Appel à communications

6e congrès triennal de l'Association belge francophone de science politique

20 nov. 2013

Liège, Belgique

 

 

L'Association belge francophone de science politique organise les 10 et 11 avril prochains son 6e Congrès triennal. Le thème de ce congrès sera "Politiques de crises, crises du politique?". Dans le cadre de ce congrès, le ROP - Europe et son directeur, Michel Liégeois, sont heureux de vous transmettre l'appel à communications suivant pour la section thématique intitulée Les bouleversements dans le sud et l’est de la Méditerranée : des crises locales du politique aux crises globales du maintien de la paix. Les propositions de communication doivent être envoyées aux adresses suivantes d'ici au mercredi 20 novembre.

Organisateurs de cette section thématique :

- Elena Aoun, UCL-Mons, elena.aoun@uclouvain-mons.be

- Michel Liégeois, Université catholique de Louvain, michel.liegeois@uclouvain.be

- Vincent Legrand, Université catholique de Louvain, vincent.legrand@uclouvain.be



Les bouleversements dans le sud et l’est de la Méditerranée : des crises locales du politique aux crises globales du maintien de la paix

Le vent de rébellion qui commence à souffler en Tunisie au tournant de 2010/2011 pour ensuite se diffuser jusqu’aux confins du monde arabe ouvre une période de crise profonde pour la région. Symptôme d’un divorce entre les sociétés et leurs gouvernements, cette crise est multidimensionnelle et se projette à différents niveaux. Cette ST développe deux « axes de crise » distincts. Le premier tourne autour de la crise du politique dans les pays arabes ; le deuxième porte sur les défis des opérations de paix et de l’intervention militaire qu’induisent les différentes crises.

Session 1 : Le « printemps arabe » comme conséquence et manifestation de la crise du politique dans les pays arabes

Aucun des pays arabes n’ayant totalement échappé au phénomène du « PA », se pose pour chacun d’eux la question de la crise du politique et de la relation à leurs populations respectives. Cela est particulièrement vrai pour les pays qui, ayant fait l’expérience d’un changement de régime plus ou moins violent, font maintenant celle des transitions périlleuses. Au niveau régional, la Ligue des Etats arabes se retrouve également en crise : traversée par une tension inhérente au caractère autoritaire des pays qui la dominent mais s’illustrent par la dénonciation sélective de certains régimes répressifs, elle l’est aussi par la polarisation croissante entre sunnisme et chiisme politiques et les divergences d’intérêts entre les pays les plus fragiles et ceux capables d’imposer leurs préférences (ex. l’Arabie Saoudite sur le dossier syrien, en contraste avec le Liban, la Jordanie ou l’Irak). Les propositions de communication à cette session porteront sur l’étude de la crise du politique dans l’un ou l’autre des pays affectés, à quelque degré que ce soit, par les « PA » en mobilisant notamment les outils de la politique comparée, en termes de mobilisations sociales, de résilience des régimes autoritaires, de processus de démocratisation et de transition, ou encore de conflits violents. Elles pourront aussi s’intéresser à la diffusion des tensions sur l’échiquier arabe, au travers de la propagation de la contestation ou les divisions au sein de la Ligue arabe.

Session 2 : Missions de paix et interventions internationales à l’épreuve des crises du monde arabe

Au niveau plus global, les événements du « PA » entraînent aussi une multitude de crises. Celles-ci vont de la crispation entre les Etats-Unis et la Russie et la paralysie du Conseil de sécurité sur l’affaire syrienne, aux difficultés manifestes des diplomaties à s’ajuster à des situations, mouvantes et imprévisibles. Crises aussi des opérations de paix et de l’intervention dans la région. Si un consensus a pu se dégager le temps d’une résolution du CS au sujet de la Libye, les divisions sont apparues dès le début de la mise en œuvre et ont notoirement contaminé le dossier syrien. Ce dernier illustre bien les difficultés de la mission de paix onusienne et les défis de l’interventionnisme. D’un côté, l’ONU est inhibée dans sa capacité à promouvoir des solutions diplomatiques ; ses missions de paix dans la région (FNUOD, FINUL…) évoluent dans des contextes menaçant leurs mandats ; de l’autre, les interventions en soutien aux « belligérants » et l’utilisation d’armes chimiques ramènent aux interventions non-autorisées par l’ONU. Les propositions de communication à cette session s’intéresseront aux défis liés aux « opérations de paix » au sens large dans les contextes complexes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Trois axes sont privilégiés : 1) les missions existantes, onusiennes (FINUL ; FNUOD) ou pas (FMO dans le Sinaï), face à des contextes sécuritaires tendus ; 2) les interventions « licites » dans des contextes liés aux « PA » (Libye et dans une certaine mesure Mali) ; 3) les interventions illicites (frappes israéliennes répétées en Syrie ; soutien à l’une ou l’autre partie au conflit…). Les papiers devront rapprocher leur étude de cas des problématiques générales des opérations de paix et de l’intervention, en croisant les dimensions politiques, stratégiques, juridiques ou encore institutionnelles.

Modalités pratiques

Les propositions de communication doivent être envoyées aux adresses suivantes, le mercredi 20 novembre 2013 au plus tard : elena.aoun@uclouvain-mons.be ; michel.liegeois@uclouvain.be ; vincent.legrand@uclouvain.be

Quatre à cinq propositions seront retenues pour chaque session ; les intervenants s’engagent à rédiger une communication pour le 1er mars 2014.

L’inscription au Congrès débutera le 1er janvier 2014.

 

 

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