Historique de l'opération ONUB

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ONUB       Burundi

Opération des Nations Unies au Burundi (2004-2006)

 

Ayant déterminé que la situation au Burundi continuait de constituer une menace contre la paix et la sécurité internationales dans la région et agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité, par sa résolution 1545 du 21 mai 2004, a décidé de créer l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB), afin de soutenir et d'accompagner les efforts entrepris par les Burundais pour établir durablement la paix et la réconciliation nationale dans leur pays, comme prévu par l'Accord d'Arusha.



Le 21 octobre 1993, le président Melchior NDADAYE est assassiné suite à un coup d'État. Le Burundi sombre alors dans une période d'instabilité impliquant de nombreux groupes armés. L'accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, rendu possible par la médiation de Nelson MANDELA, est signé le 28 août 2000 par 15 des 19 parties en cause.



Les 7 octobre et 2 novembre 2002, des accords de cessez-le-feu sont conclus avec les parties encore en marge du processus de paix. Ceux-ci ouvrent la voie à une mission de l'Union Africaine mandatée le 2 avril 2003 et déployée à partir d'octobre 2003 : la Mission de l'Union Africaine au Burundi (MIAB) qui a été précédée par une mission d'observation. Le 21 mai 2004, la résolution 1545 du Conseil de sécurité crée l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) qui prend la suite de la MIAB. L'ONUB est placée sous la direction du Représentant spécial du Secrétaire général, qui préside le Comité de suivi de l'application de l'Accord d'Arusha, et elle est initialement constituée des forces existantes de la MIAB. Le début du déploiement officiel de l'ONUB se fait à compter du 1er juin 2004.



Par ailleurs, le Conseil a prié le Secrétaire général de veiller à ce que ses Représentants spéciaux pour le Burundi et la République démocratique du Congo coordonnent les activités de leurs missions respectives, partagent les informations militaires à leur disposition, en particulier sur les mouvements transfrontaliers d'éléments armés et sur les trafics d'armes, et mettent en commun leurs moyens logistiques et administratifs.