Bilan en demi-teinte d’une opération de paix : la MINURCAT en Centrafrique et au Tchad

Pamphile Sebahara

13 févr. 2011

 

Le 31 décembre 2010, la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a pris fin après trois années d’existence. Lancée le 25 septembre 2007 par la résolution 1778 du Conseil de sécurité, elle a contribué à la sécurisation et à la protection des réfugiés et des personnes déplacées au plus fort de la crise sous-régionale amplifiée par le conflit du Darfour (Soudan). Elle s’est retirée à la demande unilatérale du Tchad avec un bilan très mitigé. En effet, la plupart des causes de l’insécurité et de la violence qui prévalaient en 2007 sont encore présentes même si sa présence a permis de diminuer leur intensité.

 


Il s’avère dès lors opportun d’en dresser le bilan et d’en tirer les leçons. Aussi une analyse des réalisations de la MINURCAT, de ses faiblesses et des problèmes en suspens suggère des pistes pour les futures missions de paix et la contribution des organisations internationales à la résolution des conflits et des crises politiques en Afrique. Il semble en tout cas que l’augmentation de conflits de type nouveau (à l’intérieur des pays), la tendance croissante de certains États à récuser la présence des opérations onusiennes sur leur territoire et le refus de la plupart des pays développés à mettre leurs troupes au service de l’ONU constituent des défis pour l’application de la Charte des Nations unies et leur principe de la responsabilité de protéger.

 

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