Des Casques rouges à l’ONU : une urgence humanitaire

Appel de Jean Ping et Nicole Guedj

5 avr. 2010

 

Jean Ping et Nicole Guedj publiaient le 5 avril 2010 un appel en faveur d’une force internationale humanitaire de réaction rapide paru dans Le Figaro, La Tribune et sur les sites de Grotius.fr et du ROP. Prenant pour exemple les désastres naturels survenus en début d’année, le Président de la Commission de l’Union africaine et l’ancienne ministre française estimaient que la création de Casques Rouges sous l’égide de l’ONU devenait essentielle. Ce texte a suscité de nombreuses réactions dans le milieu non-gouvernemental. Parmi elles figure un texte de Jérôme Larché, membre du conseil d’administration de Médecins du Monde, qui est publié un peu plus loin dans la section grâce au partenariat Grotius.fr - ROP.

L’appel initial du 5 avril 2010

 

Des Casques rouges à l’ONU : une urgence humanitaire

Plus un mois ne passe sans qu’un ouragan, un cyclone ou un tremblement de terre ne frappe notre planète. Selon l’ONG anglaise, OXFAM, 250 millions de personnes sont, chaque année, victimes des catastrophes naturelles. Et elles ne seront pas moins de 375 millions en 2015. Ces dernières semaines, ce sont Haïti et le Chili qui ont été frappés de plein fouet. Souvenons-nous aussi du Tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud-est, de l’ouragan Katrina qui a saccagé la Louisiane ou des pluies torrentielles qui ont inondé l’Afrique de l’Ouest. Aucun point de la planète n’est à l’abri.

Ces dernières catastrophes nous ont offert les images des mêmes errements et ont surtout ont mis en lumière les limites du système humanitaire actuel. Au-delà de l’engagement des acteurs de terrain et de la mise à disposition de moyens toujours plus importants, un constat s’impose : la communauté humanitaire n’est plus assez forte pour relever seule les défis liés aux bouleversements environnementaux. Nous n’avons toutefois pas besoin d’un acteur supplémentaire : les ONG et les agences intergouvernementales accomplissent déjà un travail considérable.

 

Encore moins d’une nouvelle philosophie. Il n’y en a qu’une qui vaille : sauver des vies. Ce dont le monde humanitaire a besoin, c’est de préparation, d’encadrement, de coordination, de régulation, de structuration, de veille… Il lui faut une « intelligence humanitaire » pour anticiper et unifier son action. Nous n’en finissons plus d’évaluer notre empreinte environnementale et de calculer notre efficacité énergétique. N’est-il pas temps d’apprendre à organiser et gérer les ressources humanitaires, les capacités matérielles comme les moyens humains ?

 

Et cette mission incombe naturellement à l’Organisation des Nations Unies. Parce qu’elle a pour « responsabilité de protéger » tous les citoyens du monde. Parce qu’elle est la seule à avoir la légitimité de coordonner les actions de toutes les équipes de secours, qu’elles soient gouvernementales ou non-gouvernementales.

 

Ce qu’il nous manque aujourd’hui, c’est une force internationale humanitaire de réaction rapide, que nous appelons de nos vœux. Il existe des Casques bleus pour les conflits armés. Il est temps de créer des Casques Rouges - rouge, comme la couleur des secours - pour les catastrophes naturelles. Cette nouvelle force de Casques Rouges devra tirer les enseignements – les réussites comme les échecs, des Casques bleus. Et analyser les limites et les faiblesses de nombre d’organes onusiens et ce pour se doter d’une efficacité à la hauteur des enjeux… Car les Nations unies auront à l’avenir – n’en doutons pas, un rôle de plus en plus important à jouer pour relever les défis que constituent les méfaits de l’homme et ceux de la nature.

 

Nouveau centre de crise mondial, les Casques Rouges veilleraient à faciliter l’action des ONG et coordonneraient l’action des Etats en situation d’urgence. L’urgence, cette période de la crise trop peu anticipée, trop peu maîtrisée, trop aléatoire. Certes, il faut un laps de temps incompressible pour acheminer l’aide internationale mais une fois sur place, nous devrions être en mesure de déployer nos efforts de manière organisée et coordonnée. Sans perdre de temps. Rappelons-le, s’il le fallait, que c’est dans les premières heures de la catastrophe que nous pouvons encore espérer sauver des vies. Après, il est trop tard et les secouristes passent davantage de temps à compter les victimes. Ces premières heures sont déterminantes pour la suite des opérations. L’urgence immédiate révolue, la catastrophe humanitaire n’en est pas pour autant finie. Les Haïtiens, deux mois après le séisme, vivent dans les décombres et sous des tentes.

 

Les Casques Rouges, en ce sens, devront s’employer – en étroite collaboration avec tous les acteurs non gouvernementaux, à venir en aide aux survivants d’une catastrophe, des personnes démunies et traumatisées, notamment par la restauration de certains services de base vitaux. Il s’agit là de créer un retour le plus rapide possible à des conditions de vie permettant aux acteurs locaux de jouer un rôle de premier plan dans la reconstruction.

 

Nous sommes parfaitement capables d’inventer un humanitaire efficace et durable. Et nous réussirons à construire cet humanitaire du temps de l’urgence avec des Casques Rouges, 100% humanitaires, articulés autour d’un état-major renforcé et d’une force opérationnelle d’appoint, dotée de capacités technologiques.

 

Un état-major qui, par anticipation, identifierait les besoins et mutualiserait les ressources humaines et matérielles existantes. Un état-major qui disposerait d’antennes sur chaque continent pour définir des schémas directeurs d’intervention destinés à harmoniser les procédures. Une force opérationnelle d’appoint qui serait déployée, dans l’urgence, pour coordonner les secours et réguler l’aide internationale. La catastrophe d’Haïti l’a prouvé. La communauté internationale doit prendre conscience de la nécessité de doter le monde humanitaire d’un « chef d’orchestre ». C’est vital pour les victimes et urgent pour les secouristes qui déplorent de ne pouvoir optimiser leurs actions par manque d’organisation et de coordination. Un « chef d’orchestre » qui, sans hégémonie, avec neutralité et impartialité, s’imposerait comme la colonne vertébrale de cette coordination de l’aide.

 

De Port-au-Prince, le Président haïtien René Préval, à la fois le témoin d’une mobilisation sans précédent mais aussi de la plus grande désorganisation des secours de ces dernières années, a rallié la cause des Casques Rouges : « C’est en amont que l’aide doit être organisée et j’appuie fermement la proposition de l’ancienne ministre française Madame Nicole Guedj, de créer, à l’instar des Casques Bleus de l’ONU, qui font des interventions de maintien de la paix, une unité internationale sous l’égide de l’ONU, les Casques Rouges, qui regrouperaient la somme des pays qui le voudrait bien pour qu’en amont cette aide soit coordonnée et qu’elle arrive avec efficacité le jour un et pas plus tard ».

 

Deux mois plus tard, c’est à Barack Obama que René Préval a réitéré cet appel lors de son discours à la Maison Blanche. Si les Américains ont, par défaut, joué le rôle de coordinateurs des secours en Haïti, il est impératif d’associer toutes les Nations à cette mission de sauvetage. Plus récemment, c’est d’ailleurs le Vatican qui s’est manifesté pour réclamer un nouveau mode de gouvernance humanitaire : « La bonne volonté n’est plus suffisante. La question de la coordination des secours se reposera indéfiniment tant que nous n’aurons pas pris les décisions qui s’imposent » s’insurgeait ainsi l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, le 2 mars dernier, avant de faire appel à la « volonté politique » des chefs d’Etats pour créer une « protection civile de l’ONU ».

 

Au final, et si c’était l’Afrique, unie, qui en conscience, portait les Casques Rouges jusqu’à la tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU ? L’article 13 du Protocole créant le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine porte sur la Force africaine en attente dont l’un des volets du mandat est l’assistance humanitaire pour atténuer les souffrances des populations civiles dans les zones affectées par les conflits et par les catastrophes naturelles. Nous tenons ici à souligner la prise de conscience des instances de l’Union africaine.

 

L’Afrique solidaire pourrait graver le « droit au secours » dans le marbre de la Charte de l’Union Africaine. L’Afrique visionnaire doit faire entendre sa voix dans ce débat, pourquoi pas en mai, à Nice, au prochain Sommet France-Afrique ?

 

*Jean PING est Président de la Commission de l’Union africaine

*Nicole GUEDJ est ancien ministre et Président de la Fondation Casques Rouges

Réponse

La face cachée des casques rouges

Par Jérôme Larché, médecin, membre du conseil d’administration de Médecins du Monde, chargé d’enseignement à Sciences-Po Lille


Les déclarations décomplexées en mars 2010 d’Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire Général de l’OTAN, qui considère que les ONG présentes dans le conflit en Afghanistan doivent devenir des auxiliaires des forces de la coalition en faisant du « soft power » [1], rappellent étrangement celles de Colin Powell en 2001 pour qui les ONG, et notamment les ONG américaines, étaient des « multiplicateurs de force » de la politique étrangère américaine. S’intégrant dans le cadre de la doctrine otanienne de« Comprehensive Approach », ces paroles ont suscité une vive et rapide protestation de la plateforme des ONG présentes en Afghanistan – ACBAR – qui a rappelé les engagements que les bailleurs et la communauté internationale, y compris les pays de l’OTAN, ont pris concernant notamment le respect des principes de l’action humanitaire. Dans le même esprit, mais heureusement avec un poids politique potentiel beaucoup moins fort et une aura médiatique plus ténue, certains auteurs [2] se sont prononcés récemment pour l’intervention de forces militaro-humanitaires internationales, dont la couleur des casques varie mais dont l’arrière pensée politique demeure.

 

En reprenant les arguments d’efficience, de performance, et de coordination, l’insuffisance structurelle en termes d’efficacité qu’auraient les acteurs humanitaires non-étatiques a été soulignée par Mme Guedj et l’idée d’un grand corps « expéditionnaire » militaro-humanitaire onusien avec des antennes sur chaque continent a été avancée. La réforme humanitaire des Nations-Unies, justifiée sur la base de ces mêmes arguments, et qui s’est traduit par la mise en place de l’approche sectorielle et la centralisation des fonds d’urgences, est pourtant encore en cours d’évaluation au sein des instances onusiennes. Quelle urgence y-a-t-il donc pour justifier pareille demande ? La « catastrophe sociale » [3] du tremblement de terre en Haïti ? Outre la « double peine » (catastrophe et pauvreté) dont ont été victimes les haïtiens, l’absence de contrôle civil sur les opérations de secours a favorisé un certain nombre de dérives contraires aux guidelines d’Oslo [4] : refus d’atterrir à des avions transportant des hôpitaux de campagne, moyens de secours de certains pays dédiés à la recherche de leurs compatriotes [5] , distribution de nourriture par hélicoptères [6], refus d’accès à des blessés dans les hôpitaux civils [7]. Fallait-il accepter, comme certaines ONG l’ont fait, une stratégie d’intégration des moyens logistiques subordonnée à un contrôle militaire, même si l’urgence était réelle et immédiate ? Il faut souligner que c’est la population haïtienne elle-même – et notamment celle des bidonvilles - qui a pu accéder et porter secours aux victimes de ce séisme, bien avant l’arrivée des premiers militaires américains et des équipes humanitaires internationales.

 

Quant à la position de Patrick Aeberhard, elle me semble « révolutionnaire », dans le sens où, malgré ses fonctions d’ancien Président de Médecins du Monde, il a opéré depuis des années une révolution copernicienne dans sa façon d’aborder les principes fondamentaux de l’action humanitaire. Se référer à l’agonie médiatique de la petite Omayra pour justifier une « militarisation supranationale de l’aide humanitaire » parait également pour le moins inadapté. En affirmant de plus que les ONG ne sont pas efficaces lors de catastrophes naturelles, et que leurs moyens financiers ont diminué, il pense faire la démonstration de la nécessité d’une « force internationale humanitaire de réaction rapide », justement sur le modèle des casques rouges qui pourraient préfigurer cette nouvelle « force d’intervention ».

 

Malheureusement, cette démonstration bicéphale ne convainc pas, tant par l’insuffisance des arguments développés - plus dogmatiques que basés sur des preuves - que par l’inadéquation des solutions proposées. La militarisation et la subordination de l’action humanitaire au politique deviendraient donc indispensables pour des raisons d’efficacité et de coordination ? Si le souhait de ces auteurs est d’établir de nouvelles normes en matière d’intervention humanitaire, quelques rappels sont nécessaires, à la fois sur la façon dont s’édictent de nouvelles normes mais aussi sur la manière dont les humanitaires composent leurs relations avec les militaires. En effet, même si Nicole Guedj et Patrick Aeberhard utilisent un champ sémantique large, du militaire à l’humanitaire en passant par le médiatique, l’énonciation d’une norme n’est pas l’édiction d’une norme et il convient de confronter ce discours – et les valeurs qu’il porte – à d’autres discours, et surtout à une mise en perspective avec la réalité. Cette réalité est multiple, complexe, et bien sûr non linéaire. En 2006, les guidelines d’Oslo ont défini le cadre dans lequel les acteurs humanitaires pouvaient utiliser des moyens militaires, et notamment logistiques, en dernier ressort, lors de catastrophes naturelles. En 2003, les guidelines du « Military and Civil Defence Assets » [8] ont permis de préciser les interactions entre militaires et humanitaires en situation d’urgence complexe. Loin d’être dépassée, la validité de ces textes a été récemment rappelée dans le « Consensus Humanitaire Européen » [9], signé en janvier 2009 par les 27 Etats membres de l’Union Européenne, les députés du Parlement Européen, et le Conseil de l’Europe. En mai 2009, c’est au tour de VOICE [10], plateforme de 85 ONG européennes, de se positionner politiquement sur la question des relations entre militaires et humanitaires. Encore plus récemment, Médecins du Monde a adopté également un texte formalisant le cadre des relations civilo-militaires, notamment lors de situations de conflits et de catastrophes naturelles.

 

Reprendre les arguments de la moralité pour justifier une action militaro-humanitaire n’est pas une idée nouvelle. Lorsqu’elle a été formulée, elle paraissait même une bonne idée… Pourtant, censé devenir une norme au bénéfice des populations, le droit d’ingérence s’est peu à peu transformé, au lendemain de la chute du Mur de Berlin, en norme hégémonique, centralisée, qui a fonctionné comme un instrument pour les Etats, et non plus comme un soutien aux populations. Paradoxalement, le droit d’ingérence a réaffirmé ces dernières années, aussi bien en Irak qu’en Afghanistan, la primauté de la puissance des Etats et de l’intérêt gouvernemental (ou intergouvernemental) sur les convictions. Même la volonté réelle d’implication des pays occidentaux dans les missions de maintien ou d’imposition de la paix de l’ONU est remise en cause par les lobbys de sociétés militaires privées qui démontrent, chiffres à l’appui, la très faible proportion de militaires occidentaux présents dans ces missions [11] , dont la crédibilité internationale est peu contestable. Plutôt que de répondre au dogmatisme par du dogmatisme, il convient donc d’y opposer du pragmatisme et des solutions alternatives. Du pragmatisme certes, mais basé sur des principes qui eux doivent rester intangibles. La réponse la plus rapide à une catastrophe naturelle est toujours celle des populations, et il convient donc de renforcer les mécanismes d’alerte, d’améliorer les capacités de « disaster preparedness » et de mobilisation des populations au niveau communautaire. Enfin, comme cela a été démontré pour les tremblements de terre [12], « les conditions de précarité socio-économiques des populations constituent le principal facteur de vulnérabilité (et donc de mortalité) lors de ces catastrophes, au final très peu « naturelles »... mais très sociales » [13]. Concernant les relations avec les militaires, force est de constater que nous évoluons sur les mêmes terrains mais avec des mandats et des objectifs radicalement différents. C’est pourquoi il convient d’observer une « saine distance » avec eux, mais le dialogue que nous menons depuis un certain temps avec les militaires conventionnels (forces armées françaises ou de l’OTAN par exemple) permet une meilleure connaissance et compréhension de ces acteurs, sans rien céder à notre opposition aux processus de coordination que souhaitent imposer les approches intégrées (de certains Etats, de l’Union Européenne, de l’OTAN, et parfois des Nations Unies). Le dialogue mené avec des combattants « irréguliers » (rebelles du Darfour, talibans en Afghanistan, etc...) permet d’accéder aux populations dans des terrains complexes et dangereux. Les regards critiques, que nous pouvons porter par exemple sur les résultats de la réforme humanitaire, ou sur les insuffisances de la MONUC [14] ou de la MINUAD [15], ne nous empêchent pas de discuter avec les responsables des Nations Unies. Bref, il est possible d’avoir une parole contradictoire, responsable et force de propositions.

 

Les limites et les imperfections actuelles des ONG justifient-elles « de jeter le bébé avec l’eau du bain », et les ONG qui refuseront de transiger sur les principes de l’action humanitaire ou d’adhérer aux processus d’intégration passeront-elles pour des structures conservatrices, refusant d’évoluer avec leur temps ? En vérité, il ne s’agit pas d’une « Révolution des Affaires Humanitaires » [16] comme certains souhaiteraient le faire croire mais, au contraire, d’une régression de la capacité d’action et d’expression des sociétés civiles et ce, au détriment des populations.

 

Les propos de cet article n’engagent que son auteur.

 

[1] www.afghanaid.org.uk/news.ph...

[2] Articles de N. Guedj et J. Ping, et P. Aeberhard parus sur le site Grotius. Avril 2010 www.grotius.fr

[3] J. Larché « De la Louisiane à Haïti : des catastrophes sociales si peu naturelles…. » www.grotius.fr

[4] « The Use of Military and Civil Defence Assets In Disaster Relief – “Oslo Guidelines” 2006 http://www.coe-dmha.org/Media/Guida...

[5] Témoignages d’haïtiens entendus à la radio le 17/01/10

[6] Témoignage de Marie-Pierre Allier, Présidente de MSF-F (France Inter le 18/01/10)

[7] Témoignage sur France Inter le 18/01/10

[8] MCDA http://www.coe-dmha.org/Media/Guida...

[9] http://ec.europa.eu/echo/files/medi...

[10] VOICE www.voice.org

[11] Hormis la FINUL au Liban]X] ! Dans ce contexte, l’introduction de nouveaux acteurs militarisés intergouvernementaux (ou issus de sociétés militaires privées ?) sur des terrains de conflits ou de catastrophes naturelles, au mandat peu clair et au financement incertain, représente plus un problème qu’une solution.

De façon plus générale, les acteurs humanitaires doivent néanmoins rester vigilants sur cette volonté de changer les normes de l’humanitaire, car cela aurait pour corollaire de modifier les principes sur lesquelles ces dernières sont construites. De plus, il serait imprudent de minimiser l’impact discursif, notamment lorsqu’il devient répétitif et qu’il est repris par des personnalités comme Jean Ping[[Président de la Commission de l’Union Africaine

[12] Des chercheurs ont recensé tous les séismes survenus depuis 1900, en comparant les pertes humaines. Ils ont montré que la pauvreté constituait le premier facteur de risque de mortalité. P. Le Hir. « Catastrophe et pauvreté, la double peine ». Le Monde 23 janvier 2010

[13] J. Larché « De la Louisiane à Haïti : des catastrophes sociales si peu naturelles…. » www.grotius.fr

[14] Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo

[15] Mission des Nations Unies au Darfour

[16] Par analogie à la « Révolution des Affaires Militaires »

 

Retour aux dossiers du ROP