Consolidation de la paix


 

 

Introduit en 1992 par l’Agenda pour la paix, rédigé par le Secrétaire général des Nations unies de l’époque, Boutros Boutros-Ghali, le concept de « consolidation de la paix » réfère à l’ensemble des activités entreprises à la suite d’un conflit violent dans l’objectif d’instaurer une paix durable et d’ainsi éviter une reprise des hostilités. La consolidation de la paix survient donc consécutivement à d’autres types d’opérations de paix (de rétablissement, de maintien et d’imposition de la paix), lorsque la sécurité a été rétablie. Ces missions se distinguent des autres types d’opérations de paix par leur caractère intrusif : elles s’immiscent dans l’exercice de la souveraineté des États car elles entreprennent d’ambitieux programmes de réformes visant à éliminer les « sources structurelles de violence ». Ne se contentant plus de faire taire les armes, elles cherchent à réaliser une « paix positive », comme il avait été proposé par John Galtung dans les années 1960.