Mandat de l'opération FORPRONU

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FORPRONU       Macédoine Yougoslavie

Force de protection des Nations Unies (1992-1995)

 

De février 1992 à mars 1995, la mission avait initialement été établie en tant qu'opération provisoire visant à créer les conditions de paix et de sécurité nécessaires à la négociation d'un règlement d'ensemble de la crise yougoslave. La FORPRONU avait pour mandat de :

 

- veiller à ce que les trois "zones protégées par les Nations Unies" (ZPNU) en Croatie soient démilitarisées et à ce que la crainte d'une attaque armée soit épargnée à toutes les personnes y résidant.

 

En 1992, son mandat a été élargi et elle a été chargée de :

 

- surveiller certaines autres zones de Croatie appelées "zones roses" ;

 

- contrôler l'entrée des civils dans les ZPNU ;

 

- exercer des fonctions en matière d'immigration et de douanes aux lignes de démarcation des ZPNU lorsque celles-ci coïncidaient avec les frontières internationales ;

 

- surveiller la démilitarisation de la péninsule de Prevlaka et de contrôler le barrage de Peruca, situé dans l'une des "zones roses".

 

En outre, la FORPRONU a contrôlé le respect d'un accord de cessez-le-feu signé par le Gouvernement croate et les autorités serbes locales, en 1994, à la suite d'une intensification des combats en janvier et en septembre 1993.

 

En juin 1992, le conflit s'étant intensifié et ayant gagné la Bosnie-Herzégovine, le mandat de la FORPRONU a été élargi et ses effectifs renforcés, afin qu'elle veille à la sécurité de l'aéroport de Sarajevo, en assure le fonctionnement et permette l'acheminement de l'aide humanitaire dans la ville et ses environs.

 

En septembre 1992, son mandat a été une nouvelle fois élargi afin qu'elle appuie les efforts du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés visant à acheminer les secours humanitaires dans toute la Bosnie-Herzégovine et qu'elle protège les convois de prisonniers civils libérés si le Comité international de la Croix-Rouge lui en faisait la demande.

 

En outre, la FORPRONU a contrôlé le respect de l'interdiction des vols militaires dans l'espace aérien de la Bosnie-Herzégovine et suivi la situation dans les "zones de sécurité" instaurées par le Conseil de sécurité autour de cinq villes bosniaques et de Sarajevo.

 

Elle a été autorisée à se défendre en recourant à la force en cas d'attaque de ces zones et à coordonner son action avec celle de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) si elle recourait à la force aérienne dans le cadre de son mandat.Ces arrangements ont ensuite été étendus au territoire croate.

 

La FORPRONU a également surveillé la mise en place d'un accord de cessez-le-feu signé par le Gouvernement bosniaque et les croates de Bosnie en février 1994. En outre, la FORPRONU a surveillé les arrangements de cessez-le-feu négociés entre le Gouvernement bosniaque et les forces serbes de Bosnie, entrés en vigueur le 1er janvier 1995.

 

En décembre 1992, la FORPRONU a été déployée dans l'ex-République yougoslave de Macédoine pour y surveiller l'évolution de la situation et signaler tout événement survenant dans les zones frontalières qui pourraient saper la confiance et la stabilité dans la République et en menacer le territoire.