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Suède

La Suède est un pays d’Europe du Nord. Elle est membre de trois organisations habilitées à conduire des opérations de paix : l’ONU (1946), l’OSCE (1975) et l’Union européenne (1995) et participe au Partenariat pour la Paix (PpP) de l’OTAN (1994).

Politique de maintien de la paix


La Suède, qui n’a plus été en guerre depuis 1814 et a conservé sa neutralité pendant les deux guerres mondiales, compte parmi les pays dits neutres du continent européen. Au moment de la formation des deux blocs antagonistes, au début de la Guerre froide, elle opte pour une politique de « non-participation aux alliances en temps de paix, visant la neutralité en cas de guerre ».Cependant, la neutralité suédoise n’a jamais remis en question le rôle très actif du pays dans la promotion de la paix et de la sécurité internationales, qui remonte à son adhésion à la Société des Nations et qui puise ses racines dans le pacifisme et l’universalisme de sa population, ainsi que dans le modèle nordique de maintien de la paix [1]. En outre, la Suède voit le maintien de la paix comme un moyen d’augmenter le respect international de sa neutralité, de faire taire les critiques à cet égard et de démontrer sa solidarité internationale.

 

Ainsi, parmi les tâches assignées aux Försvarsmakten (Forces Armées Suédoises), outre la défense de la Suède contre une attaque armée, le maintien de l’intégrité territoriale suédoise et l’assistance à la population suédoise en cas de crise, on retrouve la contribution à la paix et à la sécurité dans le monde. Ces engagements se traduisent, dans la pratique, par le développement du paradigme de la défense totale, au niveau interne ; et par une intense participation du pays aux missions internationales de maintien de la paix, dans le cadre de l’ONU et, plus récemment, de l’UE et de l’OTAN.

 

La médiation


Outre son engagement dans les opérations de paix, la Suède est reconnue pour son rôle de médiateur international. Elle exerce une forme de diplomatie informelle par le biais de laquelle des scientifiques, des militaires, agents civils à la retraite, ou encore des figures publiques suédoises, s’engagent dans le processus de résolution d’un conflit international en tentant de favoriser le dialogue et d’instaurer la confiance entre les parties. Durant la Guerre froide, le rôle de médiateur joué par la Suède allait de pair avec sa politique de non-alignement.

 

Parmi les citoyens suédois emblématiques de cette politique figure Folke Bernadotte, médiateur des Nations Unies en Palestine en 1948 (assassiné dans l’exercice de cette fonction). Peuvent également être cités Dag Hammarskjöld, Secrétaire général des Nations Unies de 1953 à 1961, et Olof Palme, nommé Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iran et l’Irak en 1980. Olof Palme occupe par ailleurs le poste de Premier ministre suédois à deux reprises (de 1969 à 1976 puis de 1982 à 1986) et ses mandats correspondent à des périodes où le pays est très actif en matière de médiation, tout en se montrant critique vis-à-vis des régimes répressifs.

 

Plus récemment, Carl Bildt occupe le poste de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies dans les Balkans de 1999 à 2001, non sans avoir auparavant participé à la conférence de Dayton et été nommé premier Haut Représentant international en Bosnie-Herzégovine de 1995 à 1997. On peut également citer Jan Eliasson, médiateur dans le cadre de la guerre Iran-Irak (membre de la mission menée par Olof Palme), Représentant personnel du Secrétaire général des Nations Unies de 1988 à 1992, ainsi que médiateur pour l’OSCE dans le cadre du conflit gelé au Haut Karabakh. D’autres Suédois tels que Lena Sundh et Bo Heineback sont aussi impliqués dans le processus de paix en République démocratique du Congo.

 

La « Track II diplomacy »

 

La Suède s’illustre aussi dans le domaine de la « track II diplomacy », différente de la diplomatie traditionnelle en cela qu’elle implique des rencontres informelles et non-officielles destinées à résoudre un conflit de manière alternative. Ce type de diplomatie peut apparaître quand les négociations officielles sont dans une impasse et/ou que les gouvernements concernés ne souhaitent ou ne peuvent y recourir. Les deux types d’engagement sont cependant complémentaires, la « track II diplomacy » pouvant faire naître des opportunités utiles pour les négociations officielles. A cet égard, la Suède a par exemple accueilli plusieurs rencontres entre représentants israéliens et palestiniens à Stockholm, sous les auspices du Ministère des Affaires étrangère suédois, au milieu des années 90.

 

La formation au maintien de la paix


Après la Guerre froide, la politique étrangère et de sécurité, et avec elle le concept de « neutralité », de la Suède évolue, le pays se considérant notamment « militairement non-aligné » et non plus strictement neutre. Toutefois, au cœur de sa politique de sécurité demeurent l’implication dans la résolution des conflits, le respect des droits de l’Homme, l’égalité des genres et la protection des individus : autant de notions que la Suède promeut activement.  En 1993, les autorités créent le Swedint, un centre spécialisé dans la formation du personnel suédois, ainsi que du personnel international, participant aux opérations de maintien de la paix dans le monde entier. Au cours des dernières années, environ 1500 hommes et femmes sont formés chaque année pour servir au sein de ces opérations de paix.

 

La recherche académique et appliquée


Finalement, il faut souligner le rôle pionnier de la Suède dans la recherche académique sur la polémologie et l’irénologie, avec le financement gouvernemental de centres de recherche sur la paix. Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) est un exemple de cette politique. Fondé en 1966 sur base d’une décision du Parlement suédois, le SIPRI est un centre de recherche indépendant fournissant données, analyses et recommandations sur des conflits internationaux, le désarmement ou encore la coopération internationale.

 

Rôle joué au sein des organisations multilatérales


Selon le document officiel publié par le gouvernement suédois en mars 2008 sur sa stratégie en matière de maintien de la paix (National Strategy for Swedish Participation in International Peace-support and Security-building Operations), l’objectif de la Suède est de renforcer et coordonner davantage sa responsabilité dans les opérations de soutien à la paix et à la sécurité internationales. Pour ce faire, la Suède doit devenir un « acteur international actif », tirant pleinement profit des opportunités offertes par les organisations multilatérales (ONU, OTAN, UE, OSCE).

 

Ainsi, le pays est membre de l’ONU depuis 1946. Au sein de cette organisation, dont la Suède est le 14èmecontributeur budgétaire (la contribution financière à l’ONU représentant 0,7% de son PIB), elle s’est toujours engagée en faveur de la promotion du maintien de la paix, et plus particulièrement depuis les années 1950. La Suède compte trois participations au Conseil de sécurité en tant que membre non-permanent : 1957-58, 1975-76 et 1997-98. De plus, sa contribution en faveur du renforcement des droits de l’enfant, de l’abolition de la peine de mort et de l’apartheid, ainsi que pour la Convention contre la torture, est importante. A ce jour, la Suède a participé à une trentaine de missions onusiennes dans le monde, mettant à disposition plus de 80 000 personnels. Les principales priorités du pays dans le domaine du maintien de la paix sont l’amélioration des capacités de l’ONU à prévenir les conflits et à réagir dans leur phase initiale. En outre, pour la Suède, il est important de développer une nouvelle génération de missions de paix où s’entremêlent et se complètent les mesures militaires, politiques et humanitaires.

 

L’engagement de la Suède pour le maintien de la paix se réalise aussi dans le cadre de l’OTAN, par le biais du Partenariat pour la Paix (PpP) et du Conseil du partenariat euro-atlantique (CPEA), auxquels elle a adhéré respectivement en 1994 et en 1997. L’OTAN et la Suède fixent conjointement les domaines de coopération et un calendrier d’exécution correspondant dans le cadre du Programme de Partenariat Individuel (IPP) du pays, approuvé pour une période de deux ans. La coopération avec l’OTAN se réalise à travers la participation de la Suède aux opérations de maintien de la paix de l’organisation, le déploiement de plans civils d’urgence et de gestion de crise, notamment au Kosovo et en Afghanistan, ainsi que par le biais de sa présence active au sein des consultations sur les missions dans lesquelles des personnels suédois sont engagés. De cette manière, la Suède affiche comme priorité le renforcement du droit d’influence et de regard, avant et pendant le déroulement des missions menées par l’OTAN, pour les pays fournisseurs de contingents ne faisant pas partie de l’Alliance atlantique.

 

Dans le cadre du PpP, la Suède participe également aux exercices internationaux visant à améliorer les capacités des troupes à agir dans des missions de maintien de la paix aux côtés des troupes étrangères et à augmenter la connaissance et la confiance réciproques. Au sein du PpP, la Suède s’engage aussi dans la réforme du secteur de la sécurité de pays partenaires des Balkans, du Caucase du Sud et d’Asie Centrale. Elle contribue finalement, de manière volontaire, aux Fonds d’affectation spéciale pour l’Albanie, la Géorgie, la Serbie et le Monténégro qui ont pour but, entre autres, de détruire les armes excédentaires dans ces pays. Les 24 et 25 mai 2005, la Suède a été le pays hôte du premier Forum de sécurité du CPEA, qui s’est tenu dans la ville d’Are, qui visait à traiter les questions principales de la coopération au sein du PpP, parmi lesquelles la gestion des crises internationales. Ainsi, si la Suède applique depuis longtemps une politique de non-alignement militaire et ne cherche pas à adhérer à l’OTAN, elle manifeste un engagement politique fort à l’égard du CPEA et fait preuve de générosité dans ses contributions financières aux fonds d’affectation spéciale du PpP, ainsi que dans l’aide apportée à d’autres partenaires, notamment en ce qui concerne les formations militaires.

 

En 1995, la Suède rejoint l’Union européenne, adhérant ainsi aux dispositions concernant le développement d’une Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC). Pendant les négociations qui ont mené au Traité d’Amsterdam (signé en 1997), la Suède travaille en étroite collaboration avec la Finlande pour que les missions dites de Petersberg soient incluses dans les dispositions concernant la PESC. Ainsi, l’UE se dote d’un cadre de référence suffisamment flexible pour permettre à un pays neutre et non-aligné comme la Suède de participer aux opérations de maintien de la paix, dans le cadre multilatéral de l’UE.

 

L’adhésion de la Suède à l’OSCE, quant à elle, date de 1975. Dans le cadre des activités menées par cette organisation, la Suède affiche un intérêt particulier pour l’action du Haut Commissaire pour les minorités nationales qui vise, entre autres, à la prévention des conflits. En date du 15 août 2012, ce poste est pourvu par un diplomate suédois, l’ambassadeur Rolf Ekéus. Au sein de l’OSCE,  la Suède est également engagée dans le cadre de la coopération policière. Des agents et des instructeurs de police suédois travaillent actuellement en Croatie, au Kirghizistan, dans l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM ou FYROM), en Serbie, au Kosovo et au Monténégro. Finalement, dans le cadre de l’OSCE, la Suède participe à des missions internationales d’observation électorale, principalement dans les pays membres de l’organisation.

 

Structures décisionnelles politiques et militaires


La législation suédoise prévoit la conscription obligatoire au sein de l’armée. La participation du personnel suédois dans les missions de l’ONU se fait sur une base volontaire. Néanmoins, les militaires doivent avoir nécessairement accompli le service militaire obligatoire pour pouvoir être sélectionnés. De même, avant de se rendre sur le terrain, le personnel doit suivre une formation spécifique dans le cadre des Nations Unies, selon le type de mission à laquelle il est censé participer.

 

Pour la Suède, la Charte des Nations-Unies est la seule base légale pour toute intervention armée à l’étranger. D’après le chapitre X, article 9 de la Constitution suédoise, le gouvernement peut faire appel aux forces armées suédoises pour repousser une attaque armée contre le pays. Les troupes suédoises peuvent également être engagées à combattre ou bien être envoyées dans un autre pays si le Parlement donne son consentement, si cette action est autorisée par une loi qui en définit les conditions préalables ou si l’obligation à entreprendre cette action découle d’un accord ou d’une obligation d’ordre international, approuvés par le Parlement.

 

D’après la Doctrine stratégique militaire de 2002, le Parlement suédois décide sur la base de quelles circonstances le gouvernement peut déployer les forces armées dans des opérations de paix. La loi sur le Service des Forces Armées à l’étranger (1992 : 1153) autorise le gouvernement, sur la base d’une demande des Nations Unies ou suite à une décision de l’OSCE, à rendre une force armée disponible pour une mission de maintien de la paix à l’étranger. Par ailleurs, une décision du Parlement est nécessaire pour que les forces armées soient mises à disposition pour une mission d’imposition de la paix. Une telle décision doit également indiquer les limites qui doivent être appliquées à la mission. Ensuite, le gouvernement prend une décision sur la participation des Forces Armées et sur les conditions auxquelles elles sont soumises, en conformité avec la décision du Parlement.

 

Évolution de la participation


En 1948, la Suède envoie pour la première fois des observateurs militaires au Moyen-Orient, au sein de l’ONUST, l’Organisme des Nations-Unies chargé de la surveillance de la trêve entre Israël, l’Egypte, le Liban et la Syrie à la suite de la guerre israélo-arabe de 1948. Cette présence se poursuit encore aujourd’hui. La Suède engage ses forces armées dans le maintien de la paix en tant que tel depuis 1956, dans le contexte de la crise de Suez, lorsque le pays prend part à la première Force d’Urgence des Nations Unies (FUNU I) au Moyen-Orient, avec un contingent de 12 000 hommes déployé entre 1956 et 1967. Depuis, les forces suédoises ont participé à une trentaine de missions onusiennes dans le monde entier.

 

Parmi les principaux engagements des forces armées suédoises dans le cadre de l’ONU, on peut noter la participation de contingents d’environ 28 000 hommes au sein de l’UNFICYP à Chypre entre 1964 et 1993, d’environ 9 200 hommes dans le cadre de la FINUL au Liban depuis 1978, d’environ 7 600 hommes au sein de la FUNU II au Sinaï entre 1973 et 1980, d’environ 6 300 hommes dans le cadre de l’ONUC au Congo entre 1960 et 1964 et d’environ 10 200 hommes en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de l’opération FORPRONU entre 1992 et 1995, puis de l’opération IFOR/SFOR à partir de 1995, sous commandement de l’OTAN. En date du 31 juillet août 2012, plusieurs missions de l’ONU comprennent quelques personnels suédois. A cet égard, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) comprend 22 suédois (dont 15 policiers, 4 militaires et 3 observateurs) et la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) 18, uniquement des policiers. La Suède contribue aussi à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) en fournissant 11 éléments, mais pas de militaire, et à l’ONUST, avec 7 observateurs militaires.

 

Tandis que la contribution de la Suède aux missions de l’ONU chute, celle aux missions de l’OTAN et de l’Union européenne augmente. La Suède déploie des forces au sein des missions de l’OTAN depuis son adhésion au Partenariat pour la Paix (1994). En date du 31 juillet 2012, elle fournit 500 militaires à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), en Afghanistan, et 53 à la KFOR, au Kosovo. Elle a également contribué à l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye dans le cadre de l’opération Unified Protector, achevée en octobre 2011. La Suède participe en outre à de nombreux exercices du PpP. Elle met ainsi à disposition, au cas par cas, un certain nombre d’unités pour des opérations, des entraînements, des formations et des exercices multinationaux dirigés par l’UE et l’OTAN. En 1999, l’OTAN a officiellement reconnu le centre d’entraînement militaire d’Almnäs (aujourd’hui, à Kungsängen) comme centre d’entraînement PpP. Le centre international des forces armées suédoises (Swedint) est également un centre d’entraînement PpP depuis 1997.

 

Concernant l’Union européenne, en 2012, la Suède contribue particulièrement à la mission civile EULEX-Kosovo (67 personnes), mais aussi à EUPOL-Afghanistan (31 policiers), à la mission de surveillance de l’UE en Géorgie (MSUE, 30 observateurs militaires) et à l’EUTM-Somalie (8 militaires). Elle est également présente, dans une moindre mesure, au sein de l’EUPOL-RDCongo, l’EUBAM Moldavie-Ukraine, l’EUSEC-RDCongo et l’EUFOR-Althéa. Jusqu’à aujourd’hui, la Suède a participé à toutes les missions de l’Union européenne. Dans le cadre de la mise en place des forces de Réaction Rapide de l’Union européenne, la Suède s’est engagée avec la Finlande, l’Irlande, l’Estonie et la Norvège à la création d’un groupement tactique (Battlegroup) nordique. Ce dernier, composé de 2 200 soldats provenant des cinq Etats (1 600 pour la Suède, 250 pour la Finlande, 150 pour l’Irlande, 100 pour l’Estonie et 100 pour la Norvège), est opérationnel depuis 2008.

 

La participation de la Suède aux missions de maintien de la paix s’accompagne d’un processus de réforme des forces armées, grâce à un projet de loi introduit par le Ministre de la Défense suédois Sten Tolgfors, en mars 2009. Cette réforme militaire vise à moderniser les forces armées sur la base des nouvelles exigences qui découlent de la multiplication et de la diversification des opérations du maintien de la paix depuis la fin de la Guerre froide. Il s’agit, en effet, de mettre en place des unités plus mobiles et flexibles, capables d’agir de manière efficace dans le cadre des missions multinationales de paix. De même, les forces armées seront recrutées sur une base volontaire, et non plus via la conscription. La structure militaire actuelle, qui sépare les unités d’outre-mer des autres unités, restera inchangée jusqu’en 2014 au minimum, mais la distinction entre les deux types de forces sera, à terme, supprimée. Le plan prévoit enfin la possibilité de déployer 50 000 militaires suédois dans n’importe quelle région du monde en une semaine.

 

La Suède est également bien représentée dans les postes à responsabilités dans le maintien de la paix. Ainsi, en date du 31 août, Karin Landgren était Représentante spéciale de l’ONU au Libéria, alors que Karl Åke Roghe était chef de l'EUPOL Afghanistan et Ann-Marie Orler  conseillère sur les questions de police au sein du Département des opérations de paix de l’ONU (DOMP).

 

 

Alessia Biava


Institut européen de l’Université de Genève (IEUG)

 

Mis à jour par le 15 octobre 2012 par Laurence Leclercq & Arnaud Devos, chercheurs stagiaires au Centre d'Études des Crises et des Conflits Internationaux (CECRI), Université Catholique de Louvain

 

Sources principales

  • Swedish Ministry of Foreign Affairs, National Strategy for Swedish Participation in International Peace-support and Security-building Operations, 23 mai 2008, http://www.sweden.gov.se/sb/d/9807/a/105797
  • Swedish Ministry of Foreign Affairs, Sweden and the United Nations, http://www.sweden.gov.se/sb/d/11728
  • VIGGO JAKOBSEN Peter, « Le modèle nordique de maintien de la paix : essor, déclin et résurgence ? », Revue Internationale de Politique Comparée, 2006, Vol. XIII, n°3, pp. 497-512
  • JOHNSON Constance, « Sweden : Plan to Reform Military », The Law Library of Congress, 25 mars 2009, http://www.loc.gov/lawweb/servlet/lloc_news?disp3_l205401162_text
  • BAYLES J.K. Alyson, GUNILLA Herolf, BENGT Sundelius, The Nordic Countries and the European Security and Defence Policy, SIPRI, Oxford University Press, 2006
  • COULON Jocelyn, LIEGEOIS Michel, Qu’est-il advenu du maintien de la paix ? L’avenir d’une tradition, Institut Canadien de Défense et des Affaires Etrangères, janvier 2010

 


[1] La coopération connue sous le nom de modèle nordique de maintien de la paix est basée sur quatre éléments : (1) un cadre institutionnel composé de rencontres régulières entre les ministres nordiques de la Défense ; (2) une série de cours spéciaux conjoints pour les officiers qui traitent du maintien de la paix tel que prôné par l’ONU ; (3) des forces nationales de réserve constituées généralement de volontaires recrutés en dernière minute sur base individuelle, déployés sur le terrain avec très peu de préparation et un minimum de support logistique ; (4) et finalement, une grande volonté de fournir du personnel pour les opérations de l’ONU.