
Les « nouvelles opérations de paix » : détournement ou mutation d’une formule de coopération internationale ?
Mardi 11 et mercredi 12 mai 2010, Montréal
Au cours des quinze dernières années, la multiplication des opérations de paix (OP) et leur évolution ont transformé ce concept à un point tel que l’on peine à en reconnaître les caractéristiques fondamentales établies par la pratique onusienne depuis près d’un demi-siècle. La définition contemporaine d’une OP a été passablement modifiée, alors qu’un nombre important de nouveaux acteurs s’y sont impliqués, et que les tâches accomplies par les contingents civils et militaires mobilisés se sont à la fois diversifiées et complexifiés. Une série de bouleversements internationaux ont eu des répercussions variables sur les OP. Alors que la fin de la guerre froide laissait présager une coopération renouvelée dans le domaine de la sécurité collective, l’incapacité des grandes puissances à coordonner leurs actions dans le cadre onusien et d’ainsi fournir des réponses adéquates aux menaces « à la paix et la sécurité internationales » a rapidement déçu les attentes. En dépit des initiatives de l’ONU pour rationaliser l’action internationale, avec les missions dites intégrées, certaines failles sont rapidement apparues au grand jour, mettant par le fait même au ban une formule dans laquelle l’ONU jouait le rôle central. Le glissement des actions du maintien de la paix vers des opérations plus musclées d’imposition de la paix, notamment celles de l’OTAN, aura testé les limites de la coopération internationale en matière de sécurité collective dans un cadre onusien. On assiste donc à une division croissante du travail entre l’ONU et les organisations régionales. Parmi les conséquences, on note la séparation des tâches entre les pays du Sud, fournisseurs des contingents de Casques bleus de l’ONU, et les pays du Nord, préférant placer leurs troupes sur d’autres théâtres d’opération et sous d’autres bannières, celle de l’OTAN notamment.
Mardi 11 mai 2010
09:00 - 12:00
Panel 1 : Évolution et enjeux des opérations de paix contemporaines
Université de Montréal,
pavillon Roger Gaudry (RG)-N615
Présidence/animation : Kathia LÉGARÉ, Université Laval
Communications
09:15 Jean-François THIBAULT, Université de Moncton
L’évolution des opérations de paix et l’ambivalence de l’usage de la force
09:35 Lori-Anne THÉROUX-BENONI
L’évolution des opérations de maintien de la paix vue par les pays du NAM
09:55 Richard GARON et Kathia LEGARÉ, Université Laval
La Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) et l’Operation Enduring Freedom (OEF) en Afghanistan : une confusion des rôles ?
10:15 David MORIN, Université de Montréal
Espace francophone et maintien de la paix : état des lieux
10:35 Marc-André BOISVERT, Swedish National Defence College
De nouveaux outils pour de nouvelles missions : vers une méthodologie d’évaluation des missions de paix axées sur les peacekept
Panel 2 : La transformation des modes d’intervention : « nouveaux » acteurs, nouvelle répartition des tâches
13:15 François AUDET, UQAM
Maux de tête chez les humanitaires : l’espace humanitaire et les opérations de paix
13:35 Mélanie CATHELIN
La gestion de la sécurité politique en Afrique : évolutions et enjeux des nouvelles formes de maintien de la paix
13:55 Etienne TREMBLAY CHAMPAGNE
Le renforcement des capacités civiles africaines, un aspect méconnu des opérations de paix
14:15 Marie-Louise TOUGAS, Université Laval
La compagnie privée de sécurité au cœur des opérations de paix : entre ambiguïté et responsabilité, réponses du droit international
14:35 Justin MASSIE, Université d’Ottawa
La Francophonie, un nouvel acteur dans la résolution des conflits ?
Mercredi 12 mai 2010
Panel 3 : L’interaction entre acteurs locaux et internationaux dans les opérations de consolidation de la paix
09:15 - 12:00
Roger-Gaudry (RG)-G415
09:30 Nicolas LEMAY-HEBERT, UQAM
Société locale, « coquille vide » et administration internationale : quand la consolidation de la paix prend la forme d’un protectorat international
09:50 Kathia LÉGARÉ, Université Laval
Transformation des stratégies locales et internationales en Bosnie-Herzégovine
10:10 Marc-André ANZUETO, Université de Montréal
De la MINUGUA (Mission de vérification des Nations unies au Guatemala) à la CICIG (Comisión Internacional contra la Impunidad en Guatemala) : limites et avancées dans la lutte contre l’impunité au Guatemala
10:30 Thomas POULIN, UQAM
Les défis de la consolidation de la paix en afghanistan
Panel 4 : Apports des approches critiques et des approches de genre au débat sur le maintien de la paix contemporain
13:15 Marc JEANNOTTE, UQAM
Les auteurs « critiques » face aux approches traditionnelles dans l’analyse des opérations de paix
13:35 Maxime RONDEAU, Université Laval
La construction identitaire du soldat de la paix : les trajectoires canadienne et américaine
13:55 Joan DEAS
Peut-on être une femme et mener une médiation au Moyen-Orient ? Genre et médiation de conflit : le cas israélo-palestinien
14:15 Mélanie COUTU, UQAM
Genre et désarmement : la nécessité de surmonter les préjugés face aux femmes et jeunes filles dans les conflits armés
14:35 Sophie TOUPIN, Pearson Peacekeeping Centre
Les femmes UNPOL (Police des Nations unies) : vecteurs de la mise en oeuvre de la résolution 1325