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OTAN :  fiche d'information et structure
Organisation du Traite de l’Antlantique Nord


Selon le préambule du Traité, les Alliés ont pour objectif de promouvoir des relations pacifiques et amicales dans la zone de l’Atlantique Nord. Parmi les tâches fondamentales de l’Alliance, figure la gestion des crises : se tenir prête, au cas par cas, et par consensus, conformément à l’article 7 du Traité de Washington, à contribuer à la prévention efficace des conflits et à s’engager activement dans la gestion des crises, y compris des opérations de réponse aux crises.

Étapes de l’élargissement

Depuis sa création, l’Alliance s’est peu à peu élargie avec l’adhésion de : la Grèce et la Turquie (1952), la République fédérale Allemande (1955), l’Espagne (1982). La fin de la guerre froide et la dissolution du Pacte de Varsovie ont permis l’extension de l’Alliance à l’Est. Ainsi, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne ont intégré l’Alliance en 1999. Le 29 mars 2004, une nouvelle vague d’adhésions de pays d’Europe centrale et orientale incluant la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie a eu lieu. L’OTAN a par ailleurs mis sur pied des programmes de partenariats qui favorisent la coopération avec les pays non-membres et les autres organisations traitant des questions de sécurité.

Conçue initialement comme un dispositif de défense collective et de dissuasion face aux imposants contingents militaires massés à ses frontières, l’OTAN a été confrontée à une crise existentielle par la dissolution du bloc communiste en Europe de l’est. La réflexion qui s’en est suivie a eu pour enjeu la transformation de l’alliance en un mécanisme de sécurité collective, destiné éventuellement à intervenir militairement dans les conflits "hors-zone" (à l’extérieur des États membres).

Une redéfinition stratégique

Parmi les étapes importantes de ce réalignement notons la réunion ministérielle du Conseil de l’Atlantique Nord tenue à Oslo le 4 juin 1992 à la suite de laquelle les membres affirment que l’OTAN est disposée à contribuer aux missions de paix en collaboration avec d’autres organisations. Elle a été suivie de plusieurs autres communiqués dans le même sens.

Lors du sommet du cinquantenaire tenu à Washington du 23 au 25 avril 1999, un nouveau concept stratégique est dévoilé. Ce document d’orientation fondamental élargit la définition des menaces à la sécurité collective pour inclure celles issues des régions déstabilisées par des conflits. Il ouvre la porte aux interventions de l’OTAN à l’extérieur de son champ d’action traditionnel.

Cette évolution a été rendue possible par l’intervention de l’OTAN dans les conflits qui ont marqué l’éclatement de la Yougoslavie. L’alliance a depuis élargi son cadre d’action à l’extérieur du théâtre européen.

Structure

L’OTAN est dotée d’une Direction de gestion des crises et des opérations, rattachée à la Division des plans de défense et des opérations. Elle comprend une Section Gestion de crises, une Section Opérations du Conseil une Section maintien de la paix.

La Section Gestion des crises est chargée de la mise en œuvre, du suivi et du compte rendu de l’application des décisions du Conseil liées à la gestion des crises et à la préparation et à la conduite des opérations de l’OTAN. Elle joue également un rôle de liaison et de coordination avec les pays OTAN et non OTAN et les acteurs ou organisations internationales appropriés, telles que les Nations unies, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’Union européenne, l’Union de l’Europe occidentale, le Bureau du Haut Représentant et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La Section Opérations du Conseil contribue à la gestion des crises par l’OTAN en développant et en améliorant les procédures, l’organisation et les moyens nécessaires au Conseil et au Comité des plans de défense en vue de faciliter la consultation en périodes de tension et de crise.

La Section Maintien de la paix contribue au processus de gestion des crises en fournissant une planification stratégique conceptuelle et technique et des avis sur les opérations de soutien à la paix. Elle s’occupe également d’autres aspects des travaux de l’OTAN dans le domaine des opérations de réponse aux crises, y compris l’élaboration de la politique de l’Alliance dans le domaine du maintien de la paix et de la politique de CIMIC (coopération civilo-militaire). Elle assure un soutien au PMSC/Groupe ad hoc sur le maintien de la paix. Cette section maintient en outre des relations étroites avec d’autres organisations internationales telles que l’OSCE, les Nations unies et le HCR (Haut-Commissariat aux réfugiés).

Deux outils militaires sont prévus pour les opérations de paix : les Groupes de forces multinationales et interarmées (GFIM) et la Force de réaction rapide. Les GFIM ont été approuvés au Sommet de Bruxelles le 11 avril 1994. Il s’agit d’un concept alliant flexibilité et rapidité. Les GFIM sont organisés autour de tâches spécifiques aux missions de paix et peuvent intégrer des forces issues d’États non membres de l’OTAN. Au centre du dispositif figurent les QG GFIM, constitués d’un noyau auquel se rajouteront, au cas par cas, d’autres éléments provenant de quartiers généraux de l’OTAN ou de pays contributeurs.

Issue d’une proposition du Secrétaire Américain à la Défense, Donald Rumsfeld, en septembre 2002, La Force de réaction rapide de l’OTAN (NATO Response Force ou NRF) a été inaugurée le 15 octobre 2003. Elle devrait compter approximativement 25000 hommes, déployables sur court préavis (5 jours) et autonomes pendant 30 jours. Ses missions incluent des missions de défense collective mais également des missions hors-chapitre 5 de maintien et d’imposition de la paix partout dans le monde.


CÉRIUM - Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal OTAN - Organisation du Traité de l'Atlantique Nord Groupe de travail pour la stabilisation et la reconstruction (GTSR)


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