Centrafrique : l’armée française aurait tué trois anciens séléka à Bangui

 

23 déc. 2013

Centrafrique : l’armée française aurait tué trois anciens séléka à Bangui

Un chef de l’une des factions de l'ex-Séléka, Abacar Sabone, a accusé hier l’armée française d’avoir tué trois anciens membres de la coalition rebelle dans un accrochage avec des soldats français, au cours d'une opération de désarmement des groupes armés dans un quartier nord de la ville. « Les trois ex-rebelles ont été tués alors qu’ils étaient armés, certes, mais ils n’avaient montré aucun hostilité envers les Français et n’ont pas fait usage de leurs armes », a-t-il affirmé, accusant les soldats français d’être partisans dans leurs opérations de désarmement des groupes armés. S'il n’a pas confirmé l’information, l'état-major français a de son côté expliqué que des soldats français ont ouvert « le feu deux fois au cours de la journée une première fois contre un groupe d'une demi-douzaine de personnes soupçonnées d'être des ex-séléka, qui allaient faire usage de leurs armes qu'ils avaient pointées contre nos troupes, et la deuxième fois contre un tireur isolé ». L'incident a suscité des manifestations d'hostilité parmi la population musulmane, qui est descendue dans la rue pour manifester. Les soldats français ont entamé une délicate opération de désarmement le 16 décembre dernier dans le cadre de l’opération Sangaris, autorisée le 5 décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU. (Source :AFP)

 

 

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