L’action de la MINUSTAH depuis le tremblement de terre

Namie Di Razza

14 juin 2013

 

Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a-t-il fait de l’entreprise de consolidation de la paix en Haïti le rocher de Sisyphe de l'ONU? La MINUSTAH travaillait depuis 6 ans à la stabilisation du pays, par une action robuste contre l’insécurité issue de la crise politique de 2004, contre la violence criminelle et sociale, et par le renforcement des capacités de l’Etat. Les criminels et chefs de gang les plus notoires avaient été arrêtés, les élections avaient été reconnues comme démocratiques et régulières, la restructuration de la Police Nationale d’Haïti (PNH) était bien engagée avec la formation et la certification de nombreuses promotions, comme celle de la justice, consacrée par l’adoption de trois lois de réforme. Il ne manquait plus – certes une tâche des plus capitales et compliquées – que d'entreprendre des actions de développement, ce que la MINUSTAH avait initié par ses projets à impact rapide. L’ONU allait étudier le départ de sa "mission de maintien de la paix", puisqu’il s'agissait désormais davantage de satisfaire des besoins socio-économiques qu'un besoin de pacification militaire.

 

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Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a-t-il fait de l’entreprise de consolidation de la paix en Haïti le rocher de Sisyphe de l’ONU ? La MINUSTAH travaillait depuis 6 ans à la stabilisation du pays, par une action robuste contre l’insécurité issue de la crise politique de 2004, contre la violence criminelle et sociale, et par le renforcement des capacités de l’Etat. Les criminels et chefs de gang les plus notoires avaient été arrêtés, les élections avaient été reconnues comme démocratiques et régulières, la restructuration de la Police Nationale d’Haïti (PNH) était bien engagée avec la formation et la certification de nombreuses promotions, comme celle de la justice, consacrée par l’adoption de trois lois de réforme. Il ne manquait plus – certes une tâche des plus capitales et compliquées – que d’entreprendre des actions de développement, ce que la MINUSTAH avait initié par ses projets à impact rapide. L’ONU allait étudier le départ de sa "mission de maintien de la paix", puisqu’il s’agissait désormais davantage de satisfaire des besoins socio-économiques qu’un besoin de pacification militaire.

 

Or, le séisme de l’année dernière, en l’espace d’une seule minute [1], a tout ébranlé, s’il n’a pas tout anéanti. En touchant Port-au-Prince, qui avait concentré la majorité des efforts de peacebuilding, il ne pouvait mieux accabler le pays tout entier, matériellement, humainement et socialement. En provoquant la mort de 222,570 personnes [2], le déplacement d’1,3 million d’Haïtiens dans 1300 camps improvisés [3], et des dommages à 230,000 bâtiments dans une ville où les infrastructures étaient les plus développées du pays, ce séisme a replongé Haïti dans le chaos dont elle se relevait à peine.

 

Face à cette crise majeure, comment s’est adaptée la MINUSTAH ? La destruction du Palais Présidentiel, comme celle du quartier général de la MINUSTAH, ainsi que la mort de 101 fonctionnaires onusiens, dont le chef de la MINUSTAH Hédi Annabi, sont le signe tragique d’une communauté de destin désormais scellée, entre Haïti et l’ONU. La MINUSTAH, après le séisme, était vouée à rester, et à faire encore plus pour son relèvement : de fait, elle "a fait des efforts extraordinaires pour rétablir ses capacités et a agi résolument pour répondre aux besoins" après le séisme [4].

 

La Mission s’est-elle donc, sans en avoir réellement le choix, définitivement engagée dans le relèvement socio-économique d’Haïti, et, d’une Mission de paix et de stabilisation, est-elle devenue une Mission humanitaire de reconstruction ? Quelles nouvelles tâches le Conseil de Sécurité (CS), réagissant pour reconfigurer la mission avec 3 résolutions dans l’année, a-t-il confiées à la MINUSTAH ?

LA MISE EN ŒUVRE DE L’AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE

La priorité après le séisme fut en effet d’organiser les premiers secours [5]. En plus des 300 volontaires d’autres opérations et du siège redéployés en Haïti [6], le CS autorise immédiatement l’envoi des renforts – jusqu’à un total de 8940 militaires et 3711 policiers – pour les "efforts immédiats de relèvement, de reconstruction et de stabilisation" [7].

 

La base de soutien logistique de la MINUSTAH à Port-au-Prince est devenue le centre d’opérations pour la plupart des intervenants humanitaires, onusiens ou non. Des unités militaires et civiles spécialisées ont immédiatement effectué des opérations de recherche et sauvetage, l’aménagement d’hôpitaux de campagne et l’ouverture de ses installations médicales aux victimes, et contribué à remettre en état les infrastructures essentielles, les communications et les axes routiers. Les Casques Bleus ont de même assuré la sécurité des opérations humanitaires, transporté les conteneurs remplis de dons et procédé à la préparation des sites d’accueil. L’ONU a installé 11,000 latrines, distribué 376,000 bâches, plus de 45,000 tentes, du matériel de cuisine et d’hygiène de base, une aide alimentaire à 4,3 millions de personnes, de l’eau potable à 1,2 million et un abri d’urgence aux déplacés [8] .

 

L’aide humanitaire a ainsi été intégrée pleinement, et assumée explicitement, dans le cadre de l’approche intégrée du peacebuilding. Selon la Résolution 1944, "il est essentiel de réaliser des progrès en matière de relèvement et de reconstruction d’Haïti pour instaurer durablement la stabilité", "la sécurité [devant] aller de pair avec le développement". "Le soutien sans faille aux opérations humanitaires et au relèvement" a ainsi constitué une priorité pour la MINUSTAH [9].

LE RÔLE DES COMPAGNIES DE GÉNIE

Si la mission a contribué aux premières actions humanitaires, elle a même été plus loin dans ses ambitions de reconstruction, en exploitant pleinement ses moyens et capacités, "notamment ses ingénieurs" [10].

 

Les renforts ont ainsi inclus des compagnies de génie, fournies par le Brésil, le Japon, la Corée, le Chili ou l’Equateur. Au besoin, ceux-ci ont pu jouer "un rôle capital en évacuant les débris", ou "en préparant des sites permettant d’accueillir les habitants" [11]. Ils ont de même remis en état 56 canaux de drainage – dont ont été déblayés 4,730 m3 de débris – ou construit des buses, des digues, et 2000 murets de pierres sèches le long de plus de 45 km de ravines, pour prévenir les inondations à Port-au-Prince, Jacmel ou Léogâne . De grands travaux tels que la rénovation des routes, ou la réfection du pénitencier national, de l’école nationale de police et de 50 commissariats, ont aussi été menés.

 

Les projets à impact rapide, dont la pratique avait été initiée lorsque la crise politique et sécuritaire se résorbait et que des petites activités de redressement ont été possibles, ont ainsi été consacrés dans leur usage massif, voire prioritaire par la MINUSTAH [12] .

LA MINUSTAH, SUBSTITUT DE L’ETAT ? 

La MINUSTAH aurait-elle été encline à se substituer à l’Etat défaillant après le séisme ? Acteur humanitaire, entrepreneur des actions de reconstruction, l’opération a en effet beaucoup fait pour soutenir les capacités étatiques décimées, alors qu’un tiers des 60,000 fonctionnaires auraient péri [13], et que la plupart des bâtiments officiels (Palais national, Cour suprême, Palais de justice, Parlement, tribunaux, commissariats et ministères) ont été détruits. Ainsi, la résolution 1927 invite la MINUSTAH à fournir à la demande du gouvernement haïtien "l’appui logistique et les compétences techniques voulus pour l’aider à poursuivre ses activités".

 

La Mission a notamment mis à disposition ses moyens, comme des logements, des véhicules, des bureaux, et du matériel, dont l’accès a été garanti à titre provisoire pour les fonctionnaires haïtiens. Elle a de même aidé à reconstruire cinq bâtiments temporaires pour le Ministère de l’intérieur [14]. Un appui logistique direct a aussi été fourni à la PNH et aux institutions judiciaires et pénitentiaires, dont une grande partie des activités s’était arrêtée, du fait des dommages subis par les infrastructures. La MINUSTAH a de fait fourni du matériel de bureau, participé à la recherche des dossiers et aux travaux de rénovation d’urgence des tribunaux et de trois prisons. Les audiences pénales et correctionnelles ont ainsi pu reprendre à Port-au-Prince dans des locaux de fortune [15].

 

Des experts de la MINUSTAH ont par ailleurs été détachés dans les ministères, commissariats et postes-frontières, afin d’améliorer les services et la gouvernance, cette assistance pouvant durer jusqu’à deux ans. Des avis techniques ont été offerts aux comités de gestion de la catastrophe, pour l’identification et la gestion des sites d’installation des camps [16]. Les institutions judiciaires ont reçu des conseillers pour l’examen des affaires suite au séisme, telles que les évasions de détenus, les problèmes de succession et litiges fonciers ou les disparus [17]. Enfin, des spécialistes des douanes ont été dépêchés auprès du Ministère de l’économie afin d’enrayer le transbordement de drogue.

 

Cependant, comme pour prévenir toute critique et ne pas s’afficher comme substitut de l’Etat et principal fournisseur de ressources pour Haïti, l’ONU a insisté sur la ponctualité de ces mesures, qui ne sont qu’une "aide palliative", "offerte en attendant" et représentant "moins de 1% du budget" de l’opération .

PRÉVENTION DE LA VIOLENCE

Dans des contextes de crise aigue telle que celle produite par le séisme, le dénuement et le chaos peuvent rapidement conduire à une recrudescence de la violence, que ce soit sous la forme de pillages, d’émeutes ou de criminalité.

 

En tant que mission de paix, la MINUSTAH a ainsi aidé la PNH à maintenir la sécurité et l’ordre public. Les patrouilles ont été renforcées dans des endroits clefs comme les banques et entrepôts. Mais surtout, la Mission s’est engagée à prévenir toute résurgence de violences sociales et communautaires [18], notamment dans douze zones prioritaires, avec des projets à forte intensité de main d’œuvre, un nouveau programme d’encadrement des entrepreneurs et la formation professionnelle de centaines de jeunes [19]. La MINUSTAH a par ailleurs repris ses activités de communication et d’information, avec des campagnes de mobilisation sociale pour promouvoir non-violence, tolérance et paix, par exemple par la projection dans 20 camps d’une série télévisée [20], et surtout par la radio MINUSTAH FM, qui émet désormais en permanence, au lieu des 36 heures hebdomadaires.

PROTECTION DE LA POPULATION DÉPLACÉE

Malgré tout, de nouvelles menaces à la sécurité des populations ont émergé comme conséquences directes du séisme. En effet, l’évasion de prisons de 5409 prisonniers [21] pendant la catastrophe, dont d’anciens meneurs de gangs, a conduit à une nette recrudescence de la violence. Les communautés, menacées de violences sexuelles, de kidnappings contre rançon ou d’agressions, ont même collaboré avec la MINUSTAH pour faciliter l’arrestation de ces individus [22]. De nombreux camps, comme ceux de Cité-Soleil ou Martissant, sont devenus dangereux la nuit, et le surpeuplement, la dégradation des conditions de vie et le manque d’éclairage n’arrangent rien.

 

Ainsi, le CS a demandé à la MINUSTAH de se concentrer sur la protection civile, notamment des déplacés. La Police des Nations Unies a été renforcée pour faire face aux nouvelles menaces, qui relèvent davantage de maintien de l’ordre que de "maintien de la paix". 2180 agents de police ont ainsi été envoyés en renfort dans l’année. Le concept d’opération actualisé [23] fixe comme nouvelles priorités d’arrêter les détenus et de répondre à la violence en bandes, et surtout d’installer une présence policière visible à long terme pour protéger la population, notamment dans les 7 plus grands camps de Port-au-Prince. Des patrouilles mobiles quotidiennes sont menées dans 18 autres camps sur les 70 sites déclarés prioritaires, ainsi que des patrouilles mixtes à pied et des opérations de ratissage. La composante militaire a de même fourni des patrouilles permanentes [24] , semi-permanentes et inopinées dans 863 camps, et des services de sécurité statiques.

 

En plus de lutter contre l’insécurité physique, la MINUSTAH protège par ailleurs les déplacés contre les expulsions de force [25], en jouant les médiateurs avec les propriétaires fonciers, et en délivrant des formations sur les droits des déplacés pendant la réinstallation, aux administrateurs de camps, aux observateurs de droits de l’homme et aux fonctionnaires. L’opération œuvre en parallèle pour la réinstallation dans des locaux durables, en s’efforçant de réorienter l’assistance hors des camps et de construire des abris de transition plus solides (139,000 prévus pour mi-2011).

 

Enfin, la section Droits de l’homme, dont les priorités stratégiques d’avant le séisme (renforcement des politiques publiques et des moyens d’action de la société civile) ont été modifiés, œuvre également pour assurer une protection directe. Actions contre la traite et les adoptions illégales, aide aux victimes de violence sexuelle pour le dépôt de plainte, visites et enquêtes sont de fait menées par la MINUSTAH, qui, in fine, mène un rôle de chef de file dans le domaine de la protection humanitaire.

PROTECTION SANITAIRE : LES DÉFIS DU CHOLÉRA [26]

La protection de la population a aussi inclus, à l’automne, la protection sanitaire face à l’apparition du choléra. Pour répondre à l’épidémie, la MINUSTAH a non seulement fourni la sécurité et la logistique nécessaires pour le transport de matériel et de personnel dans les zones difficiles d’accès (par bateau, hélicoptère et camion [27]), et dans les centres de distribution, mais a aussi directement distribué le matériel pour lutter contre la propagation. Ainsi, la MINUSTAH a procédé à la distribution quotidienne de milliers de litres d’eau potable dans les centres de santé et les communautés affectées, ou à l’installation de tentes d’accueil et de latrines dans l’Artibonite. De même, la Mission a participé aux travaux de génie, comme dans le Centre où les ingénieurs militaires brésiliens et chiliens ont mis à niveau les terrains pour les centres de traitement du choléra. Enfin, l’opération a investi les activités de prévention et d’information, comme à Léogâne où elle a utilisé des radios et des camions dotés de micros pour informer les populations sur la prévention de la propagation du choléra. Elle a notamment répondu aux critiques à l’encontre du bataillon népalais, accusé d’être à l’origine de l’épidémie, en multipliant les tests sur ses troupes pour rassurer l’opinion publique, même si la rumeur est restée tenace et doit encore faire l’objet d’études indépendantes.

LE DÉFI DES ÉLECTIONS POUR L’AVENIR DE LA MINUSTAH


La MINUSTAH est-elle donc au fond vouée à assurer la reconstruction d’Haïti ? "Le succès de la MINUSTAH et, à terme, son démantèlement, sont liés aux réalisations de l’effort de reconstruction". Mais l’objectif est en réalité bien de "combler les vides", " jusqu’en juin 2011", "en attendant que de nouvelles structures soient en place pour appuyer les capacités d’Haïti" [28]. Rappelons-le, les élections de 2006 avaient été le point de départ du redressement d’Haïti. Le même pari a ainsi été fait en 2010. Des bons offices aux conseils techniques et à la reconstruction des bureaux de votes, en passant par la mise à jour des listes électorales et des mesures pour les personnes déplacées ou sans documents d’identité, de la protection des observateurs électoraux et des bureaux de vote à la mise en disponibilité du matériel électoral, tout a été entrepris par la MINUSTAH.

 

Or, les controverses sur certaines urnes problématiques, et surtout à l’annonce de l’élimination au premier tour des présidentielles du chanteur populaire Michel Martelly, arrivé en troisième position, ont provoqué des contestations fortes et une crise politique dont le pays se serait bien passées. Alors que ces résultats doivent être réévalués par l’OEA, il apparaît bien, un an après le séisme, qu’Haïti est encore loin d’avoir regagné en autonomie institutionnelle et démocratique.

 

La MINUSTAH peut-elle alors indéfiniment prendre en charge les nombreux besoins d’Haïti, en l’absence d’institutions robustes ? Une opération de paix a de fait une raison d’être limitée, et ne peut tout supporter. En effet, si elle est en un sens devenue une mission sociale, la MINUSTAH doit se concentrer impérieusement sur le renforcement des capacités des institutions haïtiennes, dans l’optique d’un transfert progressif des responsabilités qui a subi il y a un an un coup d’arrêt, voire un retour à zéro.

 

 

Namie Di Razza - Diplômée de Sciences Po en relations internationales. Elle travaille présentement pour Oxfam France. Elle est l’auteur de L’ONU en Haïti depuis 2004 : ambition et déconvenues des opérations de paix multidimensionnelles, L’Harmattan, 2010.

10 janvier 2011


Références

[1] Le séisme a touché Port-au-Prince, Petit Goâve, Grand Goâve, Léogâne, Jacmel, Miragoâne.

[2] Rapport du Secrétaire général (SG), S/2010/200, 22 avril 2010.

[3] Rapport du SG, S/2010/446, 1er septembre 2010.

[4] SG, S/2010/200. Le personnel de la MINUSTAH a dû être relogé dans un camp et un bateau affrété temporairement, voire évacué à Saint Domingue, où a été mis en place un bureau d’appui.

[5] SG S/2010/200.

[6] Edmond Mulet, Sous-secrétaire général au Bureau des opérations du DPKO, a été nommé Représentant spécial du Secrétaire général par intérim. Ibid.

[7] SG, S/2010/446, et Résolution du CS, S/RES/1908, 19 janvier 2010.

[8] SG, S/2010/446

[9] SG, S/2010/200

[10] CS, Résolution 1944, S/RES/1944, 14 octobre 2010.

[11] La MINUSTAH a préparé le terrain de 3 camps pour 14 000 déplacés à Port-au-Prince, et a développé des projets d’atténuation pour améliorer le terrain du camp de Pétionville-Club. SG, S/2010/446.

[12] Ibid.

[13] Selon le gouvernement, SG, S/2010/200

[14] SG, S/2010/446

[15] Ibid.

[16] SG, S/2010/200

[17] La formation des juges de paix a d’ailleurs repris en juillet. SG, S/2010/446

[18] CS, S/RES/1944

[19] 44 000 travailleurs des bidonvilles ont été employés dans ces projets. SG, S/2010/446

[20] Ibid.

[21] Sur un total de 8535 détenus. Le 11 août, 629 évadés avaient été repris, Ibid.

[22] International Crisis Group (ICG), "Haïti : Stabilisation et Reconstruction après le tremblement de terre", Rapport Amérique latine/Caraïbes 32, 31 mars 2010.

[23] SG, S/2010/446

[24] A Jean Marie Vincent, Champs de Mars, Pétionville et Sainte Bernadette

[25] SG, S/2010/446

[26] Department of Peacekeeping Operations, http://www.un.org/en/peacekeeping/m...

[27] Grand Saline dans l’Artibonite, très touchée par l’épidémie, était de fait seulement accessible par bateau. Les Casques Bleus uruguayens ont donc transporté des bouteilles d’eau, du savon, des tablettes de purification d’eau et matériel de réhydratation par bateau. DPKO, Art.cit.

[28] SG, S/2010/446].

Voilà pourquoi tant d’efforts ont été faits pour la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010, qui ont été considérés comme une des priorités de l’opération, si ce n’est la priorité principale sur laquelle insistent toutes les résolutions et tous les rapports onusiens. Ces élections devaient représenter cette "condition décisive de la consolidation d’un climat politique stable, dans lequel les efforts de relèvement et de reconstruction puissent progresser"[[CS, S/RES/1944

 

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