Fiche d'information de l'organisation : CIRGL

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CIRGL

La Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) est créée en 2000 sous l'impulsion du Secrétariat des Nations Unies et de l’Union Africaine lors d'une conférence qui a lieu à Nairobi (Kenya). La CIRGL est née d’un désir de prévenir les conflits dans une région secouée dans les années 1990 par une série de guerres sanglantes, dont le point culminant a été le génocide de 1993 au Rwanda. Elle est le fruit d’une prise de conscience quant à la dimension régionale de ces conflits et à la nécessité de mettre en œuvre des initiatives concertées afin de promouvoir la paix et le développement durable dans la région. Les États-membres de l'organisation sont l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.



La genèse de la CIRGL est à trouver dans les résolutions 1291 (février 2000) et 1304 (juin 2000) du Conseil de sécurité de l’ONU qui, face à la situation préoccupante dans la région, appellent à l’organisation d’une conférence internationale sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la Région des Grands Lacs.


Cette conférence aboutit à la création d’une organisation sous-régionale, la CIRGL, organisation qui reste en latence jusqu’au premier Sommet de l’organisation à Dar es-Salam en novembre 2004, lorsque les chefs d’État et de gouvernement de ses États-membres adoptent la Déclaration sur la Paix, la Sécurité et le Développement dans la Région des Grands Lacs, document qui jette les bases de la CIRGL.


De novembre 2004 à décembre 2006, une phase exploratoire permet de rédiger les outils juridiques devant institutionnaliser l’organisation, et aboutit à la signature, le 15 décembre 2006, du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs, document qui regroupe une série d’instruments, dont dix protocoles juridiquement contraignants, et qui porte création d’un Secrétariat exécutif dont le siège est à Bujumbura (Burundi).


Les quatre axes d’intervention de l’organisation sont les suivants :


- Paix et Sécurité

- Démocratie et Bonne Gouvernance

- Développement Économique et Intégration Régionale

- Questions Humanitaires et Sociales

 

Outre le Secrétariat exécutif et le Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays-membres (organe suprême de l’organisation, qui se réunit tous les deux ans) le principal organe de la Conférence est le Comité Interministériel Régional qui se réunit deux fois par an pour évaluer l’état des progrès dans la mise en œuvre des programmes d’action. Il est également prévu que le président du Sommet puisse, à titre exceptionnel, convoquer un Sommet extraordinaire de la Troïka – composée du président en exercice, du président sortant et du prochain président de la CIRGL. Enfin, les décisions prises par le Sommet et le Comité Interministériel Régional sont mises en œuvre dans chacun des États-membres de l’organisation par un mécanisme national de coordination (MNC) composés de représentants de la société civile, des femmes et des jeunes.

Depuis septembre 2008, la CIRGL gère un Fonds Spécial pour la Reconstruction et le Développement alimenté par les contributions statutaires des États membres, ainsi que par les contributions volontaires des partenaires à la coopération et au développement de la région.


Damien Larramendy

Agent de recherche au ROP

16 juillet 2012