De la MONUC à la MONUSCO: Retour sur 10 ans de présence internationale en RDC

De la MONUC à la MONUSCO: Retour sur 10 ans de présence internationale en RDC

8 avr. 2011

Panel sur la présnce internationale en RDC organisé à l'Université de Montréal

 

 

Le ROP, en collaboration avec le Réseau d’Actions Nord-Sud (RANS), recoit le 8 avril 2011 une délégation d’acteurs politiques provenant de la République démocratique du Congo pour une conférence intitulée « De la MONUC à la MONUSCO : retour sur 10 ans de présence internationale en RDC ». L’activité, qui fera appel à quatre intervenants congolais et canadiens, a lieu entre 11h30 et 13h à l’Université de Montréal dans la salle B-4295 du pavillon 3200 Jean Brillant.

 

Les conférenciers

 

Auguste Mampuya est Juge ad hoc à la Cour Internationale de justice de la Haye depuis 2006, président du Rassemblement des Démocrates pour la Rupture et le Renouveau, Docteur d’État (Université de Nancy) en droit public international et professeur de droit public aux universités de Kinshasa (RDC), Paul Valéry de Metz et de Nancy 2 (France). Mampuya a été ministre de la Justice de la RDC et a occupé pendant plusieurs années le poste de conseiller à la Présidence de la République. Décoré des Palmes académiques de la République Française, il est l’auteur de plusieurs études de droit international et de droit constitutionnel. Sa présentation s’intitule « La communauté internationale et le gouvernement de la RDC : une relation en dents de scie ».

 

 

Martin Fayulu est président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDÉ). Il est député provincial de Kinshasa. M. Fayulu est détenteur d’une maitrise en économie générale de l’Université Paris XII. Il est aussi détenteur d’un diplome de 3e cycle de l’Institut de gestion de Paris ainsi que le diplôme de management de la European University de San Francisco (USA). Il a œuvré pendant près de 20 ans au sein du premier groupe pétrolier mondial Exxon Mobil, pour lequel il a occupé plusieurs postes clés, notamment directeur général Mobil Oil Mali et Éthiopie. Enfin, M. Fayulu est président de la Commission économique et financière de la ville de Kinshasa et président de l'Institut pour la liberté et la démocratie et membre du Réseau des Acteurs du Développement. Il nous entretiendra aujourd’hui de la sécurisation du processus électoral en RDC.

 

 

Mélanie Coutu est chercheure associée à la Chaire Raoul-Dandurand où elle travaille à développer l’axe de recherche « genre et maintien de la paix ». Détentrice d’une maîtrise en science politique, profil Relations internationales, de l'UQAM, ses principaux sujets d’intérêts sont l’analyse du discours des Nations unies concernant les femmes, la paix et la sécurité et les impacts sociaux et économiques des missions de paix et de l’action humanitaire sur les rapports de genre. Mme Coutu s’intéresse également à l’analyse sexospécifique des conflits armés et des processus de paix (notamment, en Afrique des Grands Lacs) ainsi qu’à la violence basée sur le genre et la violence sexuelle en temps de conflit armé et, de manière plus générale, aux approches de genre dans l’étude des Relations internationales. Aujourd’hui, le thème de la présentation de Mme Coutu sera « La dimension genre de l'engagement international en RDC »

 

 

Denis Tougas est président de l’Entraide missionnaire et coordonnateur, depuis 1990, de la Table de concertation sur l’Afrique des Grands Lacs (Burundi, RDC, Rwanda) qui réunit les principaux intervenants canadiens dans chacun des pays (OCI, communautés missionnaires, groupes de solidarité…). Il a à ce titre, effectué plusieurs séjours dans la région. Titulaire d’une Maîtrise en Anthropologie, M. Tougas est également membre du comité d’orientation du Forum Afrique Canada, rattaché au Conseil canadien de coopération internationale (CCCI) depuis sa création en 2000. Il est aussi membre du comité de coordination du Réseau canadien pour la reddition de comptes des entreprises depuis sa fondation en novembre 2005. Ce réseau rassemble une vingtaine d’organisation de la société civile (OCI, associations de défense des droits humains, groupes d’Église, syndicats) avec pour objectif de faire adopter par le gouvernement canadien une législation assurant la responsabilité sociale des entreprises minières dans les pays en développement. Enfin, M. Tougas est conseiller auprès du Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique (GRAMA) de l’UQAM, pour ses projets en RDC. Sa présentation s’intitule « Ressources minières de la RDC et la communauté internationale : diligence raisonnable ou duplicité volontaire? ».