
| |
| |
|
Membres d’honneur du Réseau
|
Conseiller militaire de l’ONU, 1992-1995
|
Secrétaire général adjoint de l’ONU, 2004-2005
|
Envoyé spécial de l’ONU dans les Grands Lacs, 1996
|
Commandant de la FORPRONU, 1993-1994
|
Commandant de la MINUAR, 1993-1994
|
Vice-Secrétaire générale de l’ONU, 1998-2006
|
Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU, 2000-2008
|
Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU, 1997-2000
|
Représentant spécial de l’ONU et de l’UA pour la région des Grands Lacs, 1997-2002
|
Professeur de droit international (Paris XI) et auteur des "Casques bleus"
|
|
|
| |
|
À surveiller
|
Rapport de l’ONU sur le Népal
|
|
Rapport de l’ONU sur le Darfour
|
|
Rapport de l’ONU sur le Tchad et la Centrafrique
|
|
Rapport de l’ONU sur la Somalie
|
|
Élections présidentielles afghanes
|
|
|
Nouvelles du Réseau
|
UCL / CECRI Enseignement à distance, certificat universitaire - automne 2009
|
|
Publication d’un membre du ROP David Ambrosetti, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, juin 2009
|
|
Publication d’un membre du ROP Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, the MacMillan Center for International and Area Studies, Yale University, 18 mars 2009
|
|
Publication d’un membre du ROP Jean-François Thibault, Bulletin du Maintien de la Paix n°94, mai 2009
|
|
Publication d’un membre du ROP Monesty Junior Fanfil, Institut supérieur des Hautes Etudes Juridiques, Éditions L’Harmattan, mars 2009
|
|
|
|
|
|
5 juillet 2009
|
Somalie
Le Commandant de l’AMISOM, Francis Okello, a averti hier les insurgés somaliens qu’il y a « une limite » à ne pas franchir. Rappelant le mandat de l’AMISOM, il a déclaré que « si cette ligne est franchie, nous les attaquerons immédiatement ». Il faisait ces commentaires alors qu’au moins 23 personnes ont été tuées samedi et une cinquantaine blessées lors des combats entre les forces somaliennes et les groupes insurgés à Mogadiscio. En tout, les affrontements ont fait plus de 70 victimes depuis mercredi. Le Hizbul Islam a affirmé avoir repoussé la contre offensive gouvernementale et des témoins ont indiqué qu’Al-Shebab se rapprochait de plus en plus du palais présidentiel de Mogadiscio.
|
Afghanistan/Pakistan
Deux soldats britanniques de la FIAS ont été tués hier près de Gereshk, dans la province d’Helmand, alors qu’ils participaient à l’opération Griffe de panthère (Panchai Palang), en cours depuis le 23 juin. Le premier militaire a été victime d’un tir de roquette tandis que le second a été tué par une bombe. Quinze talibans ont également été tués dans la province. De plus, 16 démineurs afghans employés par l’ONU ont été enlevés à Gardez, dans la province de Paktia, alors qu’ils se déplaçaient entre les provinces de Paktia et de Khost. Au Pakistan, au moins six talibans sont tués par des bombardements aériens dans le Waziristan du nord et trois autres dans le district d’Orazkai. Un hélicoptère MI-17 transportant 26 militaires s’était écrasé dans cette zone vendredi.
|
Canada/Afghanistan
Le caporal-chef canadien Charles-Philippe Michaud, blessé par une mine le 23 juin alors qu’il effectuait une patrouille à pied dans la région de Panjwai de la province de Kandahar, succombe à ses blessures. Ce membre du Royal 22e Régiment, devenu le 122 militaire canadien tué en Afghanistan, avait d’abord été évacué à l’aérodrome de Kandahar, puis transféré au Centre médical régional de Landstuhl et à un hôpital de la ville de Québec.
|
Centrafrique
Le chef du Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC), Abdoulaye Miskine, a ratifié vendredi l’accord global de paix de Libreville, qui inclut depuis juin 2008 le gouvernement centrafricain et plusieurs groupes rebelles. Le FDPC, qui serait responsable d’une embuscade ayant tué 10 personnes en novembre 2008 près de Kabo, avait signé un accord bilatéral avec le gouvernement centrafricain en avril 2007 à Syrte.
|
États-Unis/Afghanistan
Deux soldats américains et une trentaine de talibans sont tués lors d’une « attaque complexe » contre un emplacement militaire du district de Zirok de la province de Paktika. Les assaillants ont d’abord fait usage d’armes légères et de tirs indirects, puis un d’entre eux a été tué alors qu’il tentait de se faire exploser au volant d’un camion. Les forces américaines ont notamment fait appel à des frappes aériennes. La FIAS a accusé les talibans d’avoir fait usage de phosphore blanc contre leurs positions.
|
Philippines
Au moins cinq personnes ont été tuées et 46 autres blessées lors d’un attentat à la bombe commis à la sortie d’une messe à la cathédrale de l’Immaculée Conception, dans la ville philippine de Cotabato. Accusés par les autorités philippines d’avoir organisé cet attentat dans le sud du pays, le Front Moro de libération islamique (MILF) nie toute responsabilité pour cet attentat qualifié « d’acte ignoble » par le pape Benoît XVI. Le MILF souhaite la création d’un territoire musulman dans le sud des Philippines, un pays à majorité catholique.
|
Soudan/Darfour
Une délégation irlandaise menée par l’ambassadeur d’Irlande en Égypte, Gerard Corr, arrive à Khartoum afin de mener des pourparlers à propos des humanitaires enlevés vendredi au Darfour. Les deux membres de l’organisation irlandaise GOAL sont Hilda Kawuki, d’origine ougandaise, et Sharon Commins, d’origine irlandaise. La délégation compte notamment discuter avec l’ambassadeur ougandais et avec plusieurs ministères soudanais.
|
|
|
|
|
|
Note d’analyse
Les leçons à tirer de l’EUFOR et de la MINURCAT
 Le Tchad et la République Centrafricaine, pays parmi les plus pauvres du monde, sont caractérisés depuis leur indépendance par une forte instabilité politique, une hétérogénéité de leurs populations, un faible niveau de développement et de nombreuses activités insurrectionnelles.
De nombreux mouvements rebelles, qui semblent être encouragés ou tout au moins hébergés par le Soudan, ne cessent de multiplier les attaques « coup de poing » dans la région Est du Tchad et dans le nord-est de la République Centrafricaine, avec la volonté claire de faire chuter les gouvernements en place. La plupart des conflits entre le gouvernement et ses opposants portent sur des luttes de pouvoir et de partage des ressources, conflits nourris et amplifiés par l’instabilité de la région, notamment due à l’enlisement de la crise du Darfour.
Cette crise de la province soudanaise a en effet débordé sur la frontière avec le Tchad et la République Centrafricaine, appelée zone des « trois frontières », entraînant le déplacement massif de populations et la concentration de centaines de milliers de réfugiés dans les camps à l’est du Tchad. Ce dernier est donc plus que jamais dominé par la violence et l’instabilité ; les forces rebelles, qui ont tenté sans succès pour le moment, de prendre la capitale, N’Djamena (située au sud-ouest du Tchad), à au moins deux reprises, n’ont pas abandonné cet objectif (la dernière tentative remontant à début mai). Les observateurs internationaux ont pu constater qu’elles sont armées et équipées d’un matériel étonnament moderne.
Rapport du GRIP
Quelques réflexions sur la contribution belge à une expérience originale

La Centrafrique tenait, en avril 2008, son premier séminaire national sur la Réforme du secteur de la sécurité, au cours duquel des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, privés et publics, se sont engagés dans une discussion franche et une analyse en profondeur de ce qui est traditionnellement considéré comme un domaine politique très sensible, en particulier dans les situations post-conflit. Au-delà de son importance historique et de son impact au plan local, cet événement est remarquable par deux aspects particuliers : d’une part le niveau inégalé d’appropriation du processus par les autorités centrafricaines et de l’autre, la relation née entre les acteurs nationaux et internationaux, qui a permis à la Belgique d’assumer un rôle de facilitation.
Ce rapport analyse le lien entre sécurité et développement et l’importance de ce lien pour la Réforme du secteur de la sécurité (RSS). Il aborde aussi la question de l’appropriation comme un élément clé de la réussite et de la viabilité de cette réforme. Il identifie ensuite ce qui fait la spécificité de l’approche centrafricaine de la RSS et passe en revue les aspects de sa mise en pratique, en relation avec le séminaire national tenu en avril 2008. La relation entre la République centrafricaine et ses partenaires internationaux, la méthodologie particulière adoptée et le travail de facilitation mené par la Belgique sont autant d’éléments constitutifs de cette analyse, qui a pour objet de tirer les enseignements de cette initiative, en vue du succès de celle-ci et des autres à venir.
Note d’analyse
Une analyse des raisons aux exactions contre les civils, des instruments de droit international visant à les empêcher et des obstacles à leur application

- Photo : Reuters
Depuis toujours, les principales victimes des conflits armés sont les populations civiles. Dans la plupart des conflits contemporains, les protagonistes bravent régulièrement les diverses résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, les rapports du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et autres études qui recommandent explicitement aux belligérants d’épargner les personnes hors de combat. Ils violent ainsi les Conventions de Genève (1949) et leurs Protocoles additionnels (1977 et 2005) et tous les traités internationaux y relatifs. Aujourd’hui, la « Responsabilité de protéger », acceptée lors du sommet des chefs d’Etat de l’ONU en 2005, fait obligation aux Etats d’assurer la protection des populations contre les génocides, les purifications ethniques, les massacres ou les mauvais traitements. Sinon, c’est la communauté internationale qui se doit de les protéger.
|
|
|
|
|