Historique de l'opération ECOMOG Guinée-Bissau

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ECOMOG Guinée-Bissau       Guinée-Bissau

Groupe de contrôle du cessez-le-feu (1998-1999)

 

La CEDEAO a déployé son Groupe de contrôle de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (ECOMOG) en Guinée-Bissau, chargé du respect du cessez-le-feu.



L'ECOMOG a été déployé à la demande du président João Bernardo Vieira, confronté à une rébellion menée par le général Ansumane Mané. Celui-ci avait été suspendu de ses fonctions en janvier 1998 à la suite d'accusations de négligence dans une affaire de trafic d'armes en direction des rebelles de Casamance. L'appui offert par des troupes sénégalaises et guinéennes aux forces loyalistes du président Vieira n'avait fait qu'envenimer la situation, incitant la majorité des forces armées à se rallier au général Ansumane Mané. Les combats tournant rapidement à l'avantage des rebelles, un accord de paix est signé le 1er novembre 1998 à Abuja (Nigéria) sous l'égide de la CEDEAO.

 

L'accord prévoit l'instauration d'un cessez-le-feu, le retrait des forces étrangères et le déploiement d'une force d'interposition de la CEDEAO. Après une brève reprise des affrontements par les troupes loyalistes et la conclusion d'un nouvel armistice, les troupes de la CEDEAO remplacent finalement les forces sénégalaises et guinéennes qui quittent le pays le 17 mars 1999.

 

En avril, l'enquête parlementaire sur les responsabilités de général Ansumane Mané concluant à son innocence, le président Vieira perd de sa crédibilité. Refusant d'abandonner le pouvoir, il doit à nouveau faire face à de nouvelles attaques des forces rebelles le 6 mai 1999. Il est destitué le 7 mai et son départ en exil pour le Portugal met fin à ce conflit qui a fait 2000 victimes et 350 000 personnes déplacées.

 

Les forces de l'ECOMOG se retirent fin juin, remplacées par le Bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la paix (BANUGBIS).