.

 

Les opérations de paix de l’ONU face au terrorisme

 

M. Arthur Boutellis, Directeur, Centre Brian Urquhart sur les Opérations de Paix, International Peace Institute

 

13h55-14h40 |Période d’échanges

 

14h40-14h45 |Conclusion du séminaire

 

NOTES BIOGRAPHIQUES DES INTERVENANTS

 

Dre Lori-Anne Théroux-Benoni est la Directrice du bureau de Dakar de l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), où elle mènedepuis 2012 des recherches sur la sécurité humaine en Afrique de l'Ouest. Ses travaux actuels portent notamment sur l’engagement des jeunes dans les groupes qualifiés de « djihadistes » au Mali, thème sur lequel elle est régulièrement sollicitée par les médias (RFI, Deutsche Welle etc.). Sa dernière publication sur le sujet s’intitule « Jeunes ‘jihadistes’ au Mali, guidés par la foi ou les circonstances ? ». De 2007 à 2012, Lori-Anne a été chercheure principale pour le Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP). Elle a notamment piloté lesprojets du ROP à New York et à Addis-Abeba et a travaillé sur les questions liées à l'architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), et au renforcement des capacités africaines en maintien de la paix. Mme Théroux-Benoni est détentrice d’un doctorat en anthropologie de l’Université de Toronto.

 

M. Arthur Boutellis est Directeur du Centre Brian Urquhart sur les Opérations de Paix de l’International Peace Institute (IPI). Ses recherches portent sur différents aspects des opérations de paix, notamment la planification stratégique, les partenariats, la médiation et les processus de paix, le terrorisme et le crime organisé transnational, le DDR et la RSS et la protection des civils, ainsi que la réforme de l’ONU. De 2013 à 2015, Arthur Boutellis a été Directeur adjoint de la section DDR à la MINUSMA et membre de l’équipe de médiation, et à ce titre, a participé au Processus d’Alger. Il est co-auteur du récent rapport « Waging Peace: UN Peace Operations Confronting Terrorism and Violent Extremism ». Avant de travailler en tant qu’analyste politique senior à l'IPI de 2011 à 2013, M. Boutellis a occupé plusieurs fonctions dans diverses missions de paix des Nations Unies, notamment au sein du Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), de la Mission des Nations Unies au Tchad et en République centrafricaine (MINURCAT) et de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). M. Boutellis est diplômé de la Woodrow Wilson School de l’Université Princeton.