Les Groupements tactiques de l'Union européenne

Caroline Henrion, chercheur-stagiaire au GRIP

18 janv. 2010

 

Au cours de sa Présidence de l’Union européenne en 2009, la Suède a relancé le débat sur l’utilisation des groupements tactiques ou « battlegroups », un instrument militaire européen conçu pour faciliter la participation de l’UE à la sécurité mondiale et qui n’a pourtant jamais été utilisé. À différentes reprises, les groupements tactiques auraient pu être déployés, mais l’analyse de ces situations a montré que les États membres manquaient de volonté politique suffisante pour agir de manière commune. Ainsi, l’immobilisme des groupements tactiques dans les casernes témoigne-t-il des difficultés auxquelles l’intégration de l’Europe de la défense est confrontée. Outre les solutions présentées sous la Présidence suédoise quant à l’amélioration de l’utilisation des groupements tactiques, le débat politique engagé sur la question devrait être poursuivi lors des prochaines présidences en 2010.


« Utilisez-les, ou vous les perdrez ! » : tel est le slogan que l’on peut entendre résonner depuis juillet 2009 au sein des institutions européennes, depuis que la Présidence suédoise de l’Union européenne a placé la question de l’utilisation des groupements tactiques au coeur de ses priorités en matière de défense. Par « les », comprenez « les groupements tactiques », un instrument militaire européen créé en 2004 pour faciliter la participation de l’UE à la sécurité mondiale. Pleinement opérationnel en 2007, cet outil de gestion de crise n’a pourtant jamais été utilisé. Dix ans après la création de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD), désormais renommée Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, les avancées en matière de développement des capacités militaires européennes restent modestes. Le fait que les groupements tactiques ne soient pas déployés remet en cause leur crédibilité. L’intégration militaire européenne avance certainement à petits pas mais pas assez rapidement pour répondre aux ambitions globales de l’UE.

 

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