Formation en maintien de la paix

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La « formation au maintien de la paix » désigne l’enseignement pratique et théorique visant à préparer le personnel susceptible de participer à une opération de paix. Dans la pratique la formation couvre les activités de maintien, de consolidation de la paix, et dans une moindre mesure, d’imposition de la paix.

 

Inspirée par les conflits des années 1990 en Afrique, nourrie par les opérations de paix qui y abondent, la formation y trouve un terreau fertile où États contributeurs, prestataires de formation et centres de recherche tentent d’y semer les principes, savoir-faire et priorités approuvés par l’ONU. 


Raison d’être

Si la plupart des formations d’officiers prévoient un volet sur le rôle des Nations Unies dans le maintien de la paix, la multiplication des opérations de paix et leur complexification, mais également les tragédies rwandaise et somalienne ont convaincu les acteurs et entrepreneurs du maintien de la paix de l’importance d’une préparation spécifique. La fin de la guerre froide a en effet entraîné une augmentation exponentielle du nombre des interventions onusiennes mais également régionales et sous-régionales dans des conflits internes régionalisés. Elle a vu également une diversification de la nature de ces interventions et des acteurs impliqués (militaires, policiers, personnel humanitaire, juristes, démineurs, observateurs électoraux, spécialistes des questions de gouvernance, administrateurs et experts en transport, logistique, communication...). De plus, le contexte de ces opérations est plus volatile (violations de cessez-le-feu, multiplicité de groupes armés financés par le trafic de ressources minières ou par un pays voisin, trafics d’armes légères...), nécessitant davantage d’imposer (Chapitre VII de la Charte) que de maintenir (Chapitre VI) la paix. Confrontées aux défis de l’imposition, du maintien et de la consolidation de la paix, les organisations participant aux opérations de paix sont soumises à l’observation de l’opinion publique et à l’évaluation de certains États. Ainsi, la médiatisation des drames humanitaires et des défaillances du maintien de la paix oblige les intervenants à repenser leurs pratiques sous peine de voir leur crédibilité réduite à néant. Le maintien de la paix est autant affaire de comportement que de moyens : la formation au maintien de la paix vise aussi bien à inculquer un ensemble de valeurs que de pratiques proprement militaires. Elle inclut généralement un volet normatif (inspiré par le Droit International Humanitaire, le Droit des Conflits Armés, les Conventions de Genève, le Code de Conduite des Nations Unies), un volet pratique (rédaction de rapport,...) et un volet opérationnel (entraînement, exercices conjoints ayant pour objectif de faciliter la coopération interarmes et internationale, modalités d’intégration des normes internationales à tous les niveaux de la prise de décision).

Le continent africain, laboratoire de la formation au maintien de la paix

L’Afrique, continent de crises et théâtre des tragédies et des hésitations les plus meurtrières, est également le principal bénéficiaire des programmes de formation au maintien de la paix mis en œuvre par les États, principalement occidentaux. Ceux-ci sont souvent inclus dans un programme plus vaste de développement des capacités humaines, matérielles, institutionnelles des pays bénéficiaires créés à partir de 1994 et modifiés depuis en fonction des priorités des pays contributeurs. Ainsi, le programme français de Renforcement des Capacités Africaines en Maintien de la Paix (RECAMP) est devenu EURO RECAMP en 2008 notamment dans un souci de mutualisation des coûts. Le programme américain African Crisis Response Intiative (ACRI) transformé en African Contingency Operations Training Assistance (ACOTA) en 2002 pour marquer un virage plus létal, fait désormais partie du Global Peace Operations Initiative (GPOI) qui, comme son nom l’indique, a pour objectif de former du personnel capable d’intervenir n’importe où dans le monde. Le programme britannique British Peace Support Team et British Military Training Team est financé par le African Conflict Prevention Pool dans une conception globale où l’aide au développement et la coopération en matière de sécurité sont des instruments de prévention de conflits.

 

La formation au maintien de la paix a également accompagné des évolutions propres au continent africain. La volonté des organisations et États africains de prendre en charge de façon autonome la gestion des conflits sur le continent devant la crainte d’un désengagement de la communauté internationale a suscité l’intérêt des contributeurs occidentaux, soucieux d’encadrer des initiatives au bilan contrasté (exemple de l’intervention de l’ECOMOG en Sierra Leone) de manière à éviter une intervention ultérieure plus coûteuse. Les programmes de développement des capacités africaines en maintien de la paix en sont le reflet ; en témoigne également le suivi par le G8, principal forum de concertation entre contributeurs d’une part et entre contributeurs et bénéficiaires d’autre part, des progrès effectués dans la mise en place des brigades sous-régionales constituant la Force Africaine en Attente prévue pour être pleinement opérationnelle en 2010. Depuis le Sommet d’Évian en 2003, mais surtout le Sommet de Sea Island en 2004, le G8, qui a d’ores et déjà atteint l’objectif global de former 75000 personnes au maintien de la paix à travers le monde d’ici 2010, s’est tout particulièrement engagé à soutenir les efforts de développement de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité par le biais de la formation, du conseil et de la fourniture de moyens matériels et financiers. À ce titre, l’aide occidentale cible les institutions à vocation régionale ou continentale.

 

Les écoles et centres de formation

Les écoles et centres de formation qui ont bourgeonné à travers le continent sont les bénéficiaires de ce soutien à la régionalisation du maintien de la paix, qu’ils soient créés de toutes pièces ou qu’ils adaptent au goût du jour les infrastructures déjà présentes telles que les Écoles Nationales à Vocation Régionale en Afrique francophone. Ces écoles se caractérisent par une multiplicité des contributeurs - parmi lesquels les plus actifs sont l’Allemagne, les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, le Danemark, la Norvège, l’Espagne-, une ouverture régionale voire continentale et des partenariats avec des instituts de recherche et des prestataires de formation majoritairement occidentaux. On peut citer notamment :

 

  • le Kofi Annan International Peacekeeping Training Centre (KAIPTC) basé à Accra (Ghana), dont la création a été approuvée par le Ministère Ghanéen de la Défense en 1998 et qui a été inauguré le 24 janvier 2004. Doté d’infrastructures de premier ordre, le KAIPTC se veut un centre d’excellence innovant en matière de formation et de recherche sur la prévention, de gestion et de résolution sur le continent. Le centre offre des stages diversifiés (état de droit, etc.) et une formation spécifique pour les contingents en instance de déploiement (AMISOM, …).

  • Le National War College d’Abuja (Nigeria) est considéré par la CEDEAO comme le centre d’excellence de niveau stratégique de son architecture de paix et de sécurité sous-régionale, responsable de la formation de responsables militaires de haut niveau en Afrique de l’Ouest. Avec le National Defence College et depuis la création du African Centre For Strategic Research and Training approuvée en 2006 par le président Obasanjo, le Nigeria peut offrir une formation allant du niveau tactique au niveau stratégique. Tout comme le KAIPTC, le African Centre for Strategic Research and Training se veut également un centre de recherche.

  • L’École du Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMPABB) basée à Bamako (Mali) est la seule école bilingue de l’Afrique de l’ouest, sinon du continent. Reprenant le flambeau de l’école de Zambakro (Côte d’Ivoire) relocalisée à Koulikoro (Mali) pour cause de conflit, l’EMPABB a été inaugurée en 2006. Elle forme des officiers venant de toute l’Afrique. Son bilinguisme en fait un lieu unique de socialisation des Anglophones et des Francophones.

  • Le International Peace Support Training Centre, basé à Karen (Kenya) est le principal centre d’excellence pour la formation au maintien de la paix en Afrique de l’Est. Créé en 2001 comme une initiative nationale faisant partie du Kenyan Defense Staff College, le centre s’est internationalisé et est devenu un établissement séparé en 2006. Il a pour vocation de former les futurs composants de la brigade sous-régionale Est de la Force Africaine en Attente (EASBRIG).

  • Le International Mine Action Training Centre établi depuis 2005 à Nairobi (Kenya) avec l’aide de la Grande-Bretagne. Il accueille les organisations impliquées dans le déminage ou susceptibles de travailler dans une région à risque.

  • Le Regional Peacekeeping Training Centre situé à Harare a été créé avec l’aide de la Grande-Bretagne en 1995 avant de devoir fermer en 2001 en pleine confrontation entre le président Mugabe et les pays membres de l’Union européenne. Le Centre a réouvert ses portes en août 2005 en tant que centre d’excellence de la SADC, relié à l’Organe de Coopération Politique, de Sécurité et de Défense qui lui donne pour mandat d’“Étudier les théories et les savoir-faire liés au maintien de la paix ; concevoir et organiser les stages de formation et d’entraînement à ce type de missions au profit des pays de la région”. Outre les cours habituels sur la coopération civilo-militaire, et des sessions de courte durée notamment sur le Désarmement la Démobilisation et la Réintégration des ex-combattants, le RPTC offre également des cours de français aux civils, policiers et militaires anglophones et lusophones de la sous-région. Le commandement du centre est également régionalisé.

Un besoin croissant de coordination

D’autres écoles à vocation régionale pourraient encore voir le jour, chaque État voyant un intérêt dans la formation au maintien de la paix à l’heure où leurs effectifs sont de plus en plus sollicités. Il sera d’autant plus important de veiller à une certaine cohérence en favorisant la coordination la coopération entre des initiatives qui ne jouissent pas d’une fortune égale. De plus, la maturation de la formation devra passer par une meilleure traçabilité du personnel formé et une mise à disponibilité de cadres d’application, de réactivation ou d’actualisation des connaissances acquises.

 

Se posera également la question de la participation pleine et entière de ces écoles à l’actualisation du cursus. En ce moment, par exemple, certaines écoles offrant une formation au Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) ne sont pas membres du Integrated Disarmament Demobilization and Reintegration Training Group (IDDRTG), réseau d’institutions de formation chargé notamment de coordonner et de développer ces cours, de les synchroniser dans la mesure du possible, d’échanger du matériel de formation. L’IDDRTG officie également comme une instance d’évaluation des formations offertes dans ce domaine. Ce type de réseau sert d’intermédiaires de fait entre les centres de formation et les Nations Unies, ultime instance de légitimation dans un modèle décentralisé. En effet, si la formation est basée sur les leçons apprises des expériences des opérations de paix et sur les documents approuvés par les Nations Unies, elle est surtout portée par de nombreux instituts de recherche (le Norwegian Institute of International Affairs par exemple) et prestataires de formation tels que le Centre Pearson pour le Maintien de la Paix. Les prestataires de formation civile sont légion : le Centre des affaires internationales de Legon (LECIA), le Réseau de construction de paix en Afrique de l’Ouest (WANEP), la Fondation pour la sécurité et le développement en Afrique (FOSDA), le Centre ghanéen pour le développement démocratique (CDD), l’Institut pour les droits de l’homme et la paix (IDHP), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), le Mouvement contre les armes légères en Afrique du l’Ouest (MALAO), la Formation pour la paix (TfP)... La liste des partenaires de la formation au maintien de la paix ne cesse de s’allonger.

 

La question de la coordination et de la cohérence de la formation sera d’autant plus critique. Pour l’heure, la coopération entre les différents centres de formation est quasi-inexistante et l’Association Africaine des formateurs au soutien de la Paix (African Peacekeeping Training Support Association – APTSA) lancée en octobre 2002 sous l’impulsion du Centre Africain pour la Résolution Constructive des Conflits (African Centre for the Constructive Resolution of Disputes - ACCORD) et l’Institut d’Études de Sécurité (Institute for Security Studies - ISS) en est encore à ses balbutiements. L’association œuvre comme forum de consultation à de rares occasions telles que les rencontres avec le Groupe européen sur la Formation (European Group on Training) qui promeut les aspects civils de la formation et particulièrement leur prise en compte dans le prochain exercice Amani Africa dans le cadre du programme EURO RECAMP.

L’ONU, instance de légitimation

Premier employeur dans le maintien et la consolidation de la paix, l’ONU fournit les documents de base de la formation. Un rapport de la commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation de l’Assemblée Générale des Nations Unies daté du 28 novembre 1994 « [c]onsidère que, si la formation du personnel affecté à des opérations de maintien de la paix relève essentiellement de la responsabilité des États Membres, l’Organisation des Nations Unies devrait élaborer des principes directeurs et des normes de performance, et établir une documentation descriptive en la matière ». De plus le rapport « prie le Secrétaire général d’étudier les moyens de renforcer le cadre de personnel supérieur disponible aux fins des opérations de maintien de la paix, notamment en coordonnant la formation à la direction et à la gestion d’activités de maintien de la paix dispensée aux éventuels commandants de forces et autres officiers supérieurs et au personnel civil de rang élevé ; » « prie également le Secrétaire général d’établir, à titre expérimental, un programme de coordination de la formation au maintien de la paix. Ce programme, qui serait administré par l’Organisation, pourrait comprendre les éléments suivants : stages de formation d’instructeurs ; formation spécialisée aux relations communautaires et au règlement des conflits ; arrangements permettant d’organiser et d’envoyer rapidement sur place des équipes de formation, sur la demande des États Membres, pour épauler les activités de formation à l’échelon national ; séminaires de gestion des missions ; et brefs cours d’orientation, au Siège de l’Organisation ou sur le terrain, à l’intention des officiers d’état-major avant leur affectation à une nouvelle mission ; » et « [r]ecommande que le Groupe de la formation qui, au sein du Département des opérations de maintien de la paix, est responsable de la formation du personnel chargé du maintien de la paix, coordonne les activités de l’Organisation et des centres nationaux et internationaux qui assurent une telle formation, de manière à renforcer les liens entre ces différents organes et à encourager les échanges de matériel pédagogique avec les États Membres et entre ceux-ci ». En somme, le rôle de l’ONU dans la formation consiste à édicter les principes directeurs, les normes à respecter, fournir également du matériel didactique et un personnel de formation, et coordonner la formation par le biais de son unité de formation au sein du département des opérations du maintien de la paix (DPKO). Elle peut former des formateurs, ou envoyer une équipe mobile de soutien à la formation (Mobile Training Support Team) auprès d’un État ou d’un centre de formation pour s’assurer de la conformité de la formation à ses priorités. Il lui appartient au final de légitimer un cours en le reconnaissant.

Structures

Le DPKO a été restructuré afin de faire face aux besoins croissants des opérations de paix et de la formation requise. Au sein de sa division Politique, Évaluation et Formation, il s’est doté, en 2005, d’un Service de Formation Intégré responsable de la stratégie de formation des Nations Unies, point de contact entre le DPKO, les formateurs, les centres de formation de mission intégrée et les points focaux des différentes opérations, ainsi que les autres organismes onusiens impliqués dans le maintien et la consolidation de la paix (UNIFEM, PNUD, UNHCR, VNU). Le Service de Formation Intégré regroupe le Service de Formation et d’Évaluation (Section Militaire), la Section de formation civile (au sein du Service de la Gestion du Personnel) et une unité de formation de la police (Section Police). Il détient un rôle pivot dans la Stratégie des Nations Unies pour la Formation au Maintien de la Paix adoptée au mois de mai 2008 par le DPKO et ayant pour objectif de faire de l’ONU le chef de fil mondial dans l’élaboration et l’établissement des standards de la formation au maintien de la paix. Dans un souci de rationalisation, le Service de Formation Intégré est chargé d’élaborer des normes, politiques et pratiques optimales à destination des formateurs, élaborer et fournir la formation sur des besoins prioritaires dans les domaines transversaux du maintien de la paix et superviser les activités de formation au maintien de la paix (…) pour s’assurer du respect des normes et priorités. Les besoins en formation spécifique sont de la responsabilité des unités compétentes au sein du DPKO (déminage, DDR...) et du Département de Soutien aux Missions (Department of Field Support- DFS).

Approche

L’ONU considère la formation en trois phases distinctes : la formation préalable au déploiement ou de pré-déploiement, la formation d’incorporation (induction training), la formation continue (on-going training). La formation de pré-déploiement, comme son nom l’indique, est celle dispensée avant le déploiement du personnel civil, policier et militaire en opération. Si au sens large, elle peut englober les formations données dans les centres d’excellence – tous les stagiaires étant susceptibles d’être déployés idéalement-, elle concerne tout particulièrement la formation du personnel militaire, policier et civil désigné pour une opération. Il convient de signaler que la formation de civils au pré-déploiement pour une mission spécifique relève du Service de Formation Intégré du DPKO et se tient à la base logistique des Nations Unies à Brindisi (Italie). La formation de pré-déploiement consiste en une formation générale sur le maintien de la paix (principes fondamentaux, connaissance des structures de gestion du maintien de la paix, chaîne de commandement, Droits de la personne et en particulier des groupes vulnérables, code de conduite et sanctions éventuelles, VIH/SIDA, sécurité) et en une formation spécifique à chaque catégorie de personnel. L’ONU prévoit d’adopter des normes de formation de pré-déploiement pour les policiers (avril 2009), les experts militaires en mission (automne 2009), officiers d’état-major (automne 2009), les Unités de Police Constituées (Formed Police Unit-FPU) (fin 2009), les chefs de police (2010) et les commandants de contingents (2010).

 

La formation d’incorporation est, quant à elle, donnée au moment de l’arrivée du personnel sur leur lieu de mission ou au siège de Nations Unies. En opération, des points focaux, des cellules de formation ou des centres intégrés de formation de mission (Integrated Mission Training Centre) au sein de chaque mission sont chargés d’effectuer cette formation. Cette formation vise à préparer le personnel aux tâches journalières à accomplir et aux défis éventuels à relever. En pratique, il existe un risque de duplication entre la formation de pré-déploiement et la formation d’incorporation. Enfin, tout le personnel travaillant dans le domaine du maintien de la paix est assujetti à une formation continue.

Bilan provisoire

Une enquête menée en 2008 par le Service de Formation Intégré sur les besoins de formation stratégique a permis de faire un bilan partiel (il ne concerne que le personnel en mission et non les stagiaires ayant reçu une formation) et provisoire de la formation au maintien de la paix. Cette enquête menée auprès du personnel des missions des Nations Unies montre qu’une très large majorité (près de 80%) a obtenu une formation générale sur des questions liées au maintien de la paix (prévention contre les abus sexuels, code de conduite, VIH,...) et estime que cela leur a permis d’accroître leur efficacité. Cependant, une faible proportion n’a participé à aucune formation, soit par méconnaissance des opportunités de formation, soit parce que celle-ci leur semble difficilement accessible. De plus, seule une minorité a reçu une formation pratique spécifique à leur mission (communication, négociation, gestion du stress, questions de sécurité personnelle,...). Ceci vaut aussi bien pour la formation en pré-déploiement que pour la formation d’incorporation. Les besoins semblent d’autant plus grands dans le deuxième cas car le personnel s’attend à recevoir une information pratique détaillée apparemment minimisée par les formateurs (procédures radio, informations sur les risques liés à la circulation, et plus étonnamment, la question du mandat de la mission). En matière de formation continue, l’étude indique des lacunes dans la formation des hauts responsables – qui bénéficient d’une formation spéciale- en matière de communication, de cohérence, de compétences de gestion et de commandement.

 

Une évaluation thématique de la formation pourrait compléter cette étude préliminaire conduite par les Nations Unies. D’ores et déjà, il semble qu’une diversification de la formation serait nécessaire à ce point, davantage qu’une multiplication de formations similaires.

 

Haingo Rakotonirina

Candidate au Doctorat, Département de science politique

Université de Montréal

29 octobre 2009

 

Bibliographie sélective

Assemblée Générale des Nations Unies (1994), Étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous les aspects. Rapport de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (4e commission), A/49/621, New York, 28 novembre.


Department of Peacekeeping Operations and Department of Field Support (2009), A new partnership agenda. Charting a new horizon for UN Peacekeeping. New York, July.


Department of Peacekeeping Operations and Department of Field Support (2009), Standard Operating Procedure. Mobile Training Support Teams, New York, October


Department of Peacekeeping Operations and Department of Field Support (2009), Standard Operating Procedure. Training recognition, New York, October


Department of Peacekeeping Operations and Department of Field Support (2009), Standard Operating Procedure. Training of Trainers, New York, October


Department of Peacekeeping Operations and Department of Field Support (2009), UN Peacekeeping Pre-deployment Training Standards, Core Pre-deployment Training Materials, 1st ed., New York


Integrated Training Service of the United Nations Department of Peacekeeping Operations (2008), UN Peacekeeping Training Strategy, New York


Integrated Training Service of the United Nations Department of Peacekeeping Operations (2008), Report on the Strategic Peacekeeping Training Needs Assessment, New York, October.


« Dossier : Centres de formation au maintien de la paix », Frères d’Armes no.254


Liens :

Association africaine des formateurs au soutien de la paix.

École du maintien de la paix Alioune Blondin Beye

International Peace Support Training Center

International Association of Peacekeeping Training Centres

Integrated DDR Training Group

Kofi Annan International Peacekeeping Training Center

 

Références

 

2 févr. 2016

Unprepared for Peace?


The Decline of Canadian Peacekeeping Training (and What to Do About It)

PDF 2 Mo
 

 

1er févr. 2011

NUPI Policy Brief no. 2 - Preparing and Mobilizing Civilian Capacity for the Future


Norwegian Institute of International Affairs

PDF 740 Ko
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