Asie et maintien de la paix

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Les pays asiatiques [1] constituent depuis plus de dix ans le pilier humain du maintien de la paix onusien. Présents au sein de l’intégralité des 15 opérations de maintien de la paix (OMP) actuellement déployées, ils fournissent 41 465 hommes (plus de 40% de l’ensemble des Casques bleus), et comptent trois des cinq principaux contributeurs en termes de personnel (Bangladesh, Pakistan et Inde).

 

Leur participation n’a cessé de se développer ces dernières années : + 294% pour l’ensemble des pays de la zone, + 842% pour le Pakistan et jusqu’à + 2087% pour la Chine, depuis 2001. Permettant de répondre aux besoins d’opérations requérant toujours plus de personnels, cet engagement des pays asiatiques répond à des motivations communes (bénéfices opérationnels et financiers de la participation aux opérations) et à des intérêts politiques propres aux principaux contributeurs (Inde, Pakistan), sans négliger le positionnement particulier de la Chine.

Cependant, loin de se contenter de fournir des contingents, les Etats asiatiques, à l’image des autres contributeurs, adoptent progressivement des revendications croissantes. Leur participation aux OMP leur confère une attention accrue de la part des principaux organes onusiens (Conseil, Assemblée générale, Secrétariat) et, pour certains (Inde en particulier), un argument supplémentaire pour prétendre à un siège de membre permanent au Conseil de sécurité.

 

L’Asie, principal pourvoyeur de troupes des Nations Unies

 

L’Asie est impliquée depuis le début dans le maintien de la paix et a très tôt été l’un de ses principaux terrains d’action. Les Nations Unies y déploient des Casques bleus depuis 1949, dans le cadre de l’UNMOGIP, au Cachemire, le long de la Ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan. Au total, se sont 12 opérations onusiennes qui se sont déroulées en Asie, dont trois sont actuellement en cours : l’UNMOGIP, la MANUA (Afghanistan), la MINUT (Timor-Oriental) [2]. Timor Leste a représenté pendant longtemps le cœur de l’engagement de l’ONU en Asie, avec 5 missions successives déployées depuis juin 1999 [3], dont la mise en place d’une Administration transitoire (ATNUTO) [4], impliquant une large participation des acteurs asiatiques, au premier plan desquels l’Australie (la MINUT est composée à 55% de contingents issus de la zone Asie-Pacifique). L’attention du Conseil de sécurité et du DOMP sur le continent est maintenant en train de se focaliser sur l’Afghanistan, où l’ONU n’a qu’un rôle de coordination, à travers sa mission politique d’assistance (MANUA).

 

Les pays asiatiques constituent aujourd’hui le pilier humain du maintien de la paix onusien. Avec 41 465 hommes déployés dans 15 opérations (soit la totalité des missions actuellement en cours), les contingents asiatiques représentent près de la moitié (41,8%) de l’ensemble des personnels mobilisés dans les OMP. Les contributeurs du sous-continent indien sont ceux qui interviennent le plus en dehors de leur région, principalement en Afrique.

 

Trois des cinq principaux contributeurs onusiens sont issus du continent asiatique : le Bangladesh (1er contributeur, 10 238 hommes), le Pakistan (2e, 9 527) et l’Inde (3e, 8 093). Outre cette implication militaire importante, trois Etats de la zone figurent parmi les principaux contributeurs au budget du maintien de la paix : Japon (2ème, 12,53%), la Chine (7ème, 3,93%) et la Corée du Sud (10ème, 2,26%) [5]. Ces contributeurs représentent près de 80% du personnel en uniforme de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), 70% des effectifs de la Mission au Sud-Soudan (MINUSS), 65% de ceux de la Mission au Congo (MONUSCO), et bien entendu plus de 60% des effectifs de la Mission à Timor Leste (MINUT).

 

 

Enjeux et modalités de la participation asiatique : facteurs nationaux et régionaux

 

L’engagement des pays asiatiques dans le maintien de la paix n’a cessé de se développer depuis le début de la décennie (+ 294% depuis janvier 2001). Si les raisons matérielles (retombées opérationnelles et financières de la participation aux OMP) sont nécessairement à prendre en compte, les motivations politiques sous-tendant l’implication des principaux contributeurs sont déterminantes.

 

Le désengagement des Etats occidentaux du maintien de la paix (du milieu de la décennie 1990) a obligé à accroître les contributions d’autres pays, du Sud, parmi ceux qui disposaient d’importants effectifs militaires, aux premiers rangs desquels se trouvent les pays du sous-continent indien. Les OMP onusiennes sont, depuis le début de la décennie 2000, dans une phase d’essor, en termes de personnels déployés. Alors que le nombre de Casques Bleus déployés a augmenté de 240% depuis janvier 2001 (39 061 hommes déployés contre 93 530 aujourd’hui), l’engagement des pays asiatiques est passé de 33,7% de l’ensemble des hommes déployés à 41,8%. Cependant, plus qu’un engagement accru de l’ensemble des pays asiatiques, ce sont les principaux contributeurs qui ont augmenté leur implication (participation 3 fois plus importante pour le Bangladesh, 8 pour le Pakistan, 20 pour la Chine…) [6], alors que d’autres (Fidji, Indonésie, par exemple) ont considérablement réduit leur engagement.

 

La participation accrue des pays asiatiques provient de l’attention accordée à la formation au maintien de la paix. Plusieurs centres de formation au maintien de la paix ont été ouverts ces dernières années (Chine, Inde, Malaisie, Mongolie, Népal). En particulier, l’Inde joue un rôle moteur en la matière. Son centre de formation accueille de nombreux stagiaires issus de plusieurs pays du sous-continent ; il organise également des formations à l’étranger (Bhoutan, Botswana, Laos, Mauritanie, Seychelles, Zambie, en particulier). Cette attention portée à la formation au maintien de la paix est à la fois cause et conséquence d’un engagement plus important. Il permet de former au maintien de la paix un personnel plus nombreux (et, nécessairement, plus qualifié), alors que, d’autre part, la création et le développement de tels centres découlent de la décision politique de renforcer la visibilité de l’engagement du pays contributeur à la gestion de la sécurité internationale. La participation aux OMP s’accompagne en outre de bénéfices opérationnels certains, incitant à un engagement soutenu : déploiement sur des théâtres d’opération extérieurs, coopération avec des forces armées étrangères, utilisation du matériel en situation, etc.

 

Le Bangladesh est aujourd’hui le premier contributeur aux OMP des Nations Unies, avec 10 238 hommes déployés dans 9 opérations. Depuis 1988, le Bangladesh est l’un des Etats les plus actifs au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU. Il a participé à 36 des 50 dernières missions onusiennes. Une telle implication est motivée par plusieurs raisons. Tout d’abord, à la suite d’une période de dictature militaire, l’envoi d’importants contingents au sein de missions de maintien de la paix permet de détourner l’armée d’une éventuelle volonté de reprendre le pouvoir. En outre, de telles missions permettent à l’armée bangladaise d’accumuler de l’expérience et de collaborer avec d’autres armées. Ceci a été particulièrement important dans le cas du Bangladesh.

 

Le Pakistan est le deuxième contributeur avec 9 527 hommes déployés dans 9 opérations. Depuis 1962 et sa participation à la MONUC (Mission des Nations Unies au Congo), il a participé à 41 opérations. Son engagement actuel s’explique essentiellement par l’isolement qu’a connu le pays au cours de la décennie 1990 (acquisition de l’arme nucléaire, soutien aux talibans…), l’incitant à un engagement massif dans le maintien de la paix (le nombre de ses personnels déployés est en augmentation de 842% depuis janvier 2001), afin de restaurer la confiance internationale à son égard et acquérir l’image d’une puissance respectable. Cependant, en dépit de l’ampleur de son engagement, le Pakistan est confronté à plusieurs problèmes majeurs : absence de doctrine nationale de maintien de la paix ; faiblesse du mécanisme décisionnel ; manque d’implication des civils dans les opérations ; faible visibilité de son action sur la scène internationale.

 

L’Inde participe aujourd’hui à 9 opérations avec 8 093 soldats déployés. Cette participation indienne s’inscrit sur le long terme, puisque depuis la première opération de maintien de la paix en 1956 (FUNU [7]), l’Inde a pris part à 36 autres depuis. La recherche d’une reconnaissance internationale (volonté de devenir membre permanent du Conseil de sécurité) et le développement des capacités nécessaires pour ce faire (capacité à projeter de nombreux hommes, sur une longue durée, et sur divers théâtres d’opération) sont des facteurs pouvant expliquer cet investissement. L’Inde reste attachée à une vision « traditionnelle », statique, du maintien de la paix ; elle est par conséquent assez réticente à s’investir dans le maintien de la paix robuste, alors même qu’elle a prouvé sa capacité à le faire avec ses hélicoptères d’attaque déployés au sein de la MONUSCO.

 

La Chine est aujourd’hui le 16ème contributeur des OMP onusiennes, avec 1 896 hommes participant à 12 opérations. Elle est le premier contributeur au sein des membres permanents. Longtemps absente du maintien de la paix, elle participe pour la première fois en 1989 (Namibie), et n’a cessé depuis lors de développer sa participation : entre 2001 et 2009, elle est passée du 42ème au 13ème rang en termes de personnels déployés (avant de légèrement retomber dans le classement depuis), et a doublé sa participation au budget du maintien de la paix. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de l’actuelle politique étrangère chinoise, son essor économique se traduisant par un engagement croissant au sein des affaires internationales. Malgré sa volonté de projeter l’image d’une puissance responsable, sa participation aux OMP demeure fortement marquée par la défense de ses intérêts économiques (en Afrique, en particulier).

 

Plusieurs autres Etats de la région développent également leur propre capacité de maintien de la paix : c’est le cas du Japon, qui, depuis l’adoption de la loi Peacekeeping Operations de 1992, et sa réforme de 2001, est à même de participer à des opérations hors de son territoire, quoique toujours dans un rôle non-combattant afin de respecter l’esprit "pacifiste" de l’article 9 de sa Constitution. Cette réforme s’est traduite par une participation à 8 opérations depuis 1992 dans un rôle de soutien médical ou logistique, venant compléter son engagement financier (checkbook diplomacy). Ceci l’a conduit à augmenter significativement sa contribution ces deux dernières années, passant de 33 à 345 militaires (du génie) déployés sous Casque bleu. C’est également le cas du Népal, 9ème contributeur en troupes des Nations Unies avec 3 601 hommes déployés au sein de 11 opérations. Engagé dans les OMP depuis 1958 (présence d’observateurs au sein de la FUNU), la présence d’une mission politique spéciale entre 2007 et 2010 sur son territoire n’a pas empêché la poursuite et le développement de sa participation. La Thaïlande a également augmenté significativement sa contribution. De même, la Mongolie et le Vietnam ont récemment annoncé leur volonté d’augmenter de manière substantielle leur participation aux OMP.

 

Enfin, il est à noter qu’au sein de ce groupe l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont une contribution (minime) qui équivaut à celle des Etats occidentaux de manière générale. Ils préfèrent engager des troupes au sein d’une coalition (cas de l’INTERFET à Timor en 1999) qu’au sein d’une OMP. Ils sont, au même titre que les pays nordiques, très engagés dans la réflexion sur le maintien – l’Australie a notamment très active dans le débat sur la protection des civils dans les OMP – et dans le soutien aux contingents des pays en développement (africains notamment).

 

Depuis la fin de la décennie 1990, les acteurs régionaux, dans le cadre de coalitions multinationales et d’organisations sous-régionales (en particulier, le Forum des Iles du Pacifique), ont également développé leurs propres capacités à mener des opérations de paix, se concluant par la réalisation de plusieurs missions, dont trois actuellement en cours : la RAMSI (Iles Salomon), l’EIS (Philippines) et l’opération ASTUTE (Timor Leste). Cependant, contrairement à d’autres continents, l’Asie continue d’inscrire son action principalement dans un cadre national, sans coordination ou même coopération avec l’échelon régional. L’Indonésie avait proposé la mise en place d’une force de maintien de la paix (sur le modèle des forces africaines en attente) dans le cadre de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud Est), mais n’a pu obtenir le soutien des autres Etats membres à ce projet.

 

Dépasser la simple contribution en personnels : la volonté de prendre part aux processus décisionnels

 

Cette participation active s’accompagne de revendications croissantes au sein des organes décisionnels des Nations Unies, expression d’une volonté de « retour sur investissement » de la part des pays asiatiques. Ainsi, le Japon avait à partir du début des années 2000, fait part d’un certain nombre d’exigences quant au niveau de représentativité de ses ressortissants au sein du Secrétariat comme des agences, fonds et programmes de l’ONU.

 

L’Assemblée générale est le premier vecteur d’influence des pays asiatiques, tout particulièrement à travers le Groupe des 77 ou celui des Non-Alignés. Ceci les conduit souvent à revendiquer un rôle plus important pour l’Assemblée dans le suivi, voire la création, des OMP. Ce poids et cette influence politiques de plus en plus importants s’expriment notamment dans les débats du Comité spécial pour les opérations de maintien de la paix (C-34) de l’Assemblée générale. Au sein de ce comité, l’Inde, le Pakistan et l’Indonésie sont parmi les plus actifs [8]. Ils ont clairement un pouvoir de blocage de certaines propositions, voire de certaines réformes. Le groupe des Non-alignés a refusé pendant longtemps toute référence à la protection des civils (jusqu’à la session 2009 du C-34), croyant que tout manquement leur serait directement imputé et craignant un amalgame d’une telle tâche avec le principe de la responsabilité de protéger.

 

Cette implication au sein du C-34 contraste avec une certaine passivité (qui tend toutefois à s’amenuiser) au sein des réunions de contributeurs de troupes organisées par le DOMP à l’occasion de la création ou du renouvellement d’une OMP. Ils y ont, en effet, l’impression de ne pouvoir influer réellement la planification présentée par le DOMP.

 

En réalité, les pays asiatiques (comme les Non-Alignés) souhaiteraient pouvoir avoir davantage de poids dans le processus décisionnel du Conseil de sécurité. Comme le souligne le représentant pakistanais adjoint, « collective burden sharing requires greater participation of member states in UN peacekeeping operations. I believe we should seriously pursue the two-way process – of broadening the contributors’ base with more developed countries, and broadening the decision-makers’ base with more developing countries. Everyone should be fully into the loop. Without this, predictable capacities and credible actions cannot be ensured. Some cannot just monopolize the design, management, review and monitoring role while the others are consigned to the implementation role » [9]. Leur forte contribution au maintien de la paix s’inscrit donc dans une volonté tout aussi forte d’avoir des responsabilités au niveau du Conseil de sécurité. L’Inde et le Japon figurent parmi les candidats les plus légitimes à un poste de membre permanent du Conseil (le « Groupe des Quatre »), sous l’œil suspicieux de la Chine. Le Pakistan, l’Indonésie et la Corée du Sud font partie du groupe « Unis pour le consensus » proposant un élargissement aux seuls membres non permanents.

 

 

*   *   *

 

 

Après le « réveil » du Japon au début des années 2000 pour prétendre à de plus grandes responsabilités et obtenir une meilleure représentativité au sein des institutions onusiennes, la fin de la décennie a vu le « réveil » des grands contributeurs de troupes du sous-continent indien. Ils sont de plus en plus présents dans la réflexion sur le maintien de la paix (initiative japonaise de revitalisation du Groupe de travail sur les OMP). Ils veulent aussi l’être de plus en plus dans le processus décisionnel du Conseil de sécurité, au même titre que la Chine. Ainsi, lors du débat du 23 janvier 2009 sur les opérations de maintien de la paix, le représentant permanent de l’Inde a rappelé les dispositions de l’Article 44 [10] de la Charte des Nations Unies et a fustigé le monopole du pouvoir du Conseil dans la création et le suivi des opérations de maintien de la paix. Au-delà d’une certaine forme de provocation, cela reflète bien le sentiment des grands contributeurs de troupes, notamment asiatiques, vis-à-vis des Etats membres du Conseil et leur insistance à prendre part aussi au processus décisionnel, comme contrepartie de leur forte implication opérationnelle.

 

 

Antoine Esteban

Master Analyse des conflits et construction de la paix, Institut d’Etudes Politiques de Lille

3 octobre 2009, actualisé le 1er mars 2012 par Alexandra Novosseloff.

 

 

 

 

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Notes de bas de page

 

[1] Sont pris en compte ici uniquement les pays asiatiques au sens strict du terme, et non les Etats membres du groupe régional Asie-Pacifique qui comprend notamment les pays du Proche et Moyen-Orient.

 

[2] Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (depuis mars 2002) ; Mission intégrée des Nations Unies à Timor-Leste (depuis août 2006).

 

[3] MINUTO (Mission des Nations Unies au Timor Oriental, juin-octobre 1999) ; ATNUTO (Autorité transitoire des Nations Unies au Timor Oriental, octobre 1999 – mai 2002) ; MANUTO (Mission d’appui des Nations Unies au Timor-Oriental, mai 2002 – mai 2005) ; BUNUTIL (Bureau des Nations Unies au Timor-Leste, avril 2005 – août 2006) et MINUT (depuis août 2006). Cette dernière mission pourrait, fin 2012, être progressivement transformée en un bureau de consolidation de la paix.

 

[4] L’Asie constitue ainsi un laboratoire pour l’ONU concernant la mise en place de missions de state building caractérisée par la mise en place d’autorités provisoires se substituant aux institutions étatiques (UNSF, APRONUC, ATNUTO).

 

[5] Les contributions des 35 autres pays de la zone ne s’élevant qu’à 2,85%.

 

[6] En janvier 2001, le Bangladesh ne déployait que 3 324 hommes (2ème contributeur), l’Inde 2 507 (4ème), le Pakistan 1 259 (9ème) et le Népal 1 030 (11ème).

 

[7] Force d’urgence des Nations Unies (Suez, novembre 1956 – juin 1967).

 

[8] Sans oublier aussi le rôle des CANZ : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande.

 

[9] Déclaration de M. l’Ambassadeur Farukh Amil, Représentant Permanent Adjoint du Pakistan, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies le 5 août 2009 : http://pakun.org/statements/Security_Council/2009/08052009-01.php.

 

[10] « Lorsque le Conseil de sécurité a décidé de recourir à la force, il doit, avant d’inviter un Membre non représenté au Conseil à fournir des forces armées en exécution des obligations contractées en vertu de l’Article 43, convier ledit Membre, si celui-ci le désire, à participer aux décisions du Conseil de sécurité touchant l’emploi de contingents des forces armées de ce Membre ».

 

Annexe 1


Contribution des Etats asiatiques aux opérations de maintien de la paix

(au 1er janvier 2012)

 

Rang

Pays

Nombre de troupes déployées

Troupes

Police

Observateurs

Total

1

Bangladesh

10 029

2 076

83

10 238

2

Pakistan

8 535

893

99

9 527

3

Inde

6 994

1 022

77

8 093

9

Népal

2 803

745

53

3 601

15

Indonésie

1 426

156

36

1 618

16

Chine

1 788

71

37

1 896

19

Sri Lanka

1 110

93

11

1 214

21

Malaisie

896

249

39

1 184

29

Philippines

621

273

13

907

30

Thaïlande

822

26

10

858

32

Corée du Sud

723

4

16

743

41

Fidji

320

48

6

374

43

Japon

345

0

2

39

51

Cambodge

53

0

5

58

61

Australie

10

75

24

109

67

Mongolie

76

0

7

83

84

Brunei

30

0

0

30

88

Kirghizistan

0

15

6

21

90

Nouvelle-Zélande

1

5

13

19

95

Singapour

0

21

2

23

97

Tadjikistan

0

11

0

11

101

Samoa

0

4

0

4

109

Iran

0

0

2

2

112

Palau

0

1

0

1

113

Papouasie Nouvelle Guinée

0

0

1

1

114

Timor Leste

0

0

1

1

TOTAL

36 582

5 788

537

42 907

44,3% du total

39,9% du total

28% du total

43,3% du total

Source : Département des Opérations de Maintien de la paix

 


Annexe 2


Participation des Etats asiatiques aux OMP en cours


Mission

Etats asiatiques participants

Nombre de troupes déployées

Troupes

Police

Observateurs militaires

Total

% du total de l'opération

FINUL

Bangladesh, Brunei, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Malaisie, Népal, Sri Lanka

5 585

0

0

4 419

46%

FNUCYP

Australie, Chine, Inde

2

21

0

23

2,4%

FNUOD

Inde, Japon, Philippines

566

0

0

566

54,1%

MINUAD

Bangladesh, Corée du Sud, Fidji, Indonésie, Iran, Kirghizstan, Malaisie, Mongolie, Népal, Pakistan, Palau, Philippines, Tadjikistan, Thaïlande

2 150

1 482

43

2 793

15,7%

MINUK

Pakistan

0

1

0

1

5,8%

MINUL

Bangladesh, Chine, Corée du Sud, Fidji, Inde, Indonésie, Kirghizstan, Malaisie, Mongolie, Népal, Pakistan, Philippines, Sri Lanka

3 843

372

36

4 251

79,8%

MINURSO

Bangladesh, Chine, Corée, Malaisie, Mongolie, Pakistan, Sri Lanka

20

0

48

68

30,2%

MINUSS

Australie, Bangladesh, Cambodge, Chine, Corée du Sud, Fidji, Inde, Indonésie, Japon, Kirghizstan, Malaisie, Mongolie, Népal, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Papouasie Nouvelle-Guinée, Philippines, Samoa, Sri Lanka, Timor Leste

6 149

123

41

6 527

67,6%

MINUSTAH

Bangladesh, Corée, Inde, Indonésie, Japon, Népal, Pakistan, Philippines, Sri Lanka, Thaïlande

2 121

1 498

0

3 619

32,1%

MINUT

Australie, Bangladesh, Chine, Fidji, Inde, Kirghizstan, Malaisie, Népal, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Philippines, Samoa, Singapour, Sri Lanka, Thaïlande, Vanuatu

0

729

26

755

65,6%

MONUSCO

Bangladesh, Inde, Indonésie, Malaisie, Mongolie, Népal, Pakistan, Sri Lanka

11 340

661

238

11 600

61,9%

ONUCI

Bangladesh, Chine, Corée du Sud, Inde, Népal, Pakistan, Philippines,

3 553

462

46

4 061

37,1%

ONUST

Australie, Chine, Népal, Nouvelle-Zélande

0

0

23

23

15,2%

UNMOGIP

Corée du Sud, Philippines

0

0

9

9

23,6%

 

 

 


Annexe 3


Les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU sur le continent asiatique

 

 

Sigle

Nom

Zone de Déploiement

Date de création

Date de fin

UNMOGIP

Groupe d'Observateurs Militaires des Nations Unies dans l'Inde et le Pakistan

Jammu et Cachemire

Janvier 1948

En cours

UNSF

Force de sécurité des Nations Unies en Nouvelle Guinée Occidentale

Nouvelle-Guinée Occidentale

Octobre 1962

Avril 1963

UNIPOM

Mission d'Observation des nations Unies dans l'Inde et le Pakistan

Inde/Pakistan

Septembre 1965

Mars 1966

UNGOMAP

Mission de Bons Offices des Nations Unies dans l'Inde et le Pakistan

Afghanistan et Pakistan

Mai 1988

Mars 1990

MIPRENUC

Mission Préparatoire des Nations Unies au Cambodge

Cambodge

Octobre 1991

Mars 1992

APRONUC

Administration Provisoire des Nations Unies au Cambodge

Cambodge

Mars 1992

Septembre 1993

MONUT

Mission d'Observation des Nations Unies au Tadjikistan

Tadjikistan

Décembre 1994

Mai 2000

ATNUTO

Administration Transitoire des Nations Unies au Timor oriental

Timor Oriental

Octobre 1999

Mai 2002

MANUA

Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan

Afghanistan

Mars 2002

En cours

MANUTO

Mission d'Appui des Nations Unies au Timor Oriental

Timor Oriental

Mai 2002

Mai 2005

MINUT

Mission Intégrée des Nations Unies au Timor-Leste

Timor oriental

Août 2006

En cours


Annexe 4


Les opérations de maintien non-onusiennes de la paix menées sur le continent asiatique

 

 

Sigle

Nom

Zone de Déploiement

Date de création

Date de fin

Etats participant

GST

Groupe de Surveillance de la Trêve

Papouasie- Nouvelle Guinée

Décembre 1997

Avril 1998

Australie, Fidji, Nouvelle-Zélande, Vanuatu

GSP

Groupe de Surveillance de la Paix

Papouasie- Nouvelle Guinée

Mai 1998

Juin 2003

Australie, Fidji, Nouvelle-Zélande, Vanuatu

SLMM

Mission de Contrôle du Cessez-le-feu au Sri  Lanka

Sri Lanka

Mars 2002

Janvier 2008

Islande, Norvège

RAMSI

Mission d'Assistance Régionale aux Iles Salomon

Iles Salomon

Juin 2003

En cours

Australie, Fidji, Iles Cook, Iles Marshall, Kiribati, Micronésie, Nauru, Nouvelle-Zélande, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Tonga, Tuvalu, Vanuatu

EIS

Equipe Internationale de Surveillance

Mindanao (Philippines)

Octobre 2004

En cours

Brunei, Japon, Libye

ASTUTE

Opération Multinationale au Timor Leste

Timor Oriental

Mai 2006

En cours

Australie, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Portugal