Kosovo/Serbie

 

31 juill. 2011

Kosovo/Serbie

Belgrade met en garde Pristina

Après dix heures de débats en session extraordinaire, le Parlement serbe a adopté à l’unanimité dans la nuit d’hier à aujourd’hui une déclaration dans laquelle il accuse le Kosovo d’avoir « tenté de changer la situation sur le terrain par le recours à la force » afin de faire imposer l’embargo contre les produits serbes, et rejette la responsabilité exclusive des violences qui ont lieu dans le nord du pays depuis lundi dernier sur les autorités de Pristina. Le négociateur serbe pour le dialogue avec le Kosovo, Borko Stefanovic, a averti que la situation était dramatique et pouvait éventuellement dégénérer en conflit armé. S’il a accusé Pristina de vouloir changer la structure ethnique du nord du Kosovo, le président serbe Boris Tadic a cependant rappelé que «la paix [n’avait] pas d’alternative». D’un ton relativement modéré, la déclaration appelle à la poursuite du dialogue entre Belgrade et Pristina pour remédier à la situation; celui-ci devrait reprendre en septembre. Le texte demande par ailleurs aux missions internationales présentes dans la région séparatiste de protéger la paix au Kosovo dans le cadre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU. Malgré l’ultimatum lancé par le chef de la KFOR, Erhard Buehler, les barrages routiers sont toujours en place aujourd’hui sur les routes menant vers les deux postes-frontières.

 

 

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