Acteurs transnationaux

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Un acteur des relations internationales se définit comme une entité dont les actions transfrontalières affectent la distribution des ressources et/ou la définition des valeurs à l’échelle globale. Face à la primauté du paradigme stato-centré en vertu duquel l’Etat unitaire est le seul acteur central, le phénomène transnational, bien qu’antérieur à la création des Etats, est souvent apparu comme secondaire par rapport aux relations interétatiques.

 

L’idéal type de la politique internationale, basée sur les principes de souveraineté et de territorialité, a donc été un obstacle dans la reconnaissance d’une société transnationale, définie comme un système d’interaction, dans un domaine particulier, entre des acteurs sociétaux appartenant à des systèmes nationaux différents. Pourtant, comme l’Etat, puisqu’au final elle se définit à travers lui, la transnationalité, entendue comme le processus de formation des mouvements et des courants de solidarité d’origine privée à travers les frontières, s’est manifestée, suivant les lieux et le moment, selon des modalités différentes.

Un acteur des relations internationales se définit comme une entité dont les actions transfrontalières affectent la distribution des ressources et/ou la définition des valeurs à l’échelle globaleFace à la primauté du paradigme stato-centré en vertu duquel l’Etat unitaire est le seul acteur central, le phénomène transnational, bien qu’antérieur à la création des Etats, est souvent apparu comme secondaire par rapport aux relations interétatiques. L’idéal type de la politique internationale, basée sur les principes de souveraineté et de territorialité, a donc été un obstacle dans la reconnaissance d’une société transnationale, définie comme un système d’interaction, dans un domaine particulier, entre des acteurs sociétaux appartenant à des systèmes nationaux différents. Pourtant, comme l’Etat, puisqu’au final elle se définit à travers lui, la transnationalité, entendue comme le processus de formation des mouvements et des courants de solidarité d’origine privée à travers les frontières, s’est manifestée, suivant les lieux et le moment, selon des modalités différentes.

 

Face à la primauté du paradigme stato-centré en vertu duquel l’Etat unitaire est le seul acteur central, le phénomène transnational, bien qu’antérieur à la création des Etats, est souvent apparu comme secondaire par rapport aux relations interétatiques. L’idéal type de la politique internationale, basée sur les principes de souveraineté et de territorialité, a donc été un obstacle dans la reconnaissance d’une société transnationale, définie comme un système d’interaction, dans un domaine particulier, entre des acteurs sociétaux appartenant à des systèmes nationaux différents. Pourtant, comme l’Etat, puisqu’au final elle se définit à travers lui, la transnationalité, entendue comme le processus de formation des mouvements et des courants de solidarité d’origine privée à travers les frontières, s’est manifestée, suivant les lieux et le moment, selon des modalités différentes. La scène internationale se caractérise donc par la superposition d’un réseau de flux transnationaux et d’un système international encore structuré selon la logique des Etats-nations. Dans un contexte de mondialisation, la nature et la dimension des questions auxquels les Etats doivent faire face implique plus que jamais la prise en considération des modes d’actions transnationaux qui tendent à faire valoir ou prévaloir leur point de vue dans le système international.

Définition


Les groupes transnationaux peuvent être définis comme des institutions ou organisations fortement structurées, ou au contraire comme des groupes plus informels, dont les membres possèdent une unité, ou au moins une similitude de comportement, suffisante pour être considérés comme des acteurs uniques. Les termes de l’association entre les individus sont variables et sujets à une réinterprétation en fonction des contraintes, ou à l’inverse des opportunités, auxquels ils sont confrontés. Historiquement antérieurs à la mondialisation, ces regroupements révèlent l’existence d’une dimension transnationale qui n’est pas seulement économique. De manière générale, la stratégie des acteurs transnationaux repose sur le contournement des institutions politiques, tout en les affectant simultanément dans leur prise de décision. Afin d’appréhender ce phénomène transnational, les sciences sociales ont fait référence à la notion de réseau, défini comme une organisation sociale, composée d’individus ou de groupes, dont la dynamique vise à la perpétuation, à la consolidation et à la progression des activités de ses membres dans une ou plusieurs sphères sociopolitiques.

 

A présent, il est indéniable que le nombre d’acteurs transnationaux s’est considérablement accru sur la scène internationale. Leur émergence a notamment été renforcée par différents facteurs comme l’intensité des interactions, par le biais du progrès technologique en matière de transport et des communications, la mondialisation des problèmes, ou grâce aux discours portant sur la démocratisation et la gouvernance globale. Du fait de la nature et du nombre d’acteurs impliqués à l’échelle internationale, il est possible de décliner presque à l’infini les groupes transnationaux. Il existe néanmoins des degrés dans la transnationalisation des secteurs et des acteurs permettant de distinguer entre différentes formes transnationales. Ainsi, aux formes historiques de transnationalité (identités, religions) sont venues s’ajouter de nouveaux flux ou réseaux liés au contexte politique, économique et social.

Essai de typologie des acteurs transnationaux

 

Firmes transnationales (multinationales) et opérateurs financiers

Le développement de cette catégorie d’acteurs assez vaste a été considéré comme le principal indicateur de la transnationalisation des échanges économiques. Depuis l’expansion du capitalisme dans le monde au XIXe siècle, ces acteurs font l’objet d’une attention particulière. Les firmes transnationales participent en effet de l'accroissement des échanges internationaux et du phénomène de mondialisation des économies. Elles sont définies comme des sociétés qui, par leur stratégie et leurs capacités financières, cherchent à s’insérer dans les marchés mondiaux. A partir d’une base nationale, elles implantent des filiales dans d’autres pays, en fonction non seulement des caractéristiques économiques de leurs hôtes (importance du marché intérieur, niveau des salaires, régime fiscal, etc.) mais aussi des politiques commerciales et de subvention qui sont proposées aux entreprises.

 

Par le biais de leurs investissements directs à l’étranger (IDE), les firmes ont un impact sur les politiques nationales et sur les spécialisations internationales. Elles mettent en concurrence les Etats entre eux car pour attirer les IDE, les pays doivent mener une politique économique libérale qui repose sur une stabilisation monétaire et budgétaire et l’amélioration du climat d'investissement local. Les firmes transnationales peuvent ainsi influencer les politiques des Etats, même s’ils conservent une marge de manœuvre afin de limiter les coûts sociaux de la convergence libérale des politiques. Dans un contexte de mondialisation, la plupart des entreprises sont désormais tenues d'internationaliser leur production et de devenir transnationales, sous peine de disparaître. Ainsi, sous de nombreux aspects, la firme transnationale est une organisation, dans le sens où elle traduit une forme de coordination entre des intérêts divers, voire divergents, mais toujours contraints de collaborer ensemble.

Organisations non gouvernementales (ONG), mouvements sociaux, réseaux militants transnationaux, opinion publique internationale

Les ONG, les mouvements sociaux et les réseaux militants transnationaux se sont multipliés avec le développement des institutions internationales. Créées par les Etats pour servir leurs intérêts communs, celles-ci ont permis la montée en puissance d’acteurs non-étatiques, en leur fournissant les ressources, les opportunités et la motivation grâce auxquelles ils s’organisent et se mobilisent à l’échelon transnational. Ainsi, l’une des préoccupations majeures des Organisations internationales non gouvernementales (OING) est la recherche de nouvelles sources de légitimité susceptibles de modifier l’organisation interétatique. Cette prise de position par rapport aux Etats est loin d’être récente. A titre d’exemple, Henri Dunant (1828-1910), puis le Comité internationale de la Croix rouge (CICR) crée en 1863, ont joué un rôle significatif en matière humanitaire. Ils ont notamment permis l’adoption par les Etats de nombreuses conventions portant, entre autres, sur la protection des malades et des blessés en temps de guerre (1949) ou des réfugiés et des personnes déplacées (1951). De même, fait sans précédent, la résolution 688 du Conseil de sécurité des Nations Unies, en date du 5 avril 1991, énonce un droit d’intervention dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et consacre, par la voie d’une forme de coutume transnationale, le droit d’ingérence humanitaire pour la protection des Kurdes en Irak. De nombreux progrès ont, depuis, été accomplis dans le cadre de la collaboration entre les différentes associations internationales et les organes des Nations Unies et le Conseil de l’Europe, comme par exemple en matière de droit de l’homme. La place dont bénéficient les OING n’est cependant pas sans leur poser des problèmes de nature contradictoire. En effet, leurs interventions sont d’autant plus acceptables qu’elles sont lues comme non politiques. Supposées être non territoriales et avec une finalité universaliste, elles restent pourtant soumises aux arrangements conclus avec les Etats (pour établir leur siège, pour se déployer sur le terrain, etc.).

 

Au-delà de leurs actions auprès des gouvernements, les OING cherchent aussi à agir directement au niveau transnational. Elles le font soit pour le bénéfice de leurs membres (associations syndicales, professionnelles), soit pour celui de groupes sociaux particuliers (développement économique et social, aide aux réfugiés, recherches scientifique et technique, actions de diffusion culturelle ou religieuse). Les secteurs d’activité des OING sont donc au final très divers (agriculture, industrie, commerce, transports, santé, recherche pure, technologie appliquée, etc.). Le développement de la communauté internationale scientifique illustre la manière dont les initiatives des associations internationales complètent les actions locales, à caractère politique et social. En effet, le mouvement des idées, des théories et des connaissances nouvelles tisse une trame qui dépasse les sphères strictement scientifique et technique. Médecins, ingénieurs, chercheurs ou journalistes, au-delà de leur pratique professionnelle habituelle, s’impliquent pour dénoncer certains dangers pour la planète (réchauffement climatique). Enfin, dernier mode d’action de certaines ONG, la mise en place de politiques de contestation, qui consiste à remettre en cause le fonctionnement des institutions étatiques ou interétatiques. Elles s’efforcent aussi de proposer des modifications structurelles, voire la création de nouveaux organismes (étatiques ou non). Cette manière plus radicale d’agir vise davantage les fondements et la légitimité des Etats et de leurs organisations. Sous différentes formes, ces manifestations spontanées, ces réactions, en accord ou non, avec les décisions prises par les gouvernements laissent aussi présager l’affirmation d’une opinion publique internationale.

Les acteurs religieux

La religion est considérée comme étant le plus ancien phénomène transnational. Les échanges interculturels consécutifs à l’expansion de l’islam permettent, notamment du IXe au XIVe siècle, la création d’ordres et de confréries transnationales « non étatiques » faisant contrepoids aux pouvoirs du Prince. L’histoire des fondations en Europe occidentale fait également remonter l’origine de l’institution religieuse au Moyen Age. A cette époque, seules les corporations urbaines et l’Eglise catholique permettent l’exercice d’une activité philanthropique au profit des plus démunis. A présent, clandestines ou reconnues par les Etats, les institutions religieuses possèdent leurs réseaux internationaux et s’insèrent de diverses manières dans les relations entre les Etats. La finalité spirituelle, et par dérivation politique, qu’elles se donnent se fonde le plus souvent sur leur antériorité historique par rapport aux acteurs étatiques. Les mouvements religieux, sur ce point, restent parmi les catégories d’acteurs transnationaux les plus influents. Institutionnalisées à des degrés divers, bien que souvent non étatiques, elles ne sont pas toujours exemptes de visées politiques. Les acteurs religieux transnationaux peuvent d’ailleurs prendre la forme de courants d’idées, ou de modes d’action radicaux, qui visent à saper directement certains aspects des prérogatives étatiques. Dans ce cas, ils tentent de faire converger leurs revendications avec une autre allégeance concurrente à l’Etat, à savoir le phénomène ethnique ou régionaliste.

Les « entrepreneurs identitaires »

Entrent dans cette catégorie tous les groupes et structures qui se réfèrent à une communauté de religion, de rites, de langue, d'ethnie, ou de « race » pour s'opposer frontalement à l'Etat-nation. Ces entrepreneurs se caractérisent donc par leur revendication identitaire et/ou par la remise en cause des bases de la communauté politique établie. Cette forme de transnationalité est un héritage de l’hétérogénéité culturelle telle qu’elle existait dans les empires, royaumes et principautés antérieurs à la consécration de l’Etat. A présent, ce phénomène est accentué dans les pays où le pouvoir étatique est inexistant ou délégitimé. Dans ce cas, la transnationalité s’impose comme un espace de composition du sens où les entrepreneurs identitaires dégagent des ressources économiques et symboliques qui impliquent une logistique permettant de soutenir et de susciter les mobilisations internes.

 

L’individu, en jouant sur une pluralité de registres, tend à rechercher les issues qui lui permettent d’améliorer sa position (statut social, sécurité, bien être matériel). Il peut ainsi passer d’un espace à un autre, en fonction de son histoire personnelle, de la représentation qu’il s’en fait ou des opportunités qui s’offrent à lui. Les migrations politiques et économiques s’inscrivent dans cette logique. Les frontières territoriales des communautés transnationales suivent les trames des réseaux – formels et/ou informels – qui transcendent les limites territoriales des États et des nations, créant ainsi une nouvelle forme de territorialisation. Les diasporas apparaissent d’ailleurs, pour certains analystes, comme une forme de nationalisme déterritorialisé. En période de conflit, les déplacements de populations et les réfugiés sont l’exemple le plus extrême de la nécessité de fuir l’Etat (exit option) et de s’appuyer sur les différentes formes de solidarités transnationales pour survivre.

Les acteurs évoluant dans une sphère informelle

Cette catégorie fourre-tout cherche à intégrer les acteurs dont les origines ne sont issues ni d’une transnationalité historique ni d’une relation clairement établie, ou licite, avec l’Etat. Il existe en effet de nombreux acteurs (trafiquants, mafia, terroristes) qui bénéficient des avantages des réseaux transnationaux. Ils occupent en quelque sorte un espace utile, ou laissé vacant, à la croisée des intérêts des individus qui y participent et des bureaucraties d’Etat qui parfois les cautionnent. Ces acteurs ont une approche stratégique du réseau dans la mesure où il leur facilite l’acquisition de ressources (politiques, économiques, sociales, symboliques, etc.). La nature informelle de cette transnationalité est souvent un gage de contournement de la légalité et de l’Etat et fait accéder les individus à des formes d’action inédite. En bref, ces acteurs s’appuient à la fois sur des réseaux quotidiens, de proximité et, dans le même temps, ils se rattachent aux processus politiques et institutionnels, nationaux et internationaux, dont ils exploitent les failles. Afin de mener leur trafic, ils ont autant besoin des petits entrepreneurs artisanaux, locaux, que du poids des firmes transnationales. Le plus souvent, ces acteurs finissent par avoir recours à la violence et leurs réseaux organisés se transforment en gangs armés pour lesquels le commerce constitue une source de revenus et une forme de survie.

 

Ces activités qualifiées d’informelles ne peuvent finalement prospérer que parce qu’elles s’appuient sur des structures discrètes, fluides, mais solides. Elles sont de notoriété publique, d’abord pour les populations locales, puis pour les gouvernants, et enfin pour les experts internationaux. Leur illégalité se situe d’abord dans le contournement des règles fiscales et douanières, ensuite dans la nature des produits échangés, dont le commerce est le plus souvent interdit, de manière absolue (ivoire, drogue) ou pour les particuliers (diamants, or). Enfin, dans la mesure où elles convergent parfois avec l’économie officielle, ces activités ne sont pas toujours parallèles, étant donné que les produits se retrouvent soit à l’étal des boutiques et des marchés, soit à titre privé, entre les mains des agents publics qui deviennent des maillons du réseau d’échange. Cette forme de transnationalité trouve donc sa source dans l’exploitation des défaillances des Etats, résultant en partie de la mondialisation des échanges. Elle atteint en outre son paroxysme dans les zones de non droit ou de guerre (Colombie, République Démocratique du Congo, Afghanistan, etc.).

 

Des liens paradoxaux entre les acteurs transnationaux et l’Etat

 

Le paradoxe des rapports entre les Etats et les acteurs transnationaux réside dans la nature du système international. En effet, chacune des deux dimensions, interétatique et transnationale, s’affaiblit sous la poussée de l’autre ou s’affirme à ses dépends, avec une infinité d’états intermédiaires. Ce phénomène s’explique par le fait que de nombreux acteurs (individus, mouvements et associations, groupes ethniques) assurent simultanément plusieurs rôles, à différents niveaux. Surtout, la place des individus est centrale dans la mesure où ils ont un impact sur la scène internationale, même s’ils ont rarement conscience de la portée des processus dans lesquels ils sont engagés. Les rapports de force entre les Etats et les communautés sont néanmoins plus perceptibles. Les groupes puisent leur pouvoir d’action sur les Etats dans leur mobilité, leur capacité de passer d’un réseau d’influence à un autre et dans la normativité des institutions internationales ou supranationales (ONG ou institutions européennes). Les Etats exercent en outre une influence non négligeable sur les relations transnationales, non seulement en contrôlant les acteurs non-étatiques à travers les frontières mais aussi en fournissant des modèles de politique transnationale à partir de leurs propres systèmes nationaux. Les gouvernements affectent et souvent même déterminent le milieu à l’intérieur duquel a lieu l’interaction transnationale qu’ils ne peuvent plus contrôler. L’origine de ce paradoxe réside dans le fait que les bénéfices de l’implication de leurs sociétés apparaissent aux gouvernements plus élevés que les coûts entraînés par la diminution de contrôle.

 

Autre facteur favorisant la transnationalité, la crise de l’Etat, au-delà d’un effet de mode, souligne la généralisation d’une situation dans laquelle les institutions étatiques ont de plus en plus de mal à assurer les prestations qui justifient leur raison d’être et les prélèvements qu’elles effectuent. La faiblesse de l’Etat dévoile plus qu’auparavant la capacité des acteurs à se mobiliser, en se définissant par rapport à un espace politique élargi qui transcende les barrières de la nation. Dès lors, les logiques sociales entrent en interaction avec les décisions, les valeurs et les stratégies étatiques. Les réseaux relativisent l’importance des espaces internes dont le rôle est lisible différemment. L’affaiblissement des ressources des institutions étatiques révèle l’efficacité du recours aux initiatives privées. Au final, le décalage entre les différents espaces d’identification sociale (religieux, communautaire, ethnique, etc.) et l’espace étatique tend à s’accentuer. Cette problématique ne se pose toutefois pas en termes d’incompatibilité ou d’exclusion, mais plutôt de compétition pour la maîtrise des ressources ou, à l’échelle des personnes, pour la préservation de leur vie. Le morcellement des entités politiques a toujours été une véritable ressource et, à travers l’histoire, les individus ont su tisser des réseaux, qualifiés aujourd’hui de « transnationaux ». Leur vitalité tient, plus que jamais, à leur capacité à satisfaire, au moins partiellement, des besoins psychologiques (dignité, identité), physiques (sécurité, survie) et matériels (consommation, profit).

 

 

Amandine Gnanguenon

Politologue et chercheure associée Centre d’étude en sciences sociales de la défense, France.

 

27 octobre 2008