La contribution africaine aux opérations de paix: le cas de la MINUSTAH

La contribution africaine aux opérations de paix: le cas de la MINUSTAH

23 nov. 2011 - 25 nov. 2011

École d’automne à l’Université de Montréal présidée par M. Edmond Mulet

 

 

Le Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP), en collaboration avec le Centre Pearson pour le maintien de la paix, organise une École d’automne portant sur La contribution africaine aux opérations de paix : Le cas de la MINUSTAH. Cette activité a lieu du 23 au 25 novembre 2011 à l’Université de Montréal.

Présidée par M. Edmond Mulet, Sous-secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, cette École proposera donc d’examiner et d’approfondir l’analyse des contributions africaines, notamment en termes de capacités civiles, dans les domaines de la police, des systèmes judiciaire et carcéral ainsi que du renforcement des capacités de gouvernance et de médiation aux niveaux local et national. Les enseignements tirés de ces ateliers permettront de mener une réflexion transversale sur les enjeux et les défis de la participation des états africains francophones à ce genre d’opération.

Chaque séance sera co-animée par un chercheur et un praticien oeuvrant au sein de la MINUSTAH. La formation visera une dizaine de représentants des ministères des affaires étrangères, de la défense, de la sécurité intérieure et de la Justice, de quatre pays africains francophones soit le Burkina Faso, le Mali, le Bénin et le Sénégal. Par ailleurs, l’école sera également ouverte à quelques spécialistes de la question au Canada (MAECI, centres de recherche, ONG, etc.) afin de favoriser le dialogue et le partage d’expérience.

Contexte de l'activité

 

L’intérêt des États africains pour les questions de paix et de sécurité se confirme depuis plusieurs années. Non seulement l’Union africaine a-t-elle développé sa structure et ses institutions à cet effet mais plusieurs pays du continent se sont dotés de capacités d’intervention militaire, policière et civile. Essentiellement déployées sur le continent, les ressources militaires et civiles des États africains francophones participent à ce regain d’intérêt et au développement concomitant de capacités d’intervention.


Toutefois, les pays francophones d’Afrique sont également présents dans une opération de paix à l’extérieur du continent, la MINUSTAH. Parmi les pays contributeurs d’effectifs à la MINUSTAH et membres de l’OIF, on compte notamment le Rwanda, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, la Guinée, Madagascar, l’Égypte, le Tchad, le Cameroun, le Burundi, et la Centrafrique. En septembre 2011, les États africains, notamment francophones, fournissaient près du tiers du personnel civil international des Nations unies déployé au sein de la MINUSTAH.


Alors que la question du partage équitable des responsabilités pour les opérations de paix se pose à l’ONU et que le DOMP sollicite la contribution des organisations régionales à l’effort collectif, une réflexion axée sur l’expérience des pays africains en Haïti nous permettrait de mieux évaluer les conditions et le contexte dans lesquels les acteurs africains peuvent contribuer à cet effort collectif. À noter à cet effet, la particularité de la contribution africaine qui ne se limite pas à des ressources policières mais couvre également plusieurs domaines civils qui seront privilégiés dans nos analyses et débats.