Conseiller recherché

MONUSCO

RDC

 

 

Intitulé du poste : Conseiller près le ministère public militaire (personnel fourni par des
gouvernements)
Lieu d’affectation : Sud-Kivu, Nord-Kivu, Maniema, Katanga ou Province Orientale
(République démocratique du Congo)
Statut : Expert en mission (personnel fourni par des gouvernements)
Date prévue d’entrée
en fonctions : Le plus tôt possible

La cellule d’appui aux poursuites judiciaires de la section de l'État de droit de la MONUSCO est présentement à la recherche d'un conseiller 

Description de poste : Conseiller près le ministère public militaire

 

Intitulé du poste : Conseiller près le ministère public militaire (personnel fourni par des gouvernements)

 

Lieu d’affectation : Sud-Kivu, Nord-Kivu, Maniema, Katanga ou Province Orientale (République démocratique du Congo)

 

Statut : Expert en mission (personnel fourni par des gouvernements)

 

Date prévue d’entrée en fonctions : Le plus tôt possible

 

Contexte

 

Le Ministère de la défense de la République démocratique du Congo a donné son approbation au projet de cellules d’appui aux poursuites judiciaires mis au point par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Ce projet vise à renforcer la capacité des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à enquêter sur les crimes les plus graves, y compris les violences sexuelles, commis dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Lorsqu’il a prorogé le mandat de la MONUSCO par sa résolution 1991 (2011), le Conseil de sécurité a également renouvelé les dispositions du paragraphe 12 d) de sa résolution 1925 (2010), qui donnaient mandat à la MONUSCO d' « appuyer l’action menée aux niveaux national et international pour que les auteurs de ces violations soient traduits en justice, notamment en mettant en place des cellules d’appui aux poursuites judiciaires pour aider les autorités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) chargées de la justice militaire à poursuivre les personnes arrêtées par les FARDC ». Ces cellules d’appui aux poursuites judiciaires comprennent chacune six experts internationaux – un Conseiller près le ministère public militaire, un Conseiller en justice civile, deux Conseillers de police des Nations Unies et deux Conseillers pour les enquêtes de police militaire – et doivent fournir des conseils spécialisés, un appui logistique, des formations sur le lieu de travail et des services de mentorat aux auditeurs (procureurs) et enquêteurs militaires des FARDC pour faciliter les enquêtes portant sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, en particulier les crimes sexuels, ainsi que les enquêtes portant sur d'autres crimes commis avec violences, tels que les meurtres et assassinats, le pillage de ressources naturelles et les violences sexuelles perpétrés dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo.

 

Fonctions et responsabilités

 

Sous le contrôle opérationnel du Commandant de la Force et sous l’autorité directe du Directeur de la section de l'état de droit, le Conseiller près le ministère public militaire aide les auditeurs (procureurs) de la justice militaire des FARDC à poursuivre en justice les crimes les plus graves, y compris les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et en particulier les meurtres et assassinats et les crimes sexuels.

 

Plus concrètement, il ou elle :

 

1. Fournit un appui technique et spécialisé aux auditeurs militaires des FARDC sur les méthodes et les techniques utilisées à toutes les étapes des poursuites judiciaires, y compris la mise en état des affaires, l’interrogatoire des victimes, des témoins et des accusés, le soutien aux victimes, la collecte et la préservation des éléments de preuve, leur préparation aux fins des poursuites et la présentation des affaires devant les tribunaux;

 

2. Aide à rédiger et appliquer des instructions permanentes, des directives et des listes de contrôle pour les auditeurs, des formulaires de présentation de mémoire et d’autres documents pour les auditeurs militaires de la République démocratique du Congo;

 

3. Aide les auditeurs militaires de la République démocratique du Congo à préparer, documenter et administrer toutes les affaires bénéficiant du soutien des cellules d'appui aux poursuites judiciaires;

 

4. Participe aux campagnes de sollicitation des donateurs afin de mobiliser leur soutien et des fonds supplémentaires pour les cellules d'appui aux poursuites judiciaires;

 

5. Participe à l’analyse des données et informations produites par les cellules d'appui aux poursuites judiciaires, ainsi qu’à l’évaluation des résultats obtenus, sur demande des autorités congolaises; et

 

6. Concourt à la mise au point d’une stratégie de communication visant à informer la population locale du travail effectué par la justice congolaise et du rôle joué par les cellules d'appui aux poursuites judiciaires.

 

Qualifications

 

Formation

 

Diplôme universitaire en droit, du niveau de la maîtrise ou équivalent, ou, à défaut, diplôme de premier cycle accompagné d’une expérience confirmée de l’exercice de poursuites pénales contre les crimes les plus graves.

 

Expérience professionnelle

 

Au moins cinq années d'expérience en qualité de procureur, juge ou conseiller juridique dans les forces armées, dans un système de justice militaire national, dans une organisation internationale ou dans un tribunal pénal international ou mixte, y compris une expérience importante d’affaires de crimes commis avec violences tels que les meurtres et assassinats et les violences sexuelles.

 

L’expérience de poursuites pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité et l’expérience des opérations de maintien de la paix sont des atouts. L’expérience d’un milieu de travail multiculturel hors le pays de nationalité du candidat et l’expérience du mentorat et de l’enseignement sont aussi des atouts.

 

Compétences

 

Professionnalisme – Aptitude confirmée à exercer l’action publique dans des affaires complexes de crime grave commis avec violences, y compris les meurtres et assassinats et les crimes sexuels; connaissance des théories, concepts et méthodes applicables aux poursuites criminelles. Maîtrise des techniques applicable aux auditions et interrogatoires, et expérience pratique de l'interrogatoire des victimes, des témoins et des accusés. Aptitude à guider les témoins et à les contre-interroger, et expérience des moyens de droit à faire valoir devant des tribunaux militaires, civils ou internationaux. Planification et organisation – Aptitude à travailler de façon efficace sous pression, sur des dossiers difficiles, dans des délais serrés, et parfois dans des conditions pénibles sur le terrain; aptitude à planifier son propre travail et à gérer les conflits de priorités.

 

Esprit d'équipe - Réel sens des relations humaines et aptitude à établir et entretenir des rapports professionnels avec des homologues nationaux et des collègues venant de cultures et d’horizons professionnels divers; aptitude confirmée à transversaliser la problématique hommes-femmes et à assurer l'égale participation des femmes et des hommes dans toutes les activités.

 

Aptitude à la communication - Grande facilité d'expression (orale, écrite et présentation d'exposés oraux), y compris aptitude à exposer, expliquer et enseigner les théories, concepts, méthodes et techniques applicables à l'exercice de l'action publique contre les crimes graves.

 

Sûreté de jugement/aptitude à décider – Grande sûreté de jugement dans le traitement de questions sensibles et confidentielles.

 

Connaissances linguistiques - La maîtrise du français écrit et oral est exigée; la connaissance de l’anglais est souhaitable.

 

Autres compétences - Bonne connaissance de l’informatique, et notamment maîtrise du traitement de texte et d’autres logiciels. Les candidats doivent satisfaire aux conditions minimum à remplir pour être affecté à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, et notamment pouvoir obtenir un permis de conduire des Nations Unies après leur déploiement.



TRES IMPORTANT :

 

Étant donné qu'il s'agit d'un poste pour lequel les candidats doivent être détachés par leur gouvernement, les noms et données personnelles des personnes désignées doivent être communiqués par la Mission permanente auprès de l'ONU du pays dont le candidat est ressortissant par télécopie (+1 917) 367-2664 ou par courrier électronique : sachs@un.org. Les candidatures fournies directement par les candidats ne seront pas considérées.

 

 

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