Historique
Suite à la création de l’État d’Israël, plusieurs conflits éclatent entre le nouvel État et ses voisins arabes. Ces conflits, à l’origine intercommunautaire, se généralisent et deviennent des guerres israélo-arabes. Pour mettre fin à ce cycle de violence, plusieurs tentatives d’offrir une paix durable à la région voient le jour. Ainsi, la signature des accords de Camp David le 17 septembre1978 par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin, sous la médiation du président américain Jimmy Carter, puis du Traité de paix en 1979, marque la fin de l’état de guerre entre l’Égypte et Israël. L’Égypte devient ainsi le premier pays arabe à reconnaître Israël et à signer un traité de paix avec ce dernier.
Le Traité de paix prévoit le retrait des troupes israéliennes du Sinaï et entérine la reconnaissance mutuelle de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance des deux États. Il délimite quatre zones, trois en Égypte (A, B et C) et une en Israël (D), à l’intérieur desquelles le niveau de personnel et d’équipement militaires autorisé est réduit. Il prévoit également le déploiement d’une force multinationale et d’observateurs des Nations Unies, dans son Annexe I, relatif au retrait israélien et aux arrangements de sécurité.
Cependant, alors que le mandat de la Seconde Force d’Urgence des Nations Unies (FUNU II) expire en juillet 1979, l’ONU n’a pas envisagé le déploiement d’une nouvelle force. Pendant près de deux ans, ce sont les Américains qui assumeront les responsabilités de la Force prévue dans le Traité de Paix. Le 18 mai 1981, le président du Conseil de sécurité annonce l’échec des tractations visant à établir la mission onusienne. Des négociations entre l’Égypte, Israël et les États-Unis aboutissent à la création d’une force multinationale et d’observateurs (FMO), financée en majeure partie par les trois États.
Depuis le 1er juillet 2009, le Directeur général de la Force multinationale, nommé conjoitement par l’Égypte et Israël, est le diplomate américain David M. Satterfield. Basé à Rome, il a deux représentants, un au Caire et l’autre à Tel-Aviv. Le Directeur général est assisté par un Commandant de la Force, qui a rang d’officier général, et qui commande la FMO sur le terrain. Depuis le 1er mars 2010, ce rôle est assuré par le Major-Général Warren J. Whiting, de nationalité néo-zélandaise. Le quartier-général de la Force se trouve à El Gorah, au Camp nord.
La FMO est actuellement composée de contingents provenant de 11 pays (Australie, Canada, Colombie, États-Unis, France, Hongrie, Italie, Nouvelle-Zélande, République des îles Fidji, République thèque et Uruguay). La FMO, en date du rapport annuel 2009 de la Force, compte 1662 hommes. La majorité des troupes est basée au Camp nord de la Force, à El Gorah. Un Camp sud se trouve près de Sharm-el-Sheikh.
Mandat
La mission de la Force multinationale et d’observateurs est celle qui a été dévolue à une éventuelle force onusienne par l’Annexe I du Traité de paix entre l’Égypte et Israël signé en 1979. Elle consiste à veiller au respect des limitations en troupes et matériels militaires dans les zones établies par le Traité, à rendre compte des violations éventuelles, et assurer la libre circulation dans le Détroit de Tiran et à l’entrée du Golfe d’Aqaba.
11 mai 2010